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Le chômage est un scandale doublement public. D’une part, il n’a pour origines que des initiatives publiques : politiques budgétaires, monétaires, droit social. D’autre part, il est scandaleux d’avoir tant de chômeurs alors que la science économique donne une réponse claire au défi du chômage . « On a tout essayé contre le chô-mage » disent les gouvernants. Tout, sauf ce qui marche… En 1996 déjà un colloque tenu à Paris par des économistes de renom mondial rappelait cette évidence.

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Socialiste et  macro-économiste

Issu de Cambridge et élève d’Alfred Marshall, John Meynard Keynes emprunte aux marginalistes les concepts d’équilibre général et de courte période. Mais il appartient aussi à la Société Fabienne, qui regroupe les socialistes réformateurs anglais. A ce titre, il ne croit pas aux vertus habituellement prêtées à l’économie de marché par ses prédécesseurs néo-classiques.

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POUVOIR D'ACHAT : QUE L'ETAT RENDE LEUR ARGENT AUX FRANCAIS ! PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 03 Décembre 2007 01:00
 Hold up sur le pouvoir d'achat

Marx avait raison : les travailleurs sont exploités, et leur rémunération est moindre que la valeur du travail qu’ils ont apporté. Marx avait simplement tort en imputant cette exploitation aux capitalistes, alors qu’elle est le fait de l’État. C’est bien l’État qui, en France, prive les salariés de leur pouvoir d’achat.

La campagne de Nicolas SARKOZY avait remis les pendules à l’heure : travailler plus pour gagner plus. Cela laissait clairement entendre qu’il n’y a pas d’autre source de revenu que la contribution à la création de richesses dans l’entreprise, au service du client. Encore faut-il préciser que les travailleurs ne sont pas les seuls artisans de cette création, il y a aussi les épargnants qui directement ou indirectement permettent l’investissement dans l’entreprise, et les entrepreneurs qui coordonnent les choix de production en fonction de la consommation.

Malheureusement la pratique politique de notre pays est telle que ceux qui travaillent plus gagnent moins. Et, de ce point de vue, rien n’a changé, et on ne cherche même pas la solution de ce côté-là. C’est bien pourtant en rendant aux Français l’argent qu’ils ont gagné que l’État peut augmenter soudainement et justement leur pouvoir d’achat.

Sur ce que gagne un salarié, sur ce que le client a payé pour son travail, entre la moitié et le tiers est immédiatement confisqué, sous forme de cotisations sociales – et peu importe qu’il s’agisse de la part de l’employeur ou de l’employé, dans les deux cas c’est bien un impôt sur le travail. Ce montant de retenues à la source atteint de tels sommets parce qu’elles alimentent un système idiot, qui coûte cher aux « assurés » sociaux et qui ne leur rapporte pas ce qu’ils pourraient en attendre – et les prestations se dégraderont de plus en plus, notamment dans le domaine des retraites. Les assurés pourraient avoir une couverture sociale de qualité au moins équivalente, et de sécurité économique bien supérieure, s’ils avaient la liberté d’assurance. Cette liberté est offerte à la plupart des Européens, et les directives européennes n’ont cessé de rappeler que la concurrence doit exister dans le domaine des assurances – les gouvernements français successifs ont fait semblant de ne pas comprendre, et l’exception française a joué une fois de plus dans un sens négatif, il n’est pas question de toucher au monopole de la Sécurité Sociale.

Réformer réellement le système de protection sociale aurait deux effets mécaniques et immédiats sur le pouvoir d’achat des Français : un effet arithmétique, et un effet énergétique. L’effet arithmétique est bien simple. Aujourd’hui le smicard ne touche pas son salaire complet, mais seulement la moitié. Son assurance maladie lui prend un mois de salaire par an, et son assurance vieillesse un peu plus encore. Réduire les cotisations d’un tiers, comme c’est possible en changeant de système, c’est donc redonner au smicard français une rallonge mensuelle de quelque 500 euros par mois. Des cotisations en moins, c’est du pouvoir d’achat en plus.

Il est établi que le niveau des salaires nets en France n’est pas supérieur à ce qu’il est à l’étranger. Mais on sait aussi que  le « coût du travail » est bien plus élevé chez nous qu’ailleurs et diminue notre compétitivité. Cherchez l’erreur : le coût du travail contient des charges sociales pénalisantes pour le salarié et pour l’entreprise. C’est ce qu’on appelle le « coin social ».

L’effet énergétique est tout aussi certain que l’effet arithmétique. Aujourd’hui ceux qui font des heures supplémentaires, ceux qui améliorent leur qualification, ceux qui développent leurs entreprises prennent conscience qu’ils travaillent en grande partie pour l’État. La  progressivité  de l’impôt est considérable : malheur à ceux qui gagnent davantage ! Toute tentative pour réduire la ponction sur les revenus supplémentaires est immédiatement qualifiée de « cadeau fait aux riches ». Le très modeste « bouquet fiscal » a été reçu comme une injustice sociale majeure. En conséquence, les Français dynamiques et talentueux ne sont pas réellement motivés à faire plus d’efforts, à améliorer leur savoir et à exploiter leurs talents – ou ils vont les exercer ailleurs. Par contraste, si réellement travailler plus rapportait plus l’économie française en bénéficierait dans son ensemble, les affaires reprendraient et le chômage diminuerait : il y aurait un pouvoir d’achat nouveau pour la communauté nationale.

Je rappelle enfin que si le pouvoir d’achat diminue avec la confiscation des revenus, il diminue aussi avec la hausse des prix. J’ai été frappé d’une présentation télévisée où on soulignait la hausse vertigineuse de certains prix : le tabac, le carburant, les transports publics, les produits alimentaires de base, etc. Comme par hasard, ces produits sont davantage taxés en France qu’à l’étranger ou leurs prix sont fixés directement ou indirectement par l’État ! Si l’État n’était pas un tel gouffre financier il pourrait modérer ses appétits fiscaux. Mais nous préférons avoir plus de fonctionnaires, plus de subventions pour les clients de l’État et les étudiants contestataires. Plus d’argent à l’UNEF, à la SNCF et à l’EDF, c’est moins de pouvoir d’achat pour les Français. Exigeons du Comité d’entreprise d’EDF de se financer avec l’argent de ses syndiqués, et notre facture d’électricité sera allégée de 1%.

Le discours politique nous égare en incriminant les employeurs, les commerçants, les financiers, ou la mondialisation ou l’euro. Ce qui est réellement en cause aujourd’hui c’est la masse des prélèvements, gaspillages et privilèges accumulée par l’État français depuis des lustres. Il est vain de chercher ailleurs une solution pour accroître artificiellement le pouvoir d’achat des Français. De façon tout à fait naturelle, dans une économie dynamique, avec des gens motivés, travailleurs et entreprenants, le pouvoir d’achat augmente et les gens vivent en paix. Encore faut-il que les lois naturelles de l’économie soient respectées, et que cessent les artifices étatiques.

 

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