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Etes-vous adeptes et satisfaits de la pensée unique ? Ces portraits montrent l’extrême richesse de l’histoire de la pensée économique, d’Adam Smith à nos jours. Ils vous font découvrir les permanences (les problèmes économiques) et les oppositions (les doctrines économiques).
Dépenses publiques et impôts d’un côté, ou libre échange et libre entreprise de l’autre : ce débat actuel s’est noué avec Say et Malthus, se poursuivant entre Bastiat et Marx, puis aux 20ème siècle par Keynes et Hayek – par exemple.

48 pages, 22 portraits, 5€

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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DU FOND DE L'ABIME PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 26 Novembre 2007 01:00
 Monologue social

C’est du fond de l’abîme que jaillit la lumière » (Byron).
La France aura peut-être touché le fond de l’abîme cette semaine. Je dis bien « peut-être » car se profile à l’horizon dès décembre une nouvelle offensive des syndicats de fonctionnaires, et puis encore une mobilisation générale en 2008 si le gouvernement persiste dans son intention de réformer les retraites de la fonction publique. 
 

Il y a donc de nombreuses raisons de pessimisme, justifié aussi longtemps que notre « dialogue social » méprisera le droit, la démocratie et l’économie, et aussi longtemps que nos dirigeants ne voudront pas remettre en cause un système de « protection sociale » et de redistribution contraire à l’efficacité et à la justice.  

Pourtant je trouve une raison d’espérer dans ce qui me paraît l’amorce d’un réveil de la société civile, les Français commençant à réagir aux dérèglements, aux excès, aux scléroses et aux catastrophes qu’ils entraînent. Que les auteurs de ce réveil en soient remerciés, encouragés et accompagnés.

Ce que nous appelons « dialogue social » dans ce pays, dans nos médias, n’est en fait que la « dictature des syndicats ». Bernard ZIMMERN l’avait naguère décrite, et dès 1983 je posais avec Bertrand LEMENNICIER et Henri LEPAGE « Cinq questions sur les syndicats » :

- comment expliquer le mystère de leur puissance alors qu’ils n’ont plus aucune représentativité, aucune légitimité démocratique ?

- comment justifier que les finances syndicales soient assurées non pas par l’argent de leurs adhérents mais par celui des contribuables, puisque le plus clair de leurs ressources vient des subventions de l’Etat et des privilèges accordés par les lois Auroux, Aubry, etc. ?

- pourquoi les syndicalistes sont-ils assurés de l’impunité, à l’image de José BOVE, et de la garantie de leur emploi quels que soient les fautes commises ?

- pourquoi les syndicats disposent-ils d’une arme absolue et utilisée sans ménagement, qui est le droit de grève « qui s’exerce dans le cadre des lois »… qui n’ont jamais été promulguées ? A l’étranger la grève est sérieusement encadrée, et souvent interdite dans les services publics ;

- comment ne pas s’apercevoir que l’action syndicale toujours et partout détruit l’emploi et la croissance ? Toute rigidité sur le marché du travail engendre rigidités et gaspillages qui condamnent les entreprises soumises à la concurrence à disparaître et les administrations publiques à multiplier les déficits qui ruinent à leur tour contribuables et entrepreneurs.

Ces questions se posent toujours aujourd’hui, mais s’y ajoutent quelques autres, comme la corruption syndicale et la guerre des chefs, les violences et les sabotages, la détermination affichée de renverser la République. Nous vivons sous la terreur syndicale. FO, CGT, SUD, FSU : nos « nouveaux maîtres ».

L’action syndicale s’alimente aujourd’hui de la faillite de la Sécurité Sociale, et des réformes qu’elle devrait appeler. Hélas, les gouvernements successifs en sont restés à des réformettes et à des expédients, sans jamais remettre en cause un système de protection sociale inexorablement condamné parce que fondé sur la gratuité, le monopole et la planification. La « réforme » de l’assurance maladie de Philippe DOUSTE-BLAZY (2004), pas davantage que celle des retraites par François FILLON (2003) n’a apporté la moindre solution.

Les Français ont raison de s’inquiéter pour l’évolution de leur pouvoir d’achat, mais on leur a caché les deux raisons majeures de cette stagnation : d’une part il n’y a pas de croissance durable dans un pays où il y a 6 millions de salariés du public sur 22 millions d’actifs et où l’on travaille moins que partout ailleurs, d’autre part l’Etat et la Sécurité Sociale leur retirent la moitié de leur salaire pour « assurer » leur santé, leurs retraites, et leur chômage éventuel. Les Français pourraient avoir la même couverture sociale en payant deux fois moins cher : le savent-ils ? Qui le leur dit ? Le système étant précisément géré par les « partenaires sociaux », syndicats en tête, et étant totalement inspiré par la philosophie de l’Etat Providence, ceux qui connaissent la vérité ne veulent pas la dire et continuent à nous servir des discours lénifiants alors que l’explosion est déjà là. Nous sommes bien au fond de l’abîme…

Pourtant, un rai de lumière a jailli. Grâce à la mobilisation de Liberté Chérie, de Contribuables Associés, de l’IFRAP et des autres partenaires habituels de l’ALEPS, la contre-manifestation de dimanche dernier même desservie par les médias, aura été un succès. Voilà une réaction qui ne doit rien à la société politique : l’UMP a obéi aux ordres venus d’en haut et n’a pas bougé le petit doigt. Où sont-ils ces parlementaires et politiciens qui vont bientôt se présenter à nos suffrages ? Passifs devant la débâcle, seront-ils des gestionnaires avisés de nos collectivités locales ? Ainsi s’amorce la naissance d’une autre société civile, celle des jeunes, celle des esclaves, aux côtés de celle du patronat – qui me paraît au passage un peu émoussée et en net retrait ces derniers mois par rapport aux premiers discours de Laurence PARISOT. J’espère que ce retrait n’est que provisoire, car rien ne pourra se faire sérieusement sans une entente entre hommes et femmes de bonne volonté. A la différence des initiatives syndicales, celles des libéraux ne bénéficient d’aucun soutien ni financier, ni médiatique, ni public (nous n’en voudrions sûrement pas, décidés à ne pas travailler avec « l’argent volé »).

Comme c’est sa tradition depuis quarante ans l’ALEPS, qui ne vit que par votre fidèle soutien, se fera un devoir d’accompagner cette renaissance de la société civile. Nous n’avons cessé d’étudier le mal français et d’expliquer comment on peut le traiter, à partir des valeurs qui donnent espoir et conduisent au succès : la liberté et la responsabilité.

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1351 du 7 février 2018

Editorial : En marche sans bouger
Actualité
:
Trump va régler son compte au FBI - L’Etat ne peut empêcher la neige de tomber - Medef : le libéralisme va-t-il s’inviter dans les élections ? - La Corse ouvrira l’ère d’une République Fédérale
Connaissance du libéralisme :
Entre riches et pauvres l’écart se creuse



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