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Le chômage est un scandale doublement public. D’une part, il n’a pour origines que des initiatives publiques : politiques budgétaires, monétaires, droit social. D’autre part, il est scandaleux d’avoir tant de chômeurs alors que la science économique donne une réponse claire au défi du chômage . « On a tout essayé contre le chô-mage » disent les gouvernants. Tout, sauf ce qui marche… En 1996 déjà un colloque tenu à Paris par des économistes de renom mondial rappelait cette évidence.

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Les produits s’échangent contre les produits

Cette formule est aujourd’hui connue sous le nom de « loi de Say ».

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PRIVATISER LES UNIVERSITES PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 12 Novembre 2007 01:00
 Un diplôme à la française

C’est ce qui apparemment inquiète ces étudiants si bien instruits de la chose universitaire et si désireux de garder sa qualité et son indépendance à notre système d’enseignement supérieur.

Ils ont bien raison.

Leur volonté est de défendre le service public universitaire tel qu’il fonctionne aujourd’hui. N’a-t-on pas de quoi se réjouir de ce qui est offert à la jeunesse de ce pays ?

Je ne comprends pas pourquoi nos jeunes quittent le pays pour aller poursuivre des études dans des universités étrangères. Je ne comprends pas pourquoi les bacheliers les plus brillants s’entassent dans des classes préparatoires et s’exposent à un travail et une sélection impitoyables, alors qu’ils se promèneraient sans effort sur les bancs des amphithéâtres d’une faculté.

Trêve de plaisanterie : l’Université française est en train d’exploser, la loi de Madame Pécresse n’y change rien, et il est fait grand bruit autour d’une « privatisation » aussi improbable qu’inefficace. En réalité, depuis la « loi d’orientation » d’Edgar FAURE, véritable victoire des gauchistes de mai 68, l’Université française est complètement déboussolée. Il n’y a qu’une solution et une seule, ici comme ailleurs : privatiser, mais totalement, et mettre les universités ainsi libérées en concurrence.

Je rappelle pour l’heure ce qu’il est advenu de nos Universités depuis 1968. Alors qu’elles étaient une branche de l’administration centrale et fonctionnaient sur le modèle napoléonien, voilà que quantité d’universités nouvelles sont apparues, avec des structures et des modes de fonctionnement aberrants. On proclamait déjà à l’époque leur « autonomie ». Autonomes certes dans leur art de révolutionner la pédagogie, d’installer le désordre et l’inculture.  Une multitude de conseils pléthoriques et irresponsables ont « autogéré », et l’Université est ainsi devenue le champ clos des appétits politiques et des idéologies extrêmes.  Les syndicats de professeurs marxistes et les étudiants gauchistes ont eu la mainmise sur ces universités. L’UNEF a toujours joué un rôle pilote, avec pour dirigeants successifs Cambadelis, Julien Dray, Philippe Darriulat, Karine Delpas, Yassir Fichtali et aujourd’hui Bruno Julliard : tous à la gauche de la gauche. Mais aussi tous en mesure de terroriser les gouvernements successifs, traumatisés par les barricades, les voitures brûlées et les manifestations de masse. Parallèlement, le délire pédagogique s’est emparé de ces universités sans charpente intellectuelle : le « contrôle continu » a peu à peu effacé les examens, les réformes de François BAYROU ont permis d’éviter toute élimination, et de façon générale la sélection à l’entrée est exclue – ce qui ouvre toutes grandes les portes de l’alma mater à des bacheliers incultes et peu motivés. Le recrutement des professeurs n’a pas échappé à la politisation et à la médiocrité, et le Conseil National des Universités, ainsi que les jurys d’agrégation, sont sous la coupe de syndicats hostiles à la science bourgeoise et à l’enseignement magistral.

Aucun de ces problèmes n’a été pris en compte par le nouveau régime. Loin de rompre avec la ligne FAURE - BAYROU, on a renforcé les pouvoirs du président d’université, le contrôle des enseignants sur la marche de l’université est encore réduit, les représentants des étudiants et des « intérêts économiques » (y compris les syndicats) sont toujours là. De quoi réjouir en effet Bruno JULLIARD, qui se déclarait « assez satisfait » après son entrevue avec Nicolas SARKOZY en juin dernier, tout en appelant à la « vigilance ». C’est cette vigilance qui lui a permis de déceler la faille du système : voilà que les universités pourraient faire appel à des soutiens financiers en provenance d’entreprises privées. L’idée de la domination de la science par le grand capital est en effet intolérable, voilà ce qui nous vaut cette agitation.

Ceux qui devraient faire grève en réalité ce sont les libéraux, et tous les partisans d’une Université de qualité. Car ce dont la jeunesse française a besoin c’est d’Universités responsables, pédagogiquement et financièrement, comme elles le sont à l’étranger.

La responsabilité est assurée par la concurrence, par la délivrance de diplômes d’universités, rompant avec la manie française des diplômes d’Etat ; il faut en finir avec le sacro-saint principe du « monopole des grades », qui fait que chez nous c’est l’Etat et ses fonctionnaires qui jugent de la qualité des études et des recherches scientifiques, au prétexte bien clair que c’est l’Etat qui paie.

En fait, seuls les contribuables payent, et leur argent est gaspillé dans des établissements parkings pour adolescents et producteurs de chômage. Qu’on rende leur argent aux familles et qu’ils payent des études en fonction de la qualité des établissements, des talents et des souhaits de leurs enfants. Qu’il y ait un libre choix d’installation, une liberté des programmes et une concurrence des diplômes. Que les établissements aient aussi la possibilité de choisir leurs enseignants et leurs étudiants, et que la diversification soit la règle. Quant aux familles qui n’ont pas les moyens de choisir, qu’un système de bourses (liées à la sélection) ou de crédits bancaires leur permette de financer les études supérieures des enfants en mesure de les poursuivre.

Ces propositions révolutionnaires sont pourtant d’une banalité évidente. C’est ainsi que s’organise la vie universitaire dans tous les pays développés. C’est ainsi par exemple que les Coréens ont pu si rapidement se développer, grâce à la qualité de leurs universités accueillant 80% des jeunes.

Ces propositions avaient déjà été avancées en mai 1986 par les universitaires du GERUF (Groupe d’Etudes sur la Réforme des Universités Françaises), parmi lesquels 80 députés fraîchement portés par la vague libérale. Mais Monsieur DEVAQUET les avait balayées d’un revers de main : seul le ministre est qualifié pour réformer l’Université. En décembre 1986, l’UNEF mettait quelques centaines d’étudiants dans la rue, le jeune Malik OUSSEKINE était terrassé par une crise cardiaque, et les socialistes revenaient au pouvoir moins de deux ans plus tard….

Pour ne pas se résigner à la faillite du système universitaire public, pour ne pas accepter la privatisation et la concurrence, le gouvernement s’expose à l’explosion – qui pourrait n’épargner ni les Universités ni le gouvernement.  

 

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Macron guérit des écrouelles

Emmanuel Macron en visite à la Faculté de Droit de Lille

 

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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1322 du 16 mai 2017


Editorial : Un triste gouvernement centriste

Conjoncture : Faut-il reparler des retraites ?

Actualité  : Le 13 mai 2017 - Il ne faut pas désespérer Billancourt…ni la CGT

Spécial présidentielles  : Ecrit au lendemain de la victoire de Hollande, il y a cinq ans - L’Europe, terre d’élection pour Emmanuel Macron - Premier entretien avec Edouard Philippe - Emmanuel Macron serait-il Tony Blair ?

Lu pour vous : Pan sur le bec - Il y a libéralisme et libéralisme

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