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LE VICE-PRESIDENT SARKOZY PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 29 Octobre 2007 01:00
 Président

J’ai eu jusqu’à ces derniers jours beaucoup de mal à comprendre la politique et l’inspiration de Nicolas SARKOZY. La lecture de ses décisions et de ses discours est difficile.

Fort heureusement, la cérémonie de clôture du Grenelle a été pour moi une révélation, et la présence d’Al Gore et de Nicolas Hulot m’a soudainement éclairé : en France nous avons, comme aux Etats-Unis, un Vice-Président. L’originalité de notre organisation, c’est que les fonctions de Président et de Vice-Président sont assumées par un même homme : Nicolas SARKOZY.

Le Président SARKOZY et le Vice-Président Nicolas ne tiennent pas le même langage. L’un est plutôt orienté à droite et son complice s’appelle François FILLON, Premier Ministre, l’autre pencherait plutôt vers la gauche et son compère s’appelle Jean Louis BORLOO.

La mission particulière du Vice-Président lui avait été dictée par Nicolas HULOT pendant la campagne électorale : il est principalement en charge de l’écologie et du développement durable. Le Président, lui, s’occupe de l’économie, des entreprises, des impôts et du Code du Travail.

Je ne veux pas juger du travail du Président, il est en gestation et les syndicats ne lui facilitent pas la tâche : la grande rentrée sociale a tenu toutes ses promesses. Mais je dois reconnaître que visiblement le Vice-Président fait bien son travail. Il a d’ailleurs été ovationné par le public des verts, rouges, bleus et blancs qui l’écoutait, ravi, en ce jeudi soir.

Le Vice-Président connaît ses classiques en matière de réchauffement de la planète et d’épuisement de l’énergie. Pour démontrer sa compétence il avait tenu à avoir à ses côtés le maître incontesté en la matière, notre dernier Prix Nobel de la Paix.

Le Vice-Président va occuper bientôt le poste de Président de l’Union Européenne. A ce titre, il avait également invité José Manuel BARROSO, qui aura été heureux de savoir que la France allait enfin guider l’Europe dans la voie du développement durable. Une preuve est d’ailleurs donnée de l’avance que nous prenons sur nos partenaires européens en matière de réglementation écologique, puisque le Vice-Président a annoncé que la France se préparait à transposer la directive européenne sur les OGM, mais allait plus loin en suspendant toute culture commerciale des OGM. Il est vrai qu’en contrepartie, le Vice-Président a dénoncé les faucheurs d’OGM au nom de « l’état de droit » et du respect de la propriété privée : José BOVÉ ne sera pas content.

Le Vice-Président a été applaudi d’entrée de jeu quand il a confirmé son attachement à la constitution française, et au principe de précaution qu’elle consacre désormais. Il nous a donné sa version de ce principe : la responsabilité des pollueurs doit être mise en œuvre, et ils doivent réparation aux dommages qu’ils causent à la planète. Les pollueurs seront « comptables des années après » des dégâts qu’ils auront faits. La Commission ATTALI ira donc se rhabiller : pas question d’une rupture – surtout avec une initiative de Jacques CHIRAC !

Le Vice-Président a plaidé pour le nucléaire, mais aussi pour les énergies renouvelables. Il a pourtant laissé entendre que les éoliennes ne se fondaient pas toujours bien dans le paysage, et que les biocarburants de cette génération étaient peu performants : attendons la deuxième génération.
Mais le Vice-Président a surtout annoncé un plan d’investissement « massif » pour un grand projet national de développement durable, un «nouveau plan Marshall », un « New Deal écologique ».

Investissement dans la recherche, dans la biodiversité, dans les transports et les habitations. Transports ? Aide aux vélos, aux bus et aux tramways en ville. Aide au transport fluvial et maritime (liaisons de canaux). Aide aux trains rapides pour du fero-routage. Et arrêt des programmes autoroutiers.

Tout cela ne coûtera rien au contribuable, puisque ces investissements seront financés par de nouvelles taxes. Qui paiera ? Les routiers étrangers qui empruntent notre réseau, et surtout, les étrangers qui nous inondent de produits non écologiques, faisant une concurrence déloyale à nos propres productions, qui sont des productions propres : une TVA sur ces importations sera la bienvenue. Le Vice-Président a donc lancé la chasse au « dumping environnemental », lui qui avait naguère inventé le « dumping fiscal » quand il était ministre de l’Economie.

Quant aux bâtiments, ils doivent avoir un bilan énergétique positif : produire plus d’énergie qu’ils n’en consomment. Des normes doivent être définies dès 2008, elles seront sources de contraintes nouvelles (« obligation » est un mot qui revient souvent dans la bouche du Vice-Président), mais elles créeront 100.000 emplois dans le secteur de la construction et 50.000 dans celui de l’énergie.

La fiscalité verte, les écotaxes, seront pourtant limitées au plus strict, car « il ne faut pas accroître les prélèvements obligatoires ». Juste une taxe sur les véhicules neufs gros consommateurs d’énergie, en contre partie une réduction de taux de TVA sur les produits « propres ».
Les chères têtes blondes ne sont pas oubliées par le Vice-Président : une fois par semaine les cantines serviront des repas bios. On devra consommer 20% de bios dans quelques années, et l’agriculture et la pêche seront de haute qualité, dans le cadre d’une politique agricole commune renouvelée.

Enfin, un nouveau droit de l’homme vient d’apparaître : le droit à l’alternative pour tous. Je traduis : si on vous interdit de prendre votre voiture pour aller au travail, vous avez droit d’exiger de la municipalité, du département, de l’Etat ou de votre entreprise qu’ils vous véhiculent, à pied, à cheval… mais pas en voiture.

Je me pose simplement une question : comment le Président va-t-il pouvoir gérer les promesses et les impulsions de son bouillant Vice-Président ? Au bout de quelques mois, Bill CLINTON avait décidé de se passer des initiatives d’Al GORE...

 

Veille de campagne

Flashes du jour

Fort heureusement, la mise en examen de Pénélope Fillon, à la suite d’une instruction « à charge » et d’une « célérité inhabituelle » (Me Cornut-Gentil) a eu peu d’écho puisque les médias ont été occupés à commenter : le choix de Valls, la lettre de divorce des Anglais avec l’UE, la défaite de la France face à l’Espagne.

 

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Manuel Valls votera Macron

(Bourdin, 8 :30) : ce n’est pas un ralliement (dont visiblement Macron déclare n’avoir rien à faire, il reste le « maître de l’horloge »), mais un devoir national pour barrer la route à Marine Le Pen.

 

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L’île de la Guyane

Macron a évoqué « l’île de Guyane » : ignorance ou lapsus ? A trop parler on finit par dire n’importe quoi. Voilà de quoi inspirer confiance !

 

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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1312 du 14 mars 2017


Editorial : L’illusionniste

Conjoncture : Le CAC à 5000 : reprise ou bulle ?

Actualité  :Angela Merkel ne sa laisse pas impressionner - Ecosse, Irlande : les dégâts collatéraux du Brexit - Quelles leçons des élections aux Pays-Bas ?

Spécial présidentielles  : La campagne serait-elle enfin commencée

Actualité libérale  : Davantage présents dans la campagne

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Le livre à lire cette semaine n’est pas celui d...

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