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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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REFORMATEURS ET LIBERAUX PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 15 Octobre 2007 01:00
 Hervé Novelli

Je me suis fait un devoir d’assister à la première Convention des Réformateurs qui se tenait à la Mutualité à Paris mercredi dernier. Un devoir d’amitié à l’égard d’Hervé Novelli, Secrétaire d’Etat aux Entreprises et au Commerce Extérieur, fondateur du groupe parlementaire des Réformateurs en 2002 et instigateur de cette réunion.

Hervé Novelli est un libéral de très longue date, et nous naviguons de conserve depuis trente ans. La courtoisie voulait aussi que je lui rende la visite qu’il nous avait faite à Aix en août dernier à l’occasion de la trentième Université d’Eté.

Mais aussi un devoir d’information, car je vous dois, amis lecteurs, de vous indiquer où nous en sommes en France dans la progression (ou la régression) des idées de la liberté. Les libéraux de la société civile ont appris depuis quelques mois à reconstituer une famille dispersée par les chocs électoraux successifs et le désintérêt visible de la classe politique pour le libéralisme, devenu politiquement incorrect. La cohésion et la vigueur intellectuelle des libéraux ne sont donc plus à démontrer, la « fête de la liberté » du mois dernier en apportait un témoignage supplémentaire. Mais cela peut-il se traduire au niveau de la société politique ?

Si j’en reste à ce que j’ai vu et entendu mercredi, si je juge ces parlementaires à leurs intentions déclarées, je serais plutôt porté à un optimisme raisonné.

Optimisme car, pour la première fois depuis bien longtemps, il a été fait ouvertement référence au libéralisme et ces réformateurs ne s’en cachaient pas : pour eux être réformateur c’est être libéral. Et le Premier Ministre lui-même, venu ouvrir les travaux de cette convention, a encouragé les réformateurs à ne pas mettre dans leur poche leur engagement libéral, précisant d’ailleurs que dans toutes les démocraties il existe un courant libéral, un parti libéral et souvent un gouvernement libéral. Libéral, libéralisme : voilà enfin que l’on rompt avec la « police des mots » jadis dénoncée par Orwell. C’est mieux que rien.

Le ramage était en harmonie avec le plumage, car les divers orateurs ont égrené un programme libéral de bon aloi, insistant sur la nécessaire réforme du droit du travail,  l’assainissement des finances publiques, la refonte de la fonction publique, le respect du patrimoine et la redéfinition des pouvoirs du Parlement face à un gouvernement envahissant et une haute administration toute puissante et incontrôlée.

Optimisme modéré cependant, car, comme l’a dit avec clarté François FILLON, « tout reste à faire ». « Tout commence maintenant » : cette promesse de mettre en œuvre les réformes libérales inscrites dans le programme du candidat Nicolas SARKOZY ne peut se réaliser en un tour de main. Suivant le premier ministre il faut éviter deux écueils dans la réforme : la précipitation qui conduit à des erreurs, et la temporisation qui discrédite les élus aux yeux de leurs électeurs. Jacques MARSEILLE, dans une intervention musclée, a énuméré les raisons qui font douter les libéraux : une loi sur les universités complètement manquée, la fusion de l’UNEDIC et de l’ANPE sans réduction de personnel, un paquet fiscal très allégé, et une nouvelle règle du jeu pour les 35 heures très compliquée, et surtout le vote d’un budget en déficit de 42 milliards, et la simple promesse d’un équilibre en 2012 – ce qui signifie que la dette continuera à s’accumuler d’ici là. Il semblerait que la réforme « se hâte lentement » et qu’elle manque parfois sa cible.

Une autre incertitude concerne l’assise populaire des réformateurs. Sans doute y avait-il plus d’une centaine de parlementaires dans la salle, et quatre ministres en exercice, dont Hervé MORIN, en charge de la Défense et promoteur du « Nouveau Centre », cordialement invité.

Mais quelles sont les relations de ces élus avec leurs électeurs ? Hervé NOVELLI, Gérard LONGUET et Philippe COCHET ont insisté sur l’importance de la création de « Cercles Réformateurs » partout en France. Il peut s’agir en effet d’une reprise de l’idée d’Alain MADELIN (présent, très applaudi, mais pas à la tribune puisqu’il a été rendu à la vie civile) qui avait créé « Idées Action », rencontre de la société civile et de la société politique autour d’une commune pensée libérale. Mais on a vu la dérive avec Démocratie Libérale : ce qui devait être hors du jeu des partis y retourne par une mystérieuse attraction qui a pour nom ambition électorale (locale ou nationale). Nous aurons donc pour mission de suivre avec attention ces balbutiements et de juger de leur qualité.

Enfin l’incertitude concerne l’attitude même du chef de l’Etat. Le Premier Ministre, tout en déclinant les chantiers de la réforme, n’a pas voulu aller jusqu’à se dire libéral, il l’a bien précisé. Alors quel sera le dosage entre le libéral et le dirigiste dans les réformes à venir ? De quel côté le Président va-t-il faire pencher la balance ? Les Réformateurs se sont présentés mercredi comme « les gardiens de la réforme ». Quelle serait leur attitude si la réforme n’était pas celle qu’ils attendent, celle que les Français ont voulue quand ils ont choisi « la rupture » ?

Il faudra réellement de la lucidité, du courage aux réformateurs pour être les champions du libéralisme dans les mois à venir. Mais je leur suis reconnaissant d’avoir amorcé ce renouveau du libéralisme en politique française, et de s’être ouvertement présentés comme libéraux « Réformateur et libéral, c’est la même chose » dit Gérard Longuet. Mais, en contrepoint, Claude GOASGUEN d’ajouter : « Nous représentons un libéralisme multiple ». Je ne peux le suivre : les libéraux ont besoin de clarté et d’unité, ils ne peuvent se plier aux manœuvres, aux intrigues. On est libéral ou on ne l’est pas. Pour l’instant, les réformateurs sont libéraux, puissent-ils le rester et rénover la vie politique française. Eux sont les gardiens de la réforme, nous sommes les gardiens du libéralisme. Nous pouvons nous compléter.

 

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