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Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

En 2007, l’ALEPS décide douze thinks-tanks libéraux français à proposer en commun un « Guide du candidat ». Six chapitres s’adressent respectivement au chômeur, au contribuable, à l’assuré social, à l’écolier, au citoyen et à l’Européen. Une grille permet de noter  les programmes des divers candidats. Sur 180 points théoriques, le premier est arrivé à 80 points, et Ségolène Royal à 5. On savait déjà que Nicolas Sarkozy ne serait pas libéral.
 

63 pages, gratuit

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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TRANSMETTRE LA PLANÈTE, TRANSMETTRE LA DETTE PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 08 Octobre 2007 01:00
 Planète Morose

Vous devez vous préparer à vivre au diapason du Grenelle de l’Environnement. Pendant plusieurs semaines, vous aurez droit aux discours mille fois rabâchés sur les menaces qui pèsent sur la planète, sur la crise de l’énergie, sur le pillage des ressources naturelles et les exigences du développement durable, dont la moindre n’est pas la rupture avec la mondialisation capitaliste.

Un tiers de malthusianisme, un tiers de tiers-mondisme, un tiers de science de pacotille, et (comme dans la recette de Marcel Pagnol) un bon tiers d’idéologie collectiviste. Al Gore est le grand prophète de cette nouvelle religion. Son film sera-t-il projeté à tous nos petits écoliers ?

Vous pourrez bien déplorer ces peurs démesurées, vous n’y changerez rien. Vous serez écrasés par le rouleau compresseur médiatique, et vous aurez contre vous la Constitution qui a consacré le principe de précaution, porte ouverte à toutes les fantaisies et toutes les mesures liberticides.

L’un des arguments forts des artisans de Grenelle et de leurs amis est la solidarité inter-générationnelle : dans quel état allons nous « transmettre la planète » aux futures générations ? Naguère le commandant COUSTEAU nous faisait pleurer sur le drame de ces grands-pères qui étaient inconscients de l’héritage dramatique qu’ils allaient léguer à leurs petits-enfants. Quoi de plus touchant, surtout pour une population vieillissante, que de marquer sa sollicitude, puis son inquiétude pour les jeunes ? Sénilité compassionnelle.

C’est précisément là où je voulais en venir. Car s’il est normal que les seniors s’inquiètent pour les juniors, je pense qu’ils devraient par priorité s’intéresser aux dangers immédiats et certains courus par les générations futures, au lieu de se focaliser sur des dangers lointains et incertains. Je me demande même s’il n’est pas habile pour un grand nombre de gens de dramatiser des évènements à survenir au cours du prochain millénaire afin de mieux oublier les drames qui ne manqueront pas de se produire dans les prochains mois. Tant qu’on parle de la planète, on ne s’occupe pas de la dette.

Or, s’il y a un péril incontestable à affronter dès maintenant, c’est bien celui du poids de la dette publique et sociale que nos enfants et petits-enfants auront à éponger. S’occuper du développement durable c’est bien, se soucier des contribuables c’est mieux.

Faut-il rappeler une fois de plus les chiffres ahurissants qui mesurent la double faillite et de l’Etat et de la Sécurité Sociale ? La dette de l’Etat est chiffrée officiellement à 1.200 milliards d’euros ; la vérité amène à y ajouter les dettes des entreprises publiques et surtout les provisions pour les retraites de fonctionnaires, ce qui nous mène à 2.200 milliards d’euros. Cela signifie que chaque enfant français, à sa naissance, aura reçu en « cadeau » de ses aînés environ 20.000 euros ; il saura dès le départ qu’il devra travailler plus d’un an pour payer l’ardoise. Et cela en dépit du fait que ses parents payent aujourd’hui 45 milliards d’euros pour le seul service de la dette (paiement des intérêts), soit plus que le déficit du budget 2008 (41 milliards).

Que dire, encore mieux, des perspectives de la dette sociale ? Les déficits se sont accumulés depuis des dizaines d’années, le système par répartition est explosif puisqu’il y a de moins en moins de cotisants pour de plus en plus de bénéficiaires. On sait que dès 2015 le « trou » pour les seules retraites sera de 40% : il faudra réduire les pensions d’autant, ou augmenter les cotisations d’autant, ou partager la poire en deux. Les jeunes ne retrouveront plus, à l’âge de la retraite, les sommes considérables qu’ils auront versées et qui, capitalisées, auraient pu leur assurer de vieux jours très confortables. Leur épargne (forcée) aura été purement et simplement dilapidée (pour un smicard, la perte est de quelque 80.000 euros !).

La jeunesse est donc trompée, spoliée. On ne lui en dit rien, et on fait semblant de s’occuper de son futur en la prévenant d’une catastrophe (sans doute imaginaire, à tout le moins très grossie) qui pourrait se produire dans un ou plusieurs siècles. Il n’y aura plus de glace sur le Groenland ? Quand ? Quelle importance ? On n’en sait rien, et nul n’en a cure. Posez-vous maintenant les questions : « Il n’y aura plus de retraite décente pour les Français. Quand ? Dans moins de vingt ans. Quelle importance ? Les seniors vivront de la charité privée et familiale, s’il reste encore quelque chose aux juniors après avoir payé leurs impôts ».

Il est donc très facile d’évacuer les problèmes actuels en s’occupant de régler les problèmes du quatrième millénaire. L’Etat, incapable de gérer le présent, revendique la gestion du futur.

Pour calmer quelques sceptiques, et pour faire semblant de ne pas ignorer totalement les inquiétudes nées dans quelques esprits chagrins, on va prendre quelques mesures de détail, sans rien changer ni à l’Etat ni à la Sécurité Sociale : on modifie le calcul des cotisations, on diminue les prestations et on « responsabilise » les assurés, on admet finalement que les plus lucides auront le droit de travailler plus longtemps et de s’assurer contre la faillite de l’assureur. Seuls les gens en pleine santé et à revenus suffisants seront ainsi à l’abri, et pourront être prévoyants pour eux et leurs descendants (encore heureux qu’on ait allégé les droits de succession). Mais les vrais laissés pour compte sont d’ores et déjà les personnes fragiles et désargentées. Voilà le système « le plus social du monde », voilà la « solidarité au sein de la nation » !

Chers amis lecteurs, je vous prie instamment de ne pas perdre votre temps avec ce Grenelle-ci, qui ne produira qu’impôts et réglementations supplémentaires, et de faire savoir à vos enfants, petits-enfants et à leurs copains et copines qu’ils devraient bien s’alerter du signal lancé par l’Etat Providence et les écologistes de tous bords : qu’importe la dette, pourvu qu’on sauve la planète ! 

 

 

 

Flashes du jour

Macron guérit des écrouelles

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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1318 du 18 avril 2017


Editorial : 23 avril : fête de la Miséricorde

Conjoncture : Diminuer les charges sociales

Actualité  : Turquie : la dictature est en place - Trump contre Kim Jong-Un

Spécial présidentielles  : Pourquoi nous, économistes, soutenons Fillon - Fillon - Macron : comparaisons

Lu pour vous  : Sur le site libres.org : veille de campagne

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