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A l’occasion du bicentenaire d’Alexis de Tocqueville et de la 28ème Université d’Eté de la Nouvelle Economie (2005), l’ALEPS plaide pour le retour de la société civile :
« Beaucoup de nos contemporains ne font plus confiance à la société politique pour surmonter la crise économique, sociale et morale qui frappe le pays. Alors, ne serait-il pas temps de se tourner vers la société civile ? Mais où est-elle ? Que fait-elle ? Que pourrait-elle faire ? » Et aujourd’hui ?
 

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Innovation et destruction créatrice

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FETE DE LA LIBERTE PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 17 Septembre 2007 01:00
 Liberté

Comme beaucoup de libéraux, je participerai demain dimanche 16 septembre à la deuxième Fête de la Liberté, à Charenton. Lancée l’an dernier par la jeune équipe de Liberté Chérie, cette deuxième édition va sûrement connaître un succès important. Elle bénéficiera sans doute d’une bonne couverture médiatique, en particulier du fait de l’intérêt suscité par l’annonce d’un débat contradictoire entre Michel ROCARD et Pascal SALIN.

Je dis bien « l’annonce », puisqu’au dernier moment Michel ROCARD a adressé une lettre de désistement à Pascal SALIN : il ne sera pas présent. Il n’en demeure pas moins que la démarche d’un socialiste naguère planificateur et jadis auto-gestionnaire, était révélatrice. Il s’interrogeait sur ce que les libéraux peuvent bien dire et proposer aujourd’hui pour en finir avec le déclin français. Faut-il y voir l’amorce d’une conversion à la sociale-démocratie, voire à un libéralisme tempéré (et « régulé » bien entendu) ? En tout cas, Michel ROCARD avait le mérite d’aller puiser le libéralisme à la source, au lieu de goûter – comme certains DSK ou ATTALI – aux eaux polluées d’un libéralisme frelaté par une droite « ouverte » sur le néant de la pensée unique. Il serait bon que certains dirigeants et élus de cette droite aillent, eux aussi, se ressourcer !

Je rappelle au passage et une fois de plus que le libéralisme n’est ni de gauche (réputée progressiste) ni de droite (en général conservatrice), parce qu’il marie innovation et tradition, justice et responsabilité, progrès social et liberté économique, épanouissement personnel et service de la communauté. En l’absence de Michel ROCARD, Pascal SALIN, auteur de « Libéralisme », rappellera et illustrera ces points fondamentaux de la philosophie libérale. 

Cela dit, pourquoi une fête de la liberté, une fête de plus ? Les Français croulent sous les fêtes : des mères, des pères, des mamies, des voisins, de la musique, du travail, etc. Et plus ils font la fête moins ils semblent heureux. Ils ne font pas la vraie fête, la seule, celle de la liberté, car les gens sont de plus en plus entreprenants, apaisés et épanouis quand ils jouissent d’une plus grande liberté, et c’est ce qui manque précisément aux Français.

Sont-ils libres ces jeunes promis à un chômage prolongé, ou ces Verts traumatisés par l’apocalypse  écologique et l’épuisement des ressources, ou ces personnes âgées inquiètes pour l’avenir de leurs pensions, ou encore ces malades privés de médecins et de lits d’hôpitaux ? Sont-ils libres ces contribuables qui doivent attendre le 16 juillet pour enfin garder à leur disposition l’argent gagné depuis le 1er janvier ?  

Les libéraux appellent donc les Français à fêter cette liberté qui progressivement mais inexorablement leur a été ôtée. Du même coup, nous pouvons leur dire que la liberté est à leur portée, et qu’il n’y a pas de raison pour qu’ils n’en jouissent pas comme les peuples heureux. La fête de la liberté est une manifestation d’espoir : demain avec la liberté tout sera possible.

Mais il est important que les libéraux n’en restent pas aux seules incantations. Voici en quoi la Fête de la Liberté est également nécessaire : elle affirme le désir d’agir, et d’agir ensemble. Agir, ce n’est pas seulement manifester. C’est se manifester, expliquer, convaincre. Ignorant de l’économie, le peuple français est dans sa grande majorité ignorant du libéralisme, pour ne l’avoir jamais connu – le grand mensonge consistant à laisser croire que la France vit à l’heure de « l’ultra-libéralisme » alors que le socialisme de gauche ou de droite est au pouvoir depuis pratiquement un siècle, et l’étatisme depuis cinq siècles. Agir, c’est déchirer ce voile d’ignorance.  

L’action est d’autant plus efficace que les libéraux sont maintenant décidés et organisés pour conjuguer leurs efforts dans le cadre de la société civile, en attendant que la société politique vole au secours de la victoire. A Charenton, les visiteurs seront frappés par le nombre d’instituts, associations, groupes ou réseaux qui diffusent les idées de la liberté. Ils verront aussi la quantité et la qualité des ouvrages qui leur sont proposés ; la force de frappe intellectuelle libérale est impressionnante, en dépit de la conspiration du silence dont elle est victime.  

Rien de notre travail n’est pure théorie, les libéraux ont une solution concrète pour tous le problèmes de la société française contemporaine : éducation, protection sociale, emploi, fiscalité, décentralisation, justice, etc. Le travail accompli en commun par l’ALEPS, Liberté Chérie, Contibuables Associés, l’IFRAP, l’IREF, Turgot, Euro 92, CLE, et d’autres encore, a débouché sur le « guide du candidat », aujourd’hui « guide de la réforme ». Et la boussole des réformes indique toujours le Nord de la liberté, et des valeurs et institutions qui vont de pair : responsabilité, concurrence, propriété, communautés.

La liberté mérite bien qu’on la fête.

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1340 du 8 novembre 2017

Editorial : Harcèlement : plan d’urgence ou profonde conversion ?
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Connaissance du libéralisme :
La dévolution des biens matériels
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