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La route de la servitude

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MONDIALISATION INJUSTE ET IRRESPONSABLE PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 27 Août 2007 01:00
 Subprimes

La crise qui secoue les banques et les bourses du monde entier est la rançon d’une mondialisation irresponsable et injuste.

Bien évidemment, je suis un partisan convaincu de la mondialisation quand elle signifie l’élargissement de l’espace marchand au monde entier, la suppression de toutes les frontières économiques et le jeu bienfaisant de la concurrence.

Hélas, les vertus de la mondialisation sont altérées par la rémanence de politiques, de mœurs et d’institutions héritées de l’économie dirigée et protectionniste qui a dominé le XXème siècle.

La monnaie gérée par les banques centrales est un exemple de ces scories du passé. Cette Lettre vous donne une lecture simple de l’affaire des « subprime ». En quête de taux d’intérêt usuraires certaines banques et opérateurs financiers se sont lancés dans des crédits très risqués : on a prêté à des gens a priori insolvables pour qu’ils apposent leur signature au bas d’un contrat de vente d’un appartement ou d’une maison. Tout le monde y trouve son compte : des impécunieux peuvent accéder à la propriété (ce qui semble très « social »), les promoteurs et agents immobiliers vendent des mètres carrés, et les banques s’engraissent rapidement.

Mais la fatalité veut que tôt ou tard la « chaîne » se casse. Les emprunteurs ne remboursant pas, les banques ne peuvent reconstituer leurs liquidités. Fort heureusement, les banques centrales leur tendent une main secourable. « Nous couvrirons tous les crédits à 100% », dit la Banque Centrale Européenne. De son côté, sans s’en vanter, la FED américaine abaisse son taux d’intérêt pour permettre aux banques de se ravitailler en billets verts auprès d’elle, et à moindres frais.

Pensons à une chose : si les banques avaient dû payer sur-le-champ leurs erreurs de gestion, elles ne se seraient pas comportées de la même manière. Mais elles savent disposer du parachute des banques centrales, et elles sont quasi-certaines d’une impunité. En clair, le système monétaire est aujourd’hui une prime à l’irresponsabilité des banques.  

Ce laxisme des banques centrales faisait la crainte de RUEFF, FRIEDMAN et HAYEK. Ils savaient que la manipulation de la monnaie par les banques centrales ne pouvait amener que désajustements dans l’économie, distribution de « faux droits » (Jacques Rueff). Car l’économie de marché étant une économie de responsabilité, le crédit ne peut s’obtenir que si on y a un droit économique, c'est-à-dire une possibilité de rembourser sur une valeur future. Quand YUNUS prête à de micro-entreprises en Inde ou en Afrique, l’argent va à des individus ou des familles qui développeront une activité, qui travailleront de façon intense et intelligente. Ce sont de « vrais droits ». Quand on accorde un crédit à la consommation ou au logement à des assistés sociaux (même s’ils n’y sont pour rien), on distribue de faux droits. Les keynésiens, évidemment, n’y voient qu’avantages : pour prospérer l’essentiel n’est-il pas de dépenser ?

La « justice sociale » si souvent évoquée en l’affaire n’y trouve pas son compte. Car des milliers de gens vont finalement payer l’addition bien malgré eux. D’abord les actionnaires et le personnel des banques et institutions financières perdantes : leur patrimoine ou leur salaire sera amputé. Ensuite, les victimes prochaines de l’inflation qui suit immanquablement l’émission inconsidérée de  monnaie par les banques centrales : ce sont les plus dépourvus qui sont les premiers frappés. Encore les contribuables, quand l’Etat se mettra en peine d’apporter sa garantie et fera gonfler encore la dette publique. Enfin, tous ceux qui vont finalement pâtir des dérèglements introduits dans le marché, parce que les prix et les revenus auront été faussés par la dégradation de la monnaie et la politique de « monnaie facile ».

L’irresponsabilité et la facilité ne peuvent s’instaurer dans une économie de marché. Tant que les échanges ont été nationaux, un pays déraisonnable supportait seul les conséquences de ses erreurs. La mondialisation permet à tous les pays de progresser, mais mondialise aussi les comportements aberrants. Nous en sommes là.

Deux voies se présentent devant nous : ou bien revenir à l’économie nationale fermée – c’est le scénario catastrophe impensable aujourd’hui – ou bien accompagner la mondialisation des nécessaires disciplines qu’elle requiert. Il faut réviser les institutions monétaires, mais aussi les institutions politiques, fiscales, juridiques, sociales, qui ne s’accordent pas avec cette loi fondamentale de l’humanité : pas de liberté ni de progrès sans responsabilité.
Ce sont les institutions d’une mondialisation responsable et juste qui vont se mettre en place, pourvu que les Etats cessent de manipuler les échanges et leurs règles du jeu.
Nous sommes réunis à Aix en Provence en cette XXX° Université de la Nouvelle Economie pour en parler. Mais aussi pour rappeler à tous les décideurs politiques que le temps est venu non seulement des réformes institutionnelles propices à la concurrence et à la compétitivité, mais aussi d’un recul de leurs interventions et d’un retrait de leurs ambitions. Certains pays pourraient souffrir lourdement de ne pas entendre l’avertissement, et la France plus que tout autre puisqu’elle a les institutions les plus décalées par rapport aux exigences de la mondialisation.

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1333 du 12 septembre 2017


Editorial : Pourquoi les Français n’aiment pas les réformes

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