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Le chômage est un scandale doublement public. D’une part, il n’a pour origines que des initiatives publiques : politiques budgétaires, monétaires, droit social. D’autre part, il est scandaleux d’avoir tant de chômeurs alors que la science économique donne une réponse claire au défi du chômage . « On a tout essayé contre le chô-mage » disent les gouvernants. Tout, sauf ce qui marche… En 1996 déjà un colloque tenu à Paris par des économistes de renom mondial rappelait cette évidence.

109 pages, gratuit

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Pourquoi la croissance de l’Etat ?

Au début du 20ème siècle, Adolph Wagner avait formulé une « loi économique » : les dépenses publiques occupent une proportion croissante du produit national. Une nation plus civilisée appelle un Etat plus dispendieux.

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TRENTE ANS PLUS TARD PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 25 Juin 2007 01:00
 Vacances

Chers amis lecteurs et abonnés de la Lettre, je n’aurai pas le plaisir hebdomadaire d’être avec vous jusqu’à la veille de la trentième Université d’Eté de la Nouvelle Economie. A la différence de notre gouvernement et de nos parlementaires qui vont travailler tout l’été, ce qui n’est pas habituel mais ce qui semble en effet s’imposer maintenant, je me permettrai une rupture d’un mois et demi. Elle est traditionnelle, et bienvenue pour reconstituer mon capital humain et celui de mon équipe.

Rassurez-vous : je ne mettrai pas la tête dans le sable comme les autruches. L’éditorial que j’avais écrit début juillet 1995 m’avait valu un commentaire du Monde (hommage du vice à la vertu)  et avait inspiré à Alain MADELIN le titre de son livre «  Quand les autruches  relèveront la tête ». A l’époque j’avais été tellement déçu par les premiers mois du ministère JUPPE que je ne voulais pas voir ce qui allait se passer.

La suite m’avait donné raison : après le renvoi massif de tous les libéraux du gouvernement, et le retour à l’étatisme pur et dur et à l’énarchie revancharde, la contre-attaque syndicale et gauchiste fut un grand succès, et moins de deux ans plus tard ce fut le retour des socialistes. Une telle mésaventure ne risque pas de se reproduire, n’est-ce pas ? 

Pleinement rassuré sur la détermination et l’orientation de nos gouvernants, à quelques détails près (les pages qui suivent évoquent les doutes que les libéraux peuvent avoir), je meublerai ce temps libre pour me consacrer à la préparation de ce grand anniversaire de l’ Université d’Eté.

Je rappelle d’abord les circonstances dans lesquelles cette aventure a commencé. En 1977 s’était constitué le groupe des « Nouveaux Economistes ». Nouveaux parce qu’ils rompaient avec une tradition bien installée en France à l’époque : la tradition étatique, macro-économique, planificatrice, évoluant entre le marxisme stalinien et le keynésianisme socialiste. Enfin des économistes qui parlaient du marché, de la liberté économique, du profit et de la propriété privée ! Ils citaient des auteurs nouveaux : Hayek, Friedman, Mises, les Autrichiens, les gens de Chicago. Pas si nouveaux toutefois, parce que la « nouveauté » n’était que la redécouverte des grands principes de la science économique et de la philosophie libérale des XVIII° et XIX° siècle : des lois universelles et intemporelles dont l’origine n’est autre que la nature de l’être humain porté vers un progrès personnel à travers le libre service des autres.

En trente ans, la « Nouvelle économie » a attiré à Aix des centaines de personnalités et des milliers d’étudiants venus de tous pays. Toutes les disciplines se sont combinées : économie, droit, science politique, sociologie, histoire, philosophie. Plusieurs prix Nobel, plusieurs chefs d’Etat, plusieurs entrepreneurs, plusieurs parlementaires, se sont succédé à la tribune. La renommée de l’Université est aujourd’hui mondiale, mieux assurée d’ailleurs dans les pays étrangers que dans notre pays.

Car trente ans plus tard, tout est encore à faire en France. A plusieurs reprises nous avons cru que les idées de la liberté allaient faire leur chemin chez nous comme ailleurs, mais les espoirs ont toujours été déçus, trahis le plus souvent par la classe politique, mais aussi par l’ignorance économique qui paralyse notre pays, et par la puissance des corporatismes. Notre pédagogie n’a pas été suffisante pour faire comprendre aux Français les exigences des lois économiques, les risques de la servitude et du déclin, et les perspectives de la libération d’un joug étatique séculaire. Aujourd’hui, comme il y a trente ans, les vieilles lunes du socialisme et du dirigisme sont réapparues, la pensée unique triomphe, et rejette les réalités au prétexte d’ « exception française ».

Il y aurait de quoi décourager les meilleures volontés, dont la mienne, et me faire dire que ces trente ans ont été perdus. Je n’en ferai rien, parce que l’Université d’Eté a été et demeure un lieu et un moment de découverte, de rencontre et de motivation. La découverte a été scientifique : les derniers développements des science sociales sont venus jusqu’à nous. Elle a été politique : les pays étrangers ont quitté la route de la servitude et se sont adaptés aux mutations du monde contemporain. La rencontre a permis de faire connaissance avec l’aréopage des intellectuels du monde entier (dont de très nombreux membres de la Société du Mont Pèlerin), et de créer des liens étroits au sein de la famille libérale française, sans aucune exclusive, dans un climat de mutuelle compréhension et de bonne coordination. Restent les projets, et la motivation pour les rréaliser. Ils ont été nombreux à être nés à l’occasion de nos universités : la participation à la croisade pour les libertés, et notamment la liberté scolaire, contre le programme commun de la gauche, la diffusion de la connaissance économique auprès du personnel des entreprises, la création d’un vrai parti libéral autour de la « bande à Léo », l’accueil des jeunes étudiants d’Europe de l’Est épris de liberté et l’organisation de séminaires à leur intention, le développement de nos revues et la formation de nos jeunes collègues universitaires, le soutien de notre candidat libéral en 2002, l’engagement pour l’Europe des libertés et contre l’Europe des politiciens, et enfin plus récemment la campagne contre l’harmonisation et pour la concurrence en Europe, notamment les travaux en faveur de la concurrence fiscale. A Aix, on prend une bouffée d’air libéral pour l’année.  

Cette trentième université ne faillira pas à sa mission. Plus que jamais, la famille libérale doit se réunir, se motiver et se renforcer. Le travail effectué sur le Guide du candidat et sa diffusion augurent bien de l’efficacité des efforts conjoints. Les élections n’ont pas réglé les grands dossiers de la réforme: chômage, fiscalité, protection sociale, éducation nationale, structures européennes.

J’invite donc tous ceux qui le peuvent à nous rejoindre à Aix à la fin du mois d’août, et je prie les autres de suivre avec attention nos travaux, et de s’associer à nos initiatives dès la rentrée. J’ai indiqué la « feuille de route » que nous devons donner à nos nouveaux dirigeants. Nous avons nous-mêmes à avancer sur le chemin de la liberté.

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1343 du 29 novembre 2017

Editorial : Le doux commerce
Actualité
:
Le libéralisme est libéral - La grande cause du quinquennat - Agir : Les constructifs se détruisent
- La leçon africaine d’Emmanuel Macrons
Connaissance du libéralisme :
Liberté et Propriété, la synthèse 
Lu pour Vous :
Assemblée Générale 2017 de l’ALEPS - Hervé Novelli lauréat du Prix Renaissance de l’économie


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