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A l’occasion du bicentenaire d’Alexis de Tocqueville et de la 28ème Université d’Eté de la Nouvelle Economie (2005), l’ALEPS plaide pour le retour de la société civile :
« Beaucoup de nos contemporains ne font plus confiance à la société politique pour surmonter la crise économique, sociale et morale qui frappe le pays. Alors, ne serait-il pas temps de se tourner vers la société civile ? Mais où est-elle ? Que fait-elle ? Que pourrait-elle faire ? » Et aujourd’hui ?
 

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Pourquoi la croissance de l’Etat ?

Au début du 20ème siècle, Adolph Wagner avait formulé une « loi économique » : les dépenses publiques occupent une proportion croissante du produit national. Une nation plus civilisée appelle un Etat plus dispendieux.

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Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 18 Juin 2007 01:00
 A l'assaut du Mammouth

Je ne sais ce que le Président et le Gouvernement, en charge de l’exécutif, ont l’intention de faire au cours de ces cent prochains jours. J’espère qu’ils feront vite et bien, appliquant au pays la thérapie de choc dont il a besoin pour guérir de l’étatisme, du dirigisme, de la syndicratie.

Pour l’instant, les orientations ne sont pas très lisibles, comme le prouve le lancement du projet de TVA sociale entre les deux tours, alors même qu’on en prévoit la réalisation en 2009.

Je ne sais ce que le Président et le Gouvernement, en charge de l’exécutif, ont l’intention de faire au cours de ces cent prochains jours. J’espère qu’ils feront vite et bien, appliquant au pays la thérapie de choc dont il a besoin pour guérir de l’étatisme, du dirigisme, de la syndicratie.

Pour l’instant, les orientations ne sont pas très lisibles, comme le prouve le lancement du projet de TVA sociale entre les deux tours, alors même qu’on en prévoit la réalisation en 2009.

En revanche, je sais ce que les députés élus à l’instant devraient faire, s’ils voulaient jouer quelque rôle à la hauteur de leur mission de législateurs et de la confiance que leur ont témoignée les électeurs. Elus pour rendre plus facile le changement, ils se feront un devoir d’en être les artisans, et non les simples spectateurs.

La « feuille de route » est une expression à la mode. Elle implique que l’on sait où l’on va, et par quel chemin et par quelles étapes on atteint le but recherché.

Je me fais un plaisir d’offrir à Messieurs les députés une feuille de route libérale.

Le but recherché : la libération des Français. Le chemin : le travail, la responsabilité, la vraie solidarité, le libre échange. Les étapes : les réformes de la Sécurité Sociale, de l’Education Nationale, et de l’Etat lui-même.

La libération : les Français ont un « besoin d’air », par conséquent la réduction du rôle, du budget et de la réglementation des administrations publiques s’impose. Cette libération est source de renaissance économique et de cohésion sociale, alors qu’aujourd’hui le déclin est source de chômage, de pauvreté et de violence.

Chemin : remettre la France au travail est une formule qui a valu à Nicolas SARKOZY la sympathie d’une grande partie des libéraux. Son éloge du mérite, de la compétition, du succès et de sa rémunération est en effet bienvenu dans un pays où règnent (depuis fort longtemps) l’égalitarisme, l’envie et l’irresponsabilité. Rendre aux Français leur dignité d’hommes et de femmes responsables est la vraie rupture que nous attendons.

Le succès des uns ne signifie pas la misère pour les autres. Moins d’Etat ne signifie pas plus de misère. D’abord parce que les pauvres et les faibles ont plus de chance de monter dans l’ascenseur social quand l’ascenseur fonctionne – et il est en panne depuis des décennies. En ruinant l’économie, les politiques dirigistes ont ruiné le pouvoir d’achat des plus démunis. Ensuite parce que la société civile est capable de prendre des initiatives en matière de solidarité, et de prendre un relais bienvenu de la solidarité publique, forcée et coûteuse pour lui substituer l’entraide personnelle, volontaire, et généreuse. L’Etat Providence n’a pas évité l’exclusion, il a créé les nouveaux pauvres, les ghettos et les discriminations  arbitraires.

Le chemin de la libération passe aussi par le libre échange, par une large ouverture de la France sur l’Europe et le reste du monde, car c’est dans l’esprit de concurrence et de compétition que l’on découvre les recettes du progrès et les exigences du changement, alors que le protectionnisme est un bouillon de culture pour les microbes corporatistes. L’illusion de l’exception française doit cesser.

Le chemin n’est pas facile, car il  y aura des étapes de haute montagne. Comme le suggère le « guide du candidat », devenu maintenant « Guide du député », les étapes décisives se situent là où résident les foyers de l’irresponsabilité, des privilèges et de l’ignorance.

Etape 1 : La France est d’abord malade de sa Sécu. Il y a enfin une prise de conscience de l’accumulation des déficits et de la dette sociale ; faute d’actifs suffisamment nombreux, faute de concurrence, les assurances maladie et les retraites ne sont plus couvertes par les cotisations.
Malheureusement cette prise de conscience n’a pas conduit nos dirigeants à aller au fond du problème, et rien ne sert d’augmenter les cotisations, ou de les fiscaliser à travers la TVA sociale, puisque les dépenses de santé et les pensions ne cesseront de croître. Il faut chercher ailleurs, admettre privatisation et concurrence de la protection sociale, amorcer immédiatement la transition de la répartition à la capitalisation – qui sera d’autant plus difficile qu’elle sera tardive.

Etape 2 : L’autre foyer d’irresponsabilité et d’ignorance est l’Education Nationale. La jeunesse est gaspillée, elle aborde la vie active avec un déficit en connaissances techniques certes, mais surtout en culture, et en éducation : éducation au travail, à l’effort, esprit d’équipe, compréhension, entraide et service de la communauté. Là encore la recette est simple : mise en concurrence véritable du public et du privé, libre gestion des établissements, libre choix des parents (avec des systèmes de chèques sociaux qui permettent de n’exclure aucun enfant ou aucun étudiant pour cause d’impécuniosité).

Etape 3 : Il faut donc remettre en cause l’Etat: moins lourd, mieux contrôlé. Le mammouth doit être dégraissé, et les libertés locales doivent être restaurées au détriment des administrations centrales. Le Parlement doit retrouver sa raison d’être et ne plus enregistrer servilement des textes pléthoriques émis par l’exécutif et son administration. L’état de droit doit mettre tous les titulaires du pouvoir en égalité de traitement avec les citoyens, et les privilèges accordés aux corporations doivent disparaître.

Etapes difficiles, chemin escarpé, mais c’est à ce prix que l’objectif sera atteint. Messieurs les députés, dites-vous que vous allez pouvoir tester votre courage, votre lucidité et votre honnêteté vis-à-vis des Français : si vous ne parvenez pas à orienter la loi et le gouvernement dans le sens de la libération, c’est que vous aurez failli à votre vocation. Mais je suis sûr que vous serez assez nombreux dans cette Assemblée à vous persuader de la grandeur et de la servitude de la mission qui vous échoit : rendre la liberté aux Français. Nous, de la société civile, nous vous aiderons et vous stimulerons.

 

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1343 du 29 novembre 2017

Editorial : Le doux commerce
Actualité
:
Le libéralisme est libéral - La grande cause du quinquennat - Agir : Les constructifs se détruisent
- La leçon africaine d’Emmanuel Macrons
Connaissance du libéralisme :
Liberté et Propriété, la synthèse 
Lu pour Vous :
Assemblée Générale 2017 de l’ALEPS - Hervé Novelli lauréat du Prix Renaissance de l’économie


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