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Le chômage est un scandale doublement public. D’une part, il n’a pour origines que des initiatives publiques : politiques budgétaires, monétaires, droit social. D’autre part, il est scandaleux d’avoir tant de chômeurs alors que la science économique donne une réponse claire au défi du chômage . « On a tout essayé contre le chô-mage » disent les gouvernants. Tout, sauf ce qui marche… En 1996 déjà un colloque tenu à Paris par des économistes de renom mondial rappelait cette évidence.

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Le fondateur de l’école autrichienne

Carl Menger est souvent associé à Stanley Jevons et Léon Walras comme l’un des piliers de la « révolution marginaliste » qui a fait rupture avec le classicisme anglais de Ricardo et Mill. Il est vrai qu’il cherche, comme ses contemporains, à rendre compte de la rationalité des choix individuels.

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UN PARLEMENT CROUPION ? PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 28 Mai 2007 01:00
 Faire avancer l'âne républicain

Les élections législatives vont-elles nous valoir un « Parlement croupion » ? Si oui, y pourrons-nous quelque chose ?

En 1648 la moitié du Parlement anglais, ayant déplu au pouvoir, a été purement et simplement renvoyée. Le « rump Parliament » (le parlement tronqué, que nous traduisons en français par Parlement croupion) a pu assurer Cromwell de sa servilité, et il faudra attendre plusieurs années pour reconstituer un « long Parliament », un Parlement réinstallé dans la totalité de ses pouvoirs. Cette affaire, jointe à la faiblesse des rois de Hanovre, a beaucoup compté dans l’instauration du parlementarisme anglais, le régime démocratique le plus vieux du monde, qui prouve encore chaque jour son efficacité et sa dignité.

Les chefs d’Etat français n’ont jamais eu besoin d’un Parlement croupion : le pouvoir absolu s’est appuyé sur des « chambres introuvables », et l’histoire récente nous enseigne que des députés élus massivement pour une réforme décisive finissent par se soumettre au bon vouloir de l’exécutif. En 1958 le groupe de l’UNR est élu pour garder l’Algérie Française (amendement Moatti) mais les accords d’Evian sont signés en 1962 sans que l’Assemblée Nationale ait eu son mot à dire. En 1968 la majorité de droite est écrasante pour mettre fin à la « chienlit » de mai, pourtant la loi Edgar Faure d’orientation universitaire est votée à l’unanimité (sauf une voix) quelques semaines plus tard, et l’Université française ne s’en est jamais relevée. Même mésaventure en 1986 avec le projet de loi Devaquet, qui est présenté contre l’avis de la majorité libérale triomphalement élue : en décembre, avec les émeutes et la mort de Malik Oussekine, l’échec de 1988 était déjà inscrit, MITTERRAND prendra sa revanche. Dans tous ces cas, le Président, ou le gouvernement, ou le plus souvent les deux, n’a eu cure de l’opinion, voire du vote, des représentants du peuple.

La popularité de notre nouveau Président, et son style personnel, vont-ils changer la nature des relations entre l’exécutif et le législatif et dans quel sens ?

Alors que l’un des thèmes de la campagne était ces derniers mois la restauration des pouvoirs du Parlement et des relations plus équilibrées entre gouvernement et assemblées, certains parlent déjà de « régime présidentiel ».

C’est un abus de langage, car si la constitution américaine, modèle du genre, accorde au Président un droit de veto, le Congrès peut lui résister en refusant de voter les textes qu’il voudrait imposer et en contestant les dépenses fédérales. Dans la tradition de la V° République, le Parlement n’a aucune prise sur les décisions du Président, ni même aucun pouvoir de contrôle ou de sanction sur le gouvernement : la « motion de censure » est inscrite dans la Constitution, mais une seule fois en cinquante ans le gouvernement a été mis en minorité. En revanche l’exécutif bénéficie du vote bloqué, et sa production législative (projets de lois, décrets, ordonnances) est bien plus importante que celle du « législateur ».

J’ai donc appris avec intérêt par notre nouveau Premier Ministre que « l’Assemblée n’est pas un contre-pouvoir, c’est le pouvoir !». Si tel était le cas, il s’agirait d’une innovation majeure et, à mon sens bienfaisante. Il faut cependant remettre la déclaration de François FILLON dans le contexte : il entendait répondre à François HOLLANDE qui appelle de ses vœux (pieux au demeurant) une majorité de gauche à l’Assemblée pour préserver le peuple contre un nouveau Président dont on peut tout craindre. Mais François FILLON aurait simplement pu invoquer la légitimité démocratique d’un Président élu si largement, et approuvé aujourd’hui par deux Français sur trois. Qu’avait-il besoin de  dire que le pouvoir était au Palais Bourbon alors que jusqu’à présent il a toujours été à l’Elysée, sinon à Matignon ?

On déplorait déjà la dyarchie entre Président et Premier Ministre ; en viendrions-nous à une triarchie ?

Je crois plus probable que nous aurons une Assemblée d’inconditionnels, organisée autour d’un parti bien structuré, dont la discipline a pesé dans la balance alors que le PS était divisé et la gauche invertébrée. N’oublions pas que les élections locales sont pour l’an prochain, et aucun politicien notoire ne prendra le risque de perdre sa mairie, son poste de conseiller municipal, général ou régional en affichant des opinions très personnelles.

Il existera cependant, et c’est la seule raison d’espérer, quelques fortes individualités qui sont ancrés dans leurs convictions et auront le courage de proposer ou de s’opposer, que cela plaise ou non à l’exécutif. C’est vers ces candidats que nous devons aller, pour les encourager à rappeler dès maintenant les grands traits d’une réforme libérale (présentés dans notre Guide du Candidat). Je souhaite que quelques-uns d’entre eux aient le courage de se démarquer du nouveau « politiquement correct », qui ressemble comme au frère au précédent, et préparent ainsi l’émergence d’un courant important capable de s’exprimer au sein de la future Assemblée. Réformateurs, Génération Entreprise, doivent s’affirmer dès aujourd’hui pour continuer demain à afficher leur différence. Ils constitueront, comme François HOLLANDE le souhaite vainement pour les socialistes, un vrai contre-pouvoir, même s’ils n’ont pas de pouvoir.

Si personne n’ose dire la vérité aux électeurs, ni aux ministres ou au Président, si nul ne les pousse à une vraie rupture, les nouveaux locataires de l’Elysée et Matignon seront promptement rattrapés par les réalités économiques, sociales et internationales. Les échéances se rapprochent à toute allure.

Aidons nos amis candidats à avoir de l’audace, toujours de l’audace, encore de l’audace. Ils n’auront pas le pouvoir, c’est certain, ils n’en détiendront que quelques bribes. Mais ils auront la liberté. Va-t-on d’avance les réduire au silence ? Est-ce un Parlement croupion qui s’annonce?

 

Veille de campagne

Flashes du jour

Fort heureusement, la mise en examen de Pénélope Fillon, à la suite d’une instruction « à charge » et d’une « célérité inhabituelle » (Me Cornut-Gentil) a eu peu d’écho puisque les médias ont été occupés à commenter : le choix de Valls, la lettre de divorce des Anglais avec l’UE, la défaite de la France face à l’Espagne.

 

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Manuel Valls votera Macron

(Bourdin, 8 :30) : ce n’est pas un ralliement (dont visiblement Macron déclare n’avoir rien à faire, il reste le « maître de l’horloge »), mais un devoir national pour barrer la route à Marine Le Pen.

 

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L’île de la Guyane

Macron a évoqué « l’île de Guyane » : ignorance ou lapsus ? A trop parler on finit par dire n’importe quoi. Voilà de quoi inspirer confiance !

 

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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1312 du 14 mars 2017


Editorial : L’illusionniste

Conjoncture : Le CAC à 5000 : reprise ou bulle ?

Actualité  :Angela Merkel ne sa laisse pas impressionner - Ecosse, Irlande : les dégâts collatéraux du Brexit - Quelles leçons des élections aux Pays-Bas ?

Spécial présidentielles  : La campagne serait-elle enfin commencée

Actualité libérale  : Davantage présents dans la campagne

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Revue des Livres

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Le livre à lire cette semaine n’est pas celui d...

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FREDERIC BASTIAT PERE DE LA SCIENCE ECONOMIQUE MOD...

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