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Si le libéralisme n’est pas assez attractif dans notre pays, c’est qu’il n’est pas connu. Pas enseigné, pas pratiqué, le libéralisme est caricaturé.
Ce livret rétablit la vérité : non le libéralisme n’est pas la loi du plus fort, non la propriété n’est pas le vol, non l’intérêt personnel n’est pas l’égoïsme, non l’inégalité n’est pas l’injustice, etc. Au contraire, le libéralisme a une dimension éthique : c’est une doctrine de la dignité de la personne humaine et de l’harmonie sociale.

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Voir la vie comme un économiste

Ce thème de l’allocution prononcée lorsqu’il fut honoré du prix Nobel d’économie (1992) résume l’originalité de Gary Becker.

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SARKOZY EN LIBERTE SURVEILLEE PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 14 Mai 2007 01:00
 Mille millions de sabords !

Je ne veux pas évoquer le scandaleux tintamarre autour du « yacht », qui a pourtant montré à quel point notre nouveau Président était surveillé par les médias et les braves gens de gauche, et n’avait aucun droit à une vie privée. Dans cette affaire on a vu se déchaîner l’envie, la haine des patrons, le mépris de la richesse.

Les plus acharnés ont été ceux qui n’ont rien à envier à quiconque puisqu’ils ont fait le plein de prébendes, à cela près que l’argent était celui de la République et non des patrons, et que leur richesse a toujours été celle de la corruption. Ironie du sort : l’ancien président du Conseil Constitutionnel, ami et ministre de François MITTERRAND, vient de voir sa condamnation à une peine de prison, ainsi qu’une amende de 150.000 euros, confirmée par la justice.

Quand je dis que notre nouveau Président est en liberté surveillée, je veux suggérer que sa liberté de manœuvre n’est pas aussi grande qu’il le voudrait ou qu’il n’y paraît. C’est un dommage, dans la mesure où il se propose de réformer profondément et rapidement quelques aspects de la société française. C’est aussi un garde-fou dans la mesure où certaines des mesures qu’il envisage ne me semblent ni souhaitables ni réalistes.

Commençons par regarder du côté des « enrayeurs », comme disait BASTIAT. Ils sont nombreux à infliger au pays depuis des années la « tyrannie du statu quo », et à rendre impossible toute évolution, même légère, de notre pays. Au premier rang des enrayeurs viennent les syndicats, et parmi eux en priorité la CGT, FO, Sud, la FSU, etc. La gauche a promis comme à son habitude un « troisième tour social », voire un quatrième après les élections législatives. SARKOZY aura-t-il le même courage que Silvio BERLUSCONI face à la manifestation d’un million de syndiqués après son élection ? « Vous êtes un million, j’ai été élu par 20 millions de citoyens ». L’affaire du CPE est un précédent fâcheux : la loi est-elle celle de la rue ou celle des élus du peuple ? Il faut donc aller à la racine du mal et mettre fin à la puissance syndicale factice, qui n’existe que par les textes qui confient à une infime minorité le droit de parler au nom de tous les salariés, et qui ont laissé la grève sans aucun encadrement juridique. Supprimer l’oligopole syndical, le monopole de représentation, les accords de branche, encadrer la grève, l’interdire dans les services publics : voilà autant de préalables à toute réforme sérieuse. On va mesurer très vite la détermination et l’efficacité du Président, de son gouvernement et de sa majorité à l’occasion du « service minimum ».

En bonne place parmi les enrayeurs figurent les médias, et notamment la télévision et la radio « officielles ». L’orientation politique de ces messieurs a récemment été testée, leur sympathie ne va pas au Président. C’est leur liberté, et je la respecte. Mais pour autant ils ont un devoir d’information sincère qu’ils n’assument pas. Ils montent en épingle les moindres incidents de la vie publique : 80 étudiants de Tolbiac (venus d’ailleurs pour certains) décident une grève pour protester contre une réforme dont on ne connaît aucun détail, et voilà qu’on se demande si ce n’est pas mai 68 qui se répète. Quelques casseurs sont condamnés à de la prison ferme, et on crie à la dictature et à la brutalité du pouvoir. On se rappelle que dans l’affaire du CPE la médiatisation a compté pour beaucoup, et il est certain que la classe politique d’alors était tétanisée par les journalistes et obsédée par ses conseillers en communication : les choses vont changer avec la nouvelle vague, n’est-ce pas ?

Je me tourne maintenant vers ces garde-fous, qui devraient dissuader Nicolas SARKOZY d’aller plus loin dans certains de ses projets. Il y a d’abord le garde-fou de l’Europe. Il est vrai que la France ne peut plus être totalement maîtresse de sa politique, surtout quand elle concerne nos relations avec les autres pays de l’Union. Nicolas SARKOZY a donné des gages aux souverainistes, mais il ne peut négliger les 26 partenaires européens, et même pas le cercle restreint des douze, surtout avec un Gordon BROWN en Angleterre et un José Manuel BARROSO à la tête de la commission, deux « ultra-libéraux impénitents » qui veulent instaurer la libre concurrence et la libre circulation : sur les services, sur les livrets d’épargne, mais aussi sur l’attitude face à la Turquie, la France ne peut pas se croire autorisée à faire n’importe quoi, et surtout à « protéger » ses paysans, ses corporations, voire ses grands groupes industriels ou financiers contre les lois du commerce.

De façon plus générale, le plus important des garde-fous est la réalité économique, et le nécessaire respect des droits individuels. A l’époque de l’espace mondialement ouvert, les gouvernements, et même celui de la France, ne peuvent se permettre d’ignorer les défis de la compétitivité, la nécessité de la capitalisation, l’impératif de la formation des hommes, de leur bonne éducation. Si SARKOZY prêche pour le travail, il doit admettre aussi l’exigence de qualité dans le travail, et l’honnête complémentarité entre travailleurs du monde entier. Il est inutile de brandir le spectre du « dumping », social ou fiscal : chacun doit faire de son mieux et s’aligner sur ce que les autres font de mieux. Et il est néfaste de porter atteinte à ce qui fait le dynamisme d’une nation : le respect des droits individuels, et notamment du droit de propriété, bien mis à mal par les « droits opposables » qu’on nous invente.

Ainsi Nicolas SARKOZY sera-t-il bien vite soumis à une double contrainte : la contrainte interne de ceux qui s’opposent à tout changement, la contrainte externe qui dicte le sens du changement à réaliser. Il devra s’efforcer de se libérer de celle-là, et de s’accommoder de celle-ci. Sans cela il se condamne à l’immobilisme, mais il nous condamne aussi à un nouveau déclin.

 

 

Flashes du jour

Mise en examen de Pénélope Fillon

Fort heureusement, la mise en examen de Pénélope Fillon, à la suite d’une instruction « à charge » et d’une « célérité inhabituelle » (Me Cornut-Gentil) a eu peu d’écho puisque les médias ont été occupés à commenter : le choix de Valls, la lettre de divorce des Anglais avec l’UE, la défaite de la France face à l’Espagne.

 

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Manuel Valls votera Macron

(Bourdin, 8 :30) : ce n’est pas un ralliement (dont visiblement Macron déclare n’avoir rien à faire, il reste le « maître de l’horloge »), mais un devoir national pour barrer la route à Marine Le Pen.

 

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L’île de la Guyane

Macron a évoqué « l’île de Guyane » : ignorance ou lapsus ? A trop parler on finit par dire n’importe quoi. Voilà de quoi inspirer confiance !

 

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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1312 du 14 mars 2017


Editorial : L’illusionniste

Conjoncture : Le CAC à 5000 : reprise ou bulle ?

Actualité  :Angela Merkel ne sa laisse pas impressionner - Ecosse, Irlande : les dégâts collatéraux du Brexit - Quelles leçons des élections aux Pays-Bas ?

Spécial présidentielles  : La campagne serait-elle enfin commencée

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