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Le fondateur de l’école autrichienne

Carl Menger est souvent associé à Stanley Jevons et Léon Walras comme l’un des piliers de la « révolution marginaliste » qui a fait rupture avec le classicisme anglais de Ricardo et Mill. Il est vrai qu’il cherche, comme ses contemporains, à rendre compte de la rationalité des choix individuels.

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LA JOUTE, LA REALITE ET LE REVE PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 30 Avril 2007 01:00
 La joute, la réalité et le rêve

Je vous ôterai tout de suite d’un doute : je ne voterai pas pour Ségolène ROYAL. Par contraste je me résigne à donner mon suffrage à Nicolas SARKOZY, car à l’heure où j’écris ces lignes il ne me paraît pas tout à fait sûr de son affaire. Même si le candidat de la droite semble se désintéresser du vote libéral, le vote libéral ne peut aller jusqu’à installer à l’Elysée une socialiste incompétente. Je confirme bien, pour qu’il n’y ait pas d’ambiguïté que je n’attends rien de très libéral dans les mois à venir. Mais pour autant je n’ai pas choisi la politique de la terre brûlée, recommandée par certains de mes amis, dont je comprends les arguments. Il va de soi que mon choix personnel n’engage en rien les milliers de libéraux français.

Voyons maintenant comment se présente le proche avenir.

A mon sens, nous avons rarement connu campagne plus équivoque que celle-ci. Les deux candidats « majeurs » se sont épuisés à capter les voix des candidats « mineurs », tandis que les marginaux s’effondraient globalement. Arlette, Olivier, José, Marie-George, Dominique, Gérard : ils n’ont eu d’autre issue que de se rallier instantanément à Ségolène, tant est farouche leur haine de Nicolas.

Capter les voix des autres a conduit Nicolas SARKOZY tantôt à se « droitiser » sur les thèmes sécuritaires et patriotiques, tantôt à se« gauchiser » sur les thèmes sociaux chers à BORLOO. De son côté, Ségolène ROYAL s’est empressée de donner des gages aux nouveaux amis de l’extrême gauche et aux mammouths du PS, tout en exploitant l’ouverture vers BAYROU suggérée par ROCARD et KOUCHNER.

 La joute électorale ne nous a donc rien appris, si ce n’est que les pêcheurs jettent leur filet là où il y a du poisson, sans trop respecter les zones de pêche. Les économistes théoriciens du « public choice » ont scientifiquement établi cette loi du jeu électoral : prendre les voix en dehors de son propre terrain.

Peut-on retenir pour sérieuse et durable la percée de François BAYROU ? J’ai dit la semaine dernière mon scepticisme à l’égard de la reconstruction d’un centre en France. D’abord parce que la machinerie électorale va conduire la plupart des cadres UDF à s’entendre avec l’UMP et pour certains à se rallier ouvertement à Nicolas SARKOZY (comme le maire de Rouen l’a fait tout de suite). L’annonce de la création d’un Parti Démocrate présentant des candidats à toutes les élections est courageuse, mais assez irréaliste compte tenu du mode de scrutin et des institutions de la V° République. Ensuite parce que le centre, même quand il se dit « chrétien-démocrate » a échoué partout en Europe, et notamment en Italie, sa terre d’origine. Enfin parce que le centre est un non-choix, bien mal venu à l’heure où des choix décisifs s’imposent. Pour l’instant François BAYROU est toujours dans la joute. 

Mais on va bientôt passer de la joute aux réalités. Les réalités ce sont celles de l’environnement international, de la mondialisation qui n’a pas retenu son souffle pour attendre le verdict des Français, de l’Europe qui n’a aucune envie de s’aligner sur l’exception française. Les réalités, ce sont celles de la croissance remarquable de l’économie mondiale, entraînant une concurrence accrue, et des délocalisations croissantes si rien n’est fait par les futurs dirigeants pour rendre la France favorable aux entrepreneurs. Les réalités, ce sont celles de l’explosion de notre système social, les retraites et l’assurance maladie en cessation de paiement.  

Vont-ils se rendre à ces réalités ? Ici la proximité de nos deux candidats est frappante. Tous deux veulent « sauver la Sécurité Sociale », et n’ont pas tari d’éloge sur notre système de santé, ou sur la répartition. Tous deux entendent protéger les Français contre la concurrence déloyale des étrangers, contre les délocalisations. Tous deux font l’impasse sur la réforme de l’Etat, sa place dans la société, et son organisation administrative et territoriale.  

Peut-être la joute ne pouvait-elle se situer sur ces terrains, trop glissants, et au lieu de dire la vérité sur la France d’aujourd’hui les deux « majeurs » ont agité les peurs et promis de les apaiser.

Dans sa conférence de presse, François BAYROU a clairement identifié les périls qui menacent la nation : crise de la démocratie, crise de l’affrontement social, crise de la stagnation économique, crise des déficits et de la dette. C’est cette lucidité qui lui a valu sans doute plusieurs millions de suffrage. Mais il a engagé son électorat dans une impasse, parce qu’il n’a pas compris que l’origine de ces crises est unique : l’étatisation du pays.  

Les réalités vont donc nous ramener à ces crises, et ici de deux choses l’une : ou bien on poursuit dans la chimère de l’Etat Providence, et du pouvoir politique qui règle les affaires du pays, ou bien on ouvre la porte au rêve. Nicolas SARKOZY a évoqué « le rêve français ». Le rêve, pour moi, c’est de sortir du cauchemar dirigiste jacobin, de fuir la technocratie et la syndicratie, de rendre aux Français leur joie de créer, de travailler, leur possibilité d’exprimer leur talent, c’est de restaurer l’éducation publique, la famille, de protéger la vie, la propriété et la dignité des personnes.

Procédons par ordre : on va passer de la joute à la réalité. Puis face à la réalité on aura le choix entre l’explosion et le rêve. Si Ségolène ROYAL était élue, on pourrait aller directement à l’explosion. Mais si Nicolas SARKOZY est président, le rêve ne se réalisera pas tout seul, il faudra pousser un peu !

 

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1343 du 29 novembre 2017

Editorial : Le doux commerce
Actualité
:
Le libéralisme est libéral - La grande cause du quinquennat - Agir : Les constructifs se détruisent
- La leçon africaine d’Emmanuel Macrons
Connaissance du libéralisme :
Liberté et Propriété, la synthèse 
Lu pour Vous :
Assemblée Générale 2017 de l’ALEPS - Hervé Novelli lauréat du Prix Renaissance de l’économie


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