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A l’occasion du bicentenaire d’Alexis de Tocqueville et de la 28ème Université d’Eté de la Nouvelle Economie (2005), l’ALEPS plaide pour le retour de la société civile :
« Beaucoup de nos contemporains ne font plus confiance à la société politique pour surmonter la crise économique, sociale et morale qui frappe le pays. Alors, ne serait-il pas temps de se tourner vers la société civile ? Mais où est-elle ? Que fait-elle ? Que pourrait-elle faire ? » Et aujourd’hui ?
 

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Le père des néo-classiques

Après la « révolution marginaliste » qui avait pris des allures fort différentes dans les œuvres de Jevons, Walras et Menger, il fallait sans doute le talent pédagogique d’Alfred Marshall pour proposer un schéma d’exposition simple des principes de la science économique.

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UN VOTE LIBERAL ? PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 16 Avril 2007 01:00
 Epreuve de libéralisme

Je posais récemment la question dans un article destiné au Figaro. Ma réponse pourrait sembler ambiguë : il n’y a pas de vote libéral, mais il y a des libéraux qui se préparent à voter.

Il n’y a pas de vote libéral, faute d’offre sur le marché politique. Pas de candidat, pas de parti, pas de programme. Aucun candidat ne se bat sous la bannière libérale, car le libéralisme ne paraît pas faire recette électorale. Les malheurs qui s’abattent sur la société française n’ont-ils pas pour origines la mondialisation, le marché, la concurrence, le profit, les Américains et autres fléaux internationaux ? De même, il n’y a aucun parti susceptible de donner des consignes de vote à des militants disciplinés. Démocratie Libérale a sombré après l’échec de Madelin en 2002. Enfin, les réformes libérales n’apparaissent pas dans les programmes, ou y figurent à doses homéopathiques et comme par pur hasard.

Privés de candidats, de partis et de programmes, les libéraux n’ont pas pour autant été privés de leurs cartes d’électeurs. Peuvent-ils vraiment s’en servir ?

Il y a quinze jours, la Nouvelle Lettre vous donnait une liste des 36 réformes libérales sur lesquelles débouchent les analyses et les principes du « Guide du candidat ». Nous avons adressé cette liste aux douze candidats, sans aucune exception. Pour l’instant, nous n’avons reçu aucune réponse. Sans doute notre confrérie est-elle moins importante qu’un club de boulistes, ou une revue de mode ayant deux mille abonnées. Aujourd’hui les candidats se déplacent pour moins que rien. Mais nous sommes peut-être encore moins que moins que rien à leurs yeux.

Ils n’ont pas souvenir qu’Alain Madelin avait recueilli sur son nom plus d’un million cent mille suffrages, et qu’il y a eu un « non » libéral au referendum sur l’Europe : plusieurs d’entre nous ont publiquement affirmé leur hostilité à la constitution Giscard, et nous avons été suivis sans doute par quelques milliers de citoyens – assez pour faire pencher la balance. Les quinze associations qui se sont engagées à l’occasion du Guide du Candidat ont ensemble plus de trois cent mille adhérents, des sites visités par plus de 10.000 personnes par jour, et des hebdomadaires et mensuels tirant à plus de 50.000 exemplaires.

En dehors de ces éléments chiffrés, les libéraux français font preuve d’une présence intellectuelle dont ils peuvent être fiers. En témoignent les œuvres présentées mardi dernier au cours de l’Assemblée Générale de l’ALEPS à l’occasion de l’attribution du Prix du Livre Libéral 2006, qui a couronné Alain LAURENT pour son dernier ouvrage intitulé « Le Libéralisme : histoire d’un détournement ».  Comme chaque année, on a constaté que le talent était au rendez-vous, que notre production  intellectuelle est abondante et de qualité, alors que la gauche est en panne d’idées depuis trente ans, et qu’elle se régale encore des débris du marxisme rassemblés par des trotskystes et des staliniens. Il est vrai que les rouges se sont peints en vert, et que la littérature de bas étage ne manque pas sur les thèmes du réchauffement de la planète et du développement durable, exploitant les peurs d’enfants attardés et de séniles précoces. Une autre preuve de la solidité de la pensée libérale en France est la convergence des efforts de toutes ces associations et instituts aux vocations et sensibilités diverses, mais qui ont en commun leur désir de libérer les Français de la « douce servitude » dans laquelle ils sont tenus. Leurs présidents et animateurs étaient présents à cette Assemblée Générale très œcuménique.

Voilà donc, incontestablement, des électeurs libéraux qui se préparent à voter. Que peuvent-ils faire d’utile avec leurs bulletins de vote ?

A l’ALEPS nous nous sommes permis, faute de réponse, de passer les programmes écrits par les candidats au crible des réformes libérales. Les résultats sont ceux que l’on pouvait attendre : le libéralisme est exclu de la campagne, avant d’être exclu sans doute d’un futur gouvernement. La preuve en est que le candidat dont les mesures sont globalement les moins éloignées de celles que nous préconisons, mais qui en sont cependant très éloignées, totalise un score de 58 points, alors qu’il lui en faudrait 180 pour se prétendre libéral (si cela l’intéressait). Il s’agit de Nicolas SARKOZY. Il est vrai qu’à l’autre extrême Madame ROYAL capitalise sur son programme 4 points sur 180. Plus à gauche, on est hors concours.

En dehors de ces résultats globaux, cette Nouvelle Lettre vous présentera quelques éléments d’information sur le libéralisme des candidats. Libre à vous d’en tirer les conclusions. Les plus exigeants n’accepteront pas de donner leurs suffrages à quelqu’un dont le programme est pour un tiers libéral, et pour deux tiers étatiste voire collectiviste. D’autres s’en accommoderont. D’autres encore jugeront suivant d’autres critères que le degré de libéralisme. D’autres enfin réserveront leurs votes pour le deuxième tour : faute de choisir, ils pourront alors éliminer.

Soyez cependant sûrs d’une chose : ce n’est pas principalement dans les urnes que se jouera le sort de la société française. Ce sort est lié au passage au libéralisme, et de ce point de vue vous ne pouvez rien attendre de cette consultation. Après le 6 mai il y aura des législatives qui préciseront le nouveau paysage politique, avec soit la naissance d’un nouvelle majorité présidentielle et inconditionnelle (comme à l’habitude) soit le scellement de nouvelles alliances. Ensuite, une fois le décor planté, il appartiendra aux libéraux d’entrer en scène, de reprendre leur croisade, de repartir à la conquête des esprits et des cœurs pour mettre un peu de liberté dans ce pays dont elle a été chassée.

A nos futurs dirigeants de choisir s’ils veulent continuer à ignorer le besoin d’une vraie rupture

et à ruiner la nation, ou s’ils veulent enfin prendre en compte les propositions des libéraux.

 

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Au sommaire du n°1318 du 18 avril 2017


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