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Pourquoi la croissance de l’Etat ?

Au début du 20ème siècle, Adolph Wagner avait formulé une « loi économique » : les dépenses publiques occupent une proportion croissante du produit national. Une nation plus civilisée appelle un Etat plus dispendieux.

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Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 19 Mars 2007 01:00
 Mode d'emploi de l'Europe

Tournée la page Chirac sans doute, mais tournée aussi la page de l’Europe politique. A l’occasion du cinquantième anniversaire de la naissance des institutions européennes, j’avance un pronostic qui vous semblera déraisonnable, d’autant plus que le Président sortant, comme beaucoup de candidats, forment des vœux pour un redémarrage de la « construction » européenne.

« L’Europe doit devenir une puissance politique » : Jacques Chirac fait de cette idée l’un des piliers du message qu’il a livré aux Français. Grâces lui soit rendues pour donner en héritage au peuple de France ses très hautes recommandations, puisées à la source de son expérience diplomatique. Mais ce cadeau, bien emballé, n’a aucun contenu à mon sens.

Sans doute la plupart des candidats font-ils assaut d’européisme. François Bayrou bien sûr, mais aussi Ségolène Royal. Ils sont tous deux partisans d’une Europe politique et sociale, calquée sur le modèle français, ce qui exclurait toute possibilité de dumping social ou de dumping fiscal. Nicolas Sarkozy se dit également très européen, mais dans la tradition gaulliste de l’Europe des patries dans laquelle les Etats garderaient une grande partie de leur souveraineté, notamment quand les entreprises françaises sont menacées par la concurrence étrangère. Protectionnisme, souveraineté, préférence nationale sont évidemment les thèmes de Villiers et Le Pen, mais aussi de Buffet et Besancenot. Le slogan du Parti Communiste en 1946 « Achetons français, produisons français » garde toute sa fraîcheur cinquante ans plus tard.

Tous ces braves gens, sans doute sincères dans leur vision de l’Europe, ne se rendent pas compte que la page du nationalisme économique est tournée. Certains européens peuvent toujours se révolter contre la mondialisation et la loi du profit, mais ils ne peuvent se mesurer durablement aux choix des Américains, des Japonais, Chinois, Indiens, Coréens qui n’ont aucune envie de revenir en arrière de cinquante ans, même s’ils attendent parfois de leur gouvernement des protections et des interventions ponctuelles, sans lendemain véritable, sans portée majeure. Les paysans américains eux-mêmes sont lâchés par leur administration qui s’engage à réduire de 80% les subventions qui faussent la concurrence. La réalité économique de la mondialisation est plus forte que les pressions corporatistes traduites par les diplomates.

De la sorte, imaginer une « forteresse Europe » protégée contre le Tsunami de la mondialisation est doublement illusoire : il n’y a ni forteresse ni tsunami.

Il n’y a pas de forteresse et, après cinquante ans d’ambiguïtés et de non choix, l’Europe va opter pour devenir un espace de liberté et de créativité au lieu de s’engager dans la construction d’un « pôle politique » capable de tenir la dragée haute aux Américains. En premier lieu, il n’y a aucun consensus au sein des 27 pour une Europe politiquement intégrée. Les Anglais bien sûr, mais aussi les nouveaux venus (et en particulier les Tchèques et les Polonais) n’ont aucune envie de voir s’installer un gouvernement supra-national. Ils sont atlantistes au point d’appeler de leurs vœux un bouclier anti-missile géré par l’OTAN.

En deuxième lieu, le « danger » américain ne masque-t-il pas d’autres dangers que négligent les gouvernements européens aujourd’hui : terrorisme de l’Islam extrême, impérialisme de la Russie, réarmement de la Chine ? L’Europe pourrait-elle mener une diplomatie indépendante dans ces conditions ? En troisième lieu, l’Europe ne peut pas être conçue uniquement pour la gloire et le pouvoir des Etats, des gouvernants, de la classe politique. L’Europe des Européens devrait être prioritaire par rapport à l’Europe des Etats. Ce dont les Européens ont besoin, c’est d’être libérés de leurs Etats, avec le cortège d’impôts, de bureaucratie, de réglementation. C’est de pouvoir circuler, entreprendre, travailler et échanger librement sans autre contrainte que la confiance mutuelle et le droit commun. C’est dans ces conditions seulement que la compréhension entre les peuples européens se renforcera, que nous apprendrons à gérer et exploiter nos différences, que nous éliminerons la pauvreté et la discrimination. L’Europe retrouvera son esprit et son cœur.

Il y a quelques années, j’ai dialogué avec Pierre Pflimlin qui déplorait qu’après 30 ans l’Europe soit « un géant économique et un nain politique ». Je lui ai répondu : « c’est parce qu’elle a été un nain politique qu’elle est devenue un géant économique ».

Le tsunami menacerait-il le nain politique ? La mondialisation n’est pas un fléau, mais une libération. Elle met les Etats du monde entier en concurrence, les incitant à abaisser leurs dépenses, à réformer la fiscalité et la protection sociale, à renoncer au dirigisme stérile et coûteux. Evidemment, elle met fin aux privilèges, aux positions indûment acquises, et elle met chacun devant ses responsabilités. Le passage de l’assistanat à la responsabilité est certes difficile, mais quelles perspectives pour les années et les générations à venir !

Il est souvent salutaire de se remettre en cause, et de trouver les voies de son propre développement. Il est temps de rendre aux Européens l’occasion et la fierté de montrer ce dont ils sont capables de faire pour le service de la de la communauté mondiale. Tant pis pour les nostalgiques de l'Etat et les professionnels de la politique.

 

Flashes du jour

Mise en examen de Pénélope Fillon

Fort heureusement, la mise en examen de Pénélope Fillon, à la suite d’une instruction « à charge » et d’une « célérité inhabituelle » (Me Cornut-Gentil) a eu peu d’écho puisque les médias ont été occupés à commenter : le choix de Valls, la lettre de divorce des Anglais avec l’UE, la défaite de la France face à l’Espagne.

 

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Manuel Valls votera Macron

(Bourdin, 8 :30) : ce n’est pas un ralliement (dont visiblement Macron déclare n’avoir rien à faire, il reste le « maître de l’horloge »), mais un devoir national pour barrer la route à Marine Le Pen.

 

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L’île de la Guyane

Macron a évoqué « l’île de Guyane » : ignorance ou lapsus ? A trop parler on finit par dire n’importe quoi. Voilà de quoi inspirer confiance !

 

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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1312 du 14 mars 2017


Editorial : L’illusionniste

Conjoncture : Le CAC à 5000 : reprise ou bulle ?

Actualité  :Angela Merkel ne sa laisse pas impressionner - Ecosse, Irlande : les dégâts collatéraux du Brexit - Quelles leçons des élections aux Pays-Bas ?

Spécial présidentielles  : La campagne serait-elle enfin commencée

Actualité libérale  : Davantage présents dans la campagne

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Le livre à lire cette semaine n’est pas celui d...

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FREDERIC BASTIAT PERE DE LA SCIENCE ECONOMIQUE MOD...

Vous pourrez tomber à votre tour sous le charme d...