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Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

Ce livret destiné à des militants libéraux avait deux objectifs : d’une part, rappeler le contenu du contrat que des candidats libéraux devraient passer avec les électeurs, d’autre part, imaginer deux scénarios de l’alternance : la gauche reconduite en 2002 et en 2007, mais devenue libérale, ou la droite au pouvoir en 2002 et pour longtemps. En fait, la droite a gagné en 2002, mais le scénario « Thatcher » n’a jamais fonctionné, et la gauche reprend le pouvoir en 2012 !

21 pages, gratuit

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La route de la servitude

En décembre 1943 Hayek écrit à Londres un ouvrage qui porte ce titre. En 1945, ce livre lui vaudra la célébrité :

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LE CARNAVAL DES CHIFFRES PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 19 Février 2007 01:00
 Fin des soldes

Notre équipe d’économistes et de fiscalistes a réussi à donner une estimation chiffrée plus précise des mesures proposées par les divers candidats. Pour ne retenir que le duo de tête, nous avons établi que le programme Sarkozy coûterait 55,34 milliards d’Euros et celui de Ségolène 59,67 milliards. Nous nous écartons de ce que prétendent les deux candidats, qui se tient pour l’un dans une fourchette entre 35 et 50 milliards, et pour l’autre entre 40 et 55. Notre estimation diffère aussi de celle qu’a effectuée l’Institut de l’Entreprise, dont la presse s’est fait largement l’écho.

Vous l’aurez compris : à la veille du Mardi Gras, mes chiffres ne sont que farces grossières, destinées à vous faire entrer avec le sourire dans ce Carême de la démocratie que nous allons vivre. Et mon propos n’a d’autre but que de vous alerter sur le danger qu’il peut y avoir à ramener les joutes électorales à une simple bataille de chiffres.

Certes, le chiffrage des programmes n’est pas tout à fait inutile. Il rappelle deux vérités premières : d’une part les candidats ne devraient pas faire de promesses aux électeurs sans préciser ce qu’il risque d’en coûter aux contribuables, d’autre part quand ils avancent des chiffres ils doivent être expliqués en toute transparence. Cela dit, l’exercice du chiffrage me paraît plus nocif que salutaire, pour trois raisons : il est purement virtuel, il est terriblement réductionniste, il est paradoxalement anti-économique.

Virtuel, il ne tient pas compte d’abord des multiples hypothèses sous-jacentes à l’estimation. Il peut se passer bien des choses dans les mois à venir, dont les unes viendront alléger, et les autres aggraver la charge commune. Comme naguère les planificateurs, nos calculateurs ont la prétention de nous offrir « l’anti-hasard », l’exclusion de toute erreur voire de toute approximation. Chaque année les ordinateurs de l’INSEE et autres officines du même genre nous donnent des prévisions de croissance, de déficits, de dettes, qui ne se réalisent jamais. Ensuite, comment apprécier les retombées financières de décisions publiques dont les effets sont, par définition, médiats et diffus ? Une exemption fiscale se ramène-t-elle à une règle de trois ? Suivant la façon dont la baisse de l’impôt intervient, elle peut engendrer une forte poussée économique qui permettra à l’Etat de percevoir davantage, ou une distorsion de l’appareil productif qui conduira à un pur gaspillage et appellera un effort fiscal supplémentaire. On ne sait par quels canaux nombreux et mystérieux une nouvelle réglementation, une nouvelle charge peut se propager dans le corps économique.

Mais il y a plus grave : les chiffres cachent les problèmes de la société française comme l’arbre cache la forêt. Prévoir tant de milliards pour l’école, ou pour les hôpitaux, ou pour le logement, c’est ignorer les vraies questions. C’est oublier que le système scolaire ne peut se réformer dans le cadre d’un service public éliminant toute liberté de choix des familles, toute autonomie de gestion, et toute concurrence entre établissements. Ce ne sont pas les milliards qui m’intéressent, mais la liberté scolaire : pourquoi ne pas en parler ? Les hôpitaux méritent d’être privatisés et concurrentiels : on a la certitude que les soins seraient moins onéreux et de qualité au moins égale, mais qui le dit ouvertement ? Le logement serait désormais garanti par l’Etat, et Madame Royal va même jusqu’à inventer le bouclier locatif. Mais qui construirait du logement locatif en France, et qui paierait l’addition, quel que soit son niveau ? Concernant l’ISF, sous sa forme actuelle ou dans sa version « contribution citoyenne » (impôt Johnny comme on dit) l’important est-il ce qu’il rapportera ou coûtera à l’économie française, ou ce qu’il représente comme menace pour la liberté individuelle, pour le droit de propriété, pour le patrimoine familial ? On peut continuer à l’infini : sur la relance du pouvoir d’achat, sur le SMIC, sur les 35 heures, sur les retraites, etc. Réduire le débat électoral à une bataille de chiffres n’est donc pas souhaitable. Les chiffres sont un masque de carnaval. Passez beaux masques ! Comme disait Bastiat, il y a ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas.

On ne voit pas que l’économie ne se nourrit pas de chiffres, mais de logique des comportements. En France on croit avoir une approche scientifique parce qu’on met des chiffres en face des lettres. La plupart de nos compatriotes sont persuadés qu’un économiste est avant tout un statisticien, maîtrisant parfaitement l’arithmétique de la macro-économie. Bien des économistes français se retrouvent volontiers dans cette image.

C’est ignorer que l’économie est avant tout une science de l’action humaine, recherchant la logique des comportements dans des environnements institutionnels variables. L’économie nous enseigne que l’homme libre et responsable de ses actes est plus à même de progresser que celui qui est enfermé dans un carcan bureaucratique ou pris dans les pièges de l’assistanat. C’est ignorer l’économie que de voir les relations humaines ramenées aux masses budgétaires que les administrations vont dispenser ou prélever. L’économie est la science de l’échange, elle requiert le jeu des harmonies, la compréhension des besoins des autres, le sens de leur service, les leçons de l’expérience. Elle met en œuvre la créativité, la complémentarité, l’adaptation et l’information.

Les Français, et notamment les plus dynamiques, les plus jeunes, ont besoin d’un rêve économique. Ce rêve n’a pas de prix, il n’y a aucun chiffre pour le traduire. Ce rêve c’est celui de la liberté et de la dignité.

 

 

Flashes du jour

Mise en examen de Pénélope Fillon

Fort heureusement, la mise en examen de Pénélope Fillon, à la suite d’une instruction « à charge » et d’une « célérité inhabituelle » (Me Cornut-Gentil) a eu peu d’écho puisque les médias ont été occupés à commenter : le choix de Valls, la lettre de divorce des Anglais avec l’UE, la défaite de la France face à l’Espagne.

 

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Manuel Valls votera Macron

(Bourdin, 8 :30) : ce n’est pas un ralliement (dont visiblement Macron déclare n’avoir rien à faire, il reste le « maître de l’horloge »), mais un devoir national pour barrer la route à Marine Le Pen.

 

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L’île de la Guyane

Macron a évoqué « l’île de Guyane » : ignorance ou lapsus ? A trop parler on finit par dire n’importe quoi. Voilà de quoi inspirer confiance !

 

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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1312 du 14 mars 2017


Editorial : L’illusionniste

Conjoncture : Le CAC à 5000 : reprise ou bulle ?

Actualité  :Angela Merkel ne sa laisse pas impressionner - Ecosse, Irlande : les dégâts collatéraux du Brexit - Quelles leçons des élections aux Pays-Bas ?

Spécial présidentielles  : La campagne serait-elle enfin commencée

Actualité libérale  : Davantage présents dans la campagne

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