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Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

En 2007, l’ALEPS décide douze thinks-tanks libéraux français à proposer en commun un « Guide du candidat ». Six chapitres s’adressent respectivement au chômeur, au contribuable, à l’assuré social, à l’écolier, au citoyen et à l’Européen. Une grille permet de noter  les programmes des divers candidats. Sur 180 points théoriques, le premier est arrivé à 80 points, et Ségolène Royal à 5. On savait déjà que Nicolas Sarkozy ne serait pas libéral.
 

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Le père des néo-classiques

Après la « révolution marginaliste » qui avait pris des allures fort différentes dans les œuvres de Jevons, Walras et Menger, il fallait sans doute le talent pédagogique d’Alfred Marshall pour proposer un schéma d’exposition simple des principes de la science économique.

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LIBERAL SOCIAL OU SOCIAL LIBERAL ? PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 22 Janvier 2007 01:00
 Un discours lisible...

Libéral social : c’est un pléonasme dangereux. Il s’applique à quelqu’un qui est sincèrement et totalement libéral, mais qui veut expliquer à la ronde qu’il n’y a rien de plus « social » que le libéralisme, parce que la liberté permet à chacun de progresser, et que les plus intéressés à l’affaire sont ceux qui sont aujourd’hui en bas de l’échelle. Etre libéral, c’est donc, par la force des choses, être social. Est-il besoin d’y insister ? Jadis HAYEK avait sévèrement tancé son élève et ami Ludwig EHRARDT, le père du « miracle allemand », qui à l’occasion d’une grande échéance électorale avait fait sienne l’expression « économie sociale de marché ».

L’économie de marché est nécessairement sociale parce qu’elle repose sur les relations contractuelles entre personnes libres, et sur les services qui vont être échangés : on débouche sur une société de la compréhension mutuelle, de la considération d’autrui et de l’harmonie, comme Bastiat l’a magnifiquement expliqué. Mais « économie sociale de marché » peut aussi signifier que l’économie de marché en elle-même n’est pas suffisante et qu’il faut lui adjoindre une touche de « social » pour la rendre acceptable par tous.

Cette recherche d’un optimum collectif, se superposant au progrès personnel, débouche sur une contradiction. Car comment atteindre cet optimum collectif ? Il s’agit d’abord d’un concept insaisissable et tous ceux qui se sont essayés à définir une situation de « justice sociale » comme John Rawls, ont échoué. Par exemple, peut-on dire qu’est « juste » une société où ceux qui ont le moins reçoivent le plus possible ? Qu’est-ce que ce « plus possible » ?

En revanche on sait bien comment les gouvernants procèdent lorsqu’ils veulent instaurer ou approcher la justice sociale : la redistribution est la procédure naturelle. Il faut user de la puissance publique pour prendre aux uns ce que l’on donnera aux autres. Il faut aider, subventionner, exempter, réglementer. Mais qui doit donner et qui doit recevoir ? Et combien ? Ces questions ne seront résolues que par le jeu de la pseudo-démocratie, à travers les pressions exercées sur les gouvernants redistributeurs par les coalitions et corporations qui ont intérêt à recevoir la manne publique, et font valoir le poids de leurs votes, de leurs manifestations voire de leurs exactions. Qu’est devenue alors la liberté des plus mal placés dans le jeu, ceux qui sont dépouillés du droit de propriété sur leur « réussite », obtenue par la qualité de leur service personnel à la communauté, leur ardeur au travail, leur esprit d’épargne et d’entreprise ? 

Or, le social libéral est devenu le personnage à la mode. Il flatte la tentation redistributive, il répond aux pulsions de l’envie, de l’égalitarisme. Et il dévoie le pouvoir politique : légitimé quand il fait respecter les droits individuels, voici que l’Etat devient arbitraire quand il  crée des « droits sociaux », une mécanique spoliatrice, fiscaliste et dirigiste : « Cette grande fiction sociale à travers laquelle chacun croit vivre aux dépens de tous les autres » (Bastiat). Qu’est devenu le libéralisme dans l’affaire ? Les socialistes eux-mêmes reconnaissent à l’économie de marché une certaine efficacité, c’est un bon instrument de la justice sociale. Ils sont « pour l’économie de marché », mais « contre la société de marché ». Sans souci de cohérence et sans peur du ridicule, on peut être pour la libre entreprise et contre la propriété privée, pour le libre échange et contre la concurrence, pour l’économie de marché et contre les marchands et le profit. Cette confusion mentale ne conduit qu’à la ruine économique et à la désorganisation sociale, à la lutte de tous contre tous pour se disputer les miettes d’un gâteau qui aura disparu pour avoir été trop partagé.

Vous aurez deviné pour quelle raison je rappelle ces vérités premières. C’est que le candidat de la droite française est apparu aux yeux des commentateurs et des électeurs  comme un « libéral social ». J’avoue ne pas savoir à cette heure s’il n’y pas chez lui quelque « social libéral ».

Quand Nicolas SARKOZY vante les mérites du travail personnel, quand il salue la réussite due à l’effort, à l’entreprise, à l’épargne, il tient un discours libéral. Quand il rappelle les vertus morales qui s’apprennent à l’école et les vertus civiques indispensables à l’harmonie sociale, il tient un discours libéral. Quand il rappelle aux fonctionnaires et salariés du secteur public qu’ils sont au service du public et ne sauraient jouir d’aucun privilège, il tient toujours un discours libéral. Quand il s’engage à diminuer les impôts, notamment ceux qui frappent l’épargne et le patrimoine, il tient encore un discours libéral.

Mais quand il entonne l’hymne au dialogue social, à la participation, quand il multiplie les promesses de « droits sociaux », y compris le droit au logement, quand il se fait le chantre du patriotisme économique et condamne le dumping fiscal, quand il endosse les utopies anti-capitalistes de Nicolas HULOT, ou quand il prône la discrimination positive, on comprend que la rupture qu’il propose est réellement « tranquille », et que le règne de la pensée unique risque d’être durablement prolongé.

En fin de compte, le discours est difficilement lisible. Certaines phrases révèlent une lucidité et un courage peu communs, elles enflamment les militants mais aussi ceux qui en ont assez des stupidités et des violences qu’on leur fait subir depuis un demi-siècle au moins. Mais il faut tout écouter, les paroles comme la musique. Sur une musique libérale les paroles sont souvent sociales et, pour tout dire, socialistes. La partition elle-même est écrite en mode étatique. Sur les problèmes de l’école, des assurances sociales, des libertés locales, un silence total entoure les solutions qui passent par la concurrence, l’initiative privée et les procédures marchandes.

Je souhaite qu’au cours des mois à venir, les ambiguïtés disparaissent, et que Nicolas SARKOZY, comme les autres candidats, parle haut et clair. « Soyez socialistes, soyez libéraux, mais dites la vérité » demandait Jacques RUEFF. Chez beaucoup d’électeurs, dont je suis, le besoin de vérité est pressant. La vraie rupture c’est de se dire libéral. Il est vrai que ce n’est pas une rupture tranquille.

 

Veille de campagne

Flashes du jour

Fort heureusement, la mise en examen de Pénélope Fillon, à la suite d’une instruction « à charge » et d’une « célérité inhabituelle » (Me Cornut-Gentil) a eu peu d’écho puisque les médias ont été occupés à commenter : le choix de Valls, la lettre de divorce des Anglais avec l’UE, la défaite de la France face à l’Espagne.

 

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Manuel Valls votera Macron

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L’île de la Guyane

Macron a évoqué « l’île de Guyane » : ignorance ou lapsus ? A trop parler on finit par dire n’importe quoi. Voilà de quoi inspirer confiance !

 

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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1312 du 14 mars 2017


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Conjoncture : Le CAC à 5000 : reprise ou bulle ?

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Spécial présidentielles  : La campagne serait-elle enfin commencée

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