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Pas de sérieuse diminution des dépenses publiques sans réduction du périmètre de l’Etat. Des privatisations généralisées ne nuisent pas à la santé, ni à l’éducation, ni aux communications, ni aux retraites de la population : c’est tout le contraire, comme le prouvent les réformes pratiquées en Allemagne, en Grande Bretagne, en Scandinavie, en Europe Centrale ou au Canada, il est facile, confortable et économique de se passer de l’Etat dans beaucoup de domaines.

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Ce thème de l’allocution prononcée lorsqu’il fut honoré du prix Nobel d’économie (1992) résume l’originalité de Gary Becker.

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IMPOTS : LE VRAI DEBAT VA-T-IL S’OUVRIR ? PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 15 Janvier 2007 01:00
 Un vrai débat !

Au début de la campagne je craignais que l’on fasse l’impasse sur les problèmes de fond de la société française. Commentant le programme de l’UMP, les partisans de Nicolas SARKOZY ont naguère laissé entendre que les impôts ou les retraites ne seraient pas au cœur des débats. Encore aujourd’hui, c’est la vente de la peur qui fait le fonds de commerce des candidats : peur dans les quartiers, peur pour la planète, peur de l’étranger, peur de la concurrence. Pourtant, voici que cette semaine se sont invitées les questions des régimes spéciaux de retraite et de la fiscalité.

S’agissant des retraites, il m’étonnerait que l’on allât bien loin. Personne ne veut admettre que c’est la répartition qui ruine le système français de protection sociale ; donc on se rabat, comme le Conseil d’orientation des retraites (COR), sur des mesures qui ont certes quelque intérêt, mais reviennent toujours à rechercher comment on peut remplir le tonneau des Danaïdes.

Je veux bien que l’on se soucie enfin de l’égalité des cotisations et des pensions entre tous les Français : dans la logique de la répartition (mais pas dans celle de l’assurance), et il est en effet scandaleux que les contribuables ou les usagers aient à payer pour les passe-droits consentis aux salariés du secteur public. On verra d’ailleurs la puissante réaction de ces corporations qui se sentent de plus en plus assiégées dans leurs privilèges ; d’autant plus que la Commission de Bruxelles en a rajouté une couche en dénonçant le monopole de l’énergie dont bénéficient EdF et Gaz de France. Pour le reste, on va demander aux Français de cotiser et de travailler plus longtemps, et pour éponger la dette sociale on leur demandera un jour de rester actifs jusqu’à 70 ans ; à ce moment-là ils se demanderont peut-être si on ne peut pas avoir une même pension en capitalisant pendant trente ans seulement ! Ils deviendront alors des partisans de la liberté de l’assurance vieillesse et maladie.

Pour les impôts, il va falloir que nos candidats se jettent à l’eau, et soient bien plus précis que ce qu’ils étaient jusque là. Mais, outre la précision, il faudra aller aussi jusqu’à la révolution.

La précision est nécessaire, car on a entendu deux discours importants cette semaine, qui donnent à réfléchir. C’est Jacques CHIRAC qui, dans ses vœux aux « forces vives de la nation », a plaidé pour la diminution du taux de l’impôt sur les sociétés. Ce qui a contenté en un premier temps Laurence PARISOT, parce qu’elle a enfin entendu reconnaître que la charge fiscale des entreprises françaises est trop élevée, et ce qui a mécontenté Monsieur MAILLY et les syndicalistes, qui ont accusé le Président de prôner le « dumping fiscal » - contre lequel Nicolas SAREKOZY s’est d’ailleurs prononcé à plusieurs reprises, préférant l’harmonisation à la concurrence fiscale au sein de l’Union.

Bien que je ne me fasse aucune illusion sur la sincérité de notre Président-candidat, ni sur la cohérence de ses propos, je me suis dit qu’une déclaration en faveur de la concurrence fiscale était une bonne chose – au moins on en parlait. Mais évidemment mon enthousiasme a immédiatement été tempéré par la référence au « modèle social », qui inclut la progressivité de l’impôt direct. Sur le sujet la position des libéraux est claire : pas d’impôt sur les sociétés du tout, parce que seules les personnes physiques en réalité paient un impôt, et pas de progressivité de l’impôt sur le revenu. Or, même abaissé, l’impôt sur les sociétés pénalise les entrepreneurs et les épargnants français, qui sont ainsi découragés d’investir dans la production, source d’emplois et de pouvoir d’achat (par hausse des revenus et baisse des prix). Un de mes amis m’a même fait remarquer que la baisse de l’IS est avant tout un cadeau fait aux investisseurs étrangers, qui détiennent plus de la moitié des actions cotées à la Bourse de Paris. Comme l’origine des profits réalisés par ces grandes sociétés résulte souvent de leurs activités en dehors du territoire français, on ne voit guère quel pourrait être l’effet positif sur les épargnants, les salariés et les entrepreneurs nationaux. Je ne fais pas ici du « patriotisme économique », je dis simplement que si l’on veut donner aux Français le goût et les moyens d’entreprendre, la meilleure chose à faire est d’abaisser le taux marginal d’impôt sur le revenu, et d’en finir avec la progressivité, notamment en s’acheminant vers une flat tax.

Ici entre en scène François HOLLANDE, qui vient à point nommé rappeler que le programme socialiste consiste au contraire à revenir sur toutes les baisses d’impôts consenties (pas très difficile, puisqu’il n’y en a pas eu de vraiment significative), mais de plus à imposer davantage les « riches », c'est-à-dire ceux qui gagnent plus de 4.000 euros par mois. Cette mesure ne concernera certainement pas Monsieur HOLLANDE ni sa compagne, qui sans doute ont des revenus inférieurs à 4.000 euros et les classent parmi les pauvres, pour ne pas dire les indigents.

De toutes façons, comme le répètent avec insistance et lucidité nos amis de Contribuables Associés, le fond du problème de la fiscalité en France n’est pas du côté des impôts, mais des dépenses publiques. « Trop de dépenses publiques, c’est trop d’impôts ». La seule, la vraie révolution fiscale dans notre pays consiste à réduire la taille du secteur public : réduire l’Etat central, privatiser les entreprises publiques, revenir aux libertés locales et admettre la concurrence fiscale entre les collectivités, remettre les dépenses sous le double contrôle des parlementaires et des citoyens (par le referendum fiscal).

Or, il se trouve que tous nos candidats, à commencer par les plus huppés, sont des étatistes inconditionnels. Tôt ou tard nous devrons en venir en France au vrai choix : demeurer esclaves de l’administration et le payer cher, ou nous libérer de l’Etat providence.

 

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Au sommaire du n°1326 du 13 juin 2017


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Conjoncture : La bourse ou la banque : un choix remis en cause

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