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Catalogue de la Sefel l www.libres.org

A l’occasion du bicentenaire d’Alexis de Tocqueville et de la 28ème Université d’Eté de la Nouvelle Economie (2005), l’ALEPS plaide pour le retour de la société civile :
« Beaucoup de nos contemporains ne font plus confiance à la société politique pour surmonter la crise économique, sociale et morale qui frappe le pays. Alors, ne serait-il pas temps de se tourner vers la société civile ? Mais où est-elle ? Que fait-elle ? Que pourrait-elle faire ? » Et aujourd’hui ?
 

55 pages, gratuit

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Portait

L’intérêt général, fruit des intérêts personnels

Turgot partage sans doute avec Adam Smith la paternité de la science économique ; contemporains, les deux hommes n’ont cessé de correspondre et de s’influencer mutuellement. Puisque l’économie se ramène au jeu de l’échange, les divers acteurs de la production y recherchent leur intérêt personnel. Les conflits d’intérêts sont naturels, mais ils se règlent harmonieusement par le contrat. Par contraste vouloir établir d’en haut un intérêt général et recourir à la puissance publique pour l’imposer ne fait que contrarier les intérêts des uns pour mieux servir les intérêts des autres. C’est en cela que les procédures marchandes sont supérieures aux administrations politiques.

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LE REGAL HEBDOMADAIRE PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 18 Décembre 2006 01:00
 Fumerie

Depuis 1981, la Nouvelle Lettre est reçue avec intérêt, voire impatience par un bon millier de lecteurs. Ce 900ème numéro recense les appréciations données par ces lecteurs fidèles, les uns illustres, les autres modestes. L’un d’entre eux témoigne : « La Nouvelle Lettre est mon régal hebdomadaire. Je guette le courrier du mercredi matin qui m’apporte ma drogue libérale ». Un autre, plus jeune, se déclare « accro ».

Cet enthousiasme, fût-il exagéré, me va droit au cœur, et je vous remercie tous, amis connus et inconnus, dont la fidélité a assuré la vie de notre « bulletin de la paroisse » depuis vingt-cinq ans.

Je me permets cependant de réfuter l’assimilation de la Nouvelle Lettre à une drogue, et pour plusieurs raisons.

D’abord la Nouvelle Lettre ne nous apporte que quelques maigres narco-dollars, à la différence des drogues dures ou douces : notre entreprise n’est pas rentable. Elle repose sur l’entier bénévolat de la rédaction, et même de votre éditorialiste préféré. Il faudrait doubler le nombre des abonnés pour simplement couvrir les frais d’impression et de routage. Ici vous pourriez nous aider : si chaque lecteur faisait un abonné de plus, notre affaire serait enfin rentable. La réalité est un peu différente : je sais que plusieurs abonnés font des lecteurs en plus, photocopiant la Nouvelle Lettre autour d’eux. Prosélytisme sympathique mais ruineux pour nous !

Ensuite le libéralisme n’est pas une drogue mais une panacée universelle. Il guérit tous les maux de la société contemporaine : chômage, fiscalité, bureaucratie, insécurité, fanatisme. Le drame, comme l’a dit Alain Madelin dans son brillant discours, c’est que l’on fait passer le remède pour le poison et que les Français sont persuadés que tout ce qui ne va pas dans notre pays vient de l’ultralibéralisme, alors que « le problème majeur du libéralisme en France est de n’avoir jamais été vraiment mis en oeuvre », comme le disait un célèbre penseur contemporain qui ajoutait : « A nous de prouver que le libéralisme ça marche aussi en France ».

Ce penseur n’est autre que Jacques Chirac s’exprimant en … 1985.

Enfin le libéralisme n’est pas une drogue parce que loin de conduire les individus à un état second, il les rend à leur nature première, celle de personnes dignes et responsables. A la.différence de l’univers socialiste, la société libérale n’est pas une fumerie d’opium, mais le produit remarquable de l’action humaine, de la rencontre d’hommes créateurs au service de la communauté.

Je ne terminerai pas ce propos d’anniversaire sans dire tout le mérite, tout le travail, tout le dévouement de celui qui m’accompagne dans cette entreprise, mon disciple, collègue et ami Jean Yves Naudet –qui apporte ici toute sa passion pour l’éthique de la liberté. J’ai aussi la chance d’être aidé par Cathy Préaux, qui assure le secrétariat de rédaction, Liliane Debroas, qui veille à la gestion, et le tout petit dernier Emmanuel Martin, qui maîtrise l’informatique de la Nouvelle lettre et du site libres.org. Tous sont des universitaires bardés de diplômes, mais surtout animés de la foi qui renverse les montagnes.

La Nouvelle Lettre est peut-être un régal, elle est surtout un acte de foi.

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

Editorial : Victoire des Black Blocks
Actualité
:
Cinquante ans plus tard - Service national : pour quelle nation ? - Peut-on faire confiance aux iraniens ? 
Connaissance du libéralisme :
La concurrence sauvage
Lu pour vous :
Bertrand Lemennicier, La nation, fétiche politique introuvable


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