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Si le libéralisme n’est pas assez attractif dans notre pays, c’est qu’il n’est pas connu. Pas enseigné, pas pratiqué, le libéralisme est caricaturé.
Ce livret rétablit la vérité : non le libéralisme n’est pas la loi du plus fort, non la propriété n’est pas le vol, non l’intérêt personnel n’est pas l’égoïsme, non l’inégalité n’est pas l’injustice, etc. Au contraire, le libéralisme a une dimension éthique : c’est une doctrine de la dignité de la personne humaine et de l’harmonie sociale.

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Les produits s’échangent contre les produits

Cette formule est aujourd’hui connue sous le nom de « loi de Say ».

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QUARANTE ANS D'ESPOIR PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 11 Décembre 2006 01:00
 Aleps

Voilà juste quarante ans, le 10 décembre 1966, les statuts de l’ALEPS étaient déposés à la Préfecture de la Seine. Son objet : associer la liberté économique et le progrès social. Il fallait expliquer cette alchimie aux Français, au moment où beaucoup d’entre eux, et notamment les jeunes, sous la houlette des intellectuels marxistes, pensaient que seule une révolution prolétarienne pourrait apporter une réponse juste et efficace à la misère physique et morale.

L’ALEPS a déployé tous ses efforts pour diffuser les idées de la liberté : grand Prix André Arnoux, Semaines de la Pensée Libérale, Bulletin Liberté et Progrès, Université d’Eté des Nouveaux Economistes, Nouvelle Lettre, Prix du Livre Libéral, site www.libres.org. Pour autant, le libéralisme a-t-il triomphé en France ? Les libéraux n’ont jamais réussi à convaincre durablement et profondément la classe politique, à quelques exceptions, à quelques occasions près. C’est un échec majeur ; il y a un genre de malédiction politique du libéralisme français, particulièrement ressenti en période électorale, au moment stratégique où devraient se faire les choix de société. 

Témoin de ces 40 années, j’avancerai trois raisons majeures pour lesquelles s’est creusé le fossé entre la classe politique et le libéralisme. Il y a d’abord la « tyrannie de l’électeur médian ». Pour séduire l’électeur médian (celui qui fait pencher la balance) un candidat doit tenir un langage prudent, et ne pas afficher trop ouvertement des convictions qui pourraient heurter celui qui est « en face » et qu’il faut ramener dans son giron. Il faut éviter toute « idéologie », s’abriter derrière un pragmatisme de bon aloi et pratiquer le patchwork électoral. L’électeur médian conduit au candidat médian. Or, le libéralisme implique un engagement, une vision de l’homme et de la société, l’attachement à des principes fondamentaux comme l’état de droit, la subsidiarité, la propriété privée, la responsabilité personnelle, etc. Exit le libéralisme.

Une autre tyrannie a été baptisée par Milton Friedman la « tyrannie du statu quo ». Après quelques années d’Etat Providence (chez nous quelques siècles) le pouvoir politique a multiplié ses créatures, ses clientèles, ceux qui vivent par et pour l’Etat : fonctionnaires, salariés du secteur public, mais aussi tous ceux qui ont su, à travers le jeu des groupes de pression, se faire reconnaître passe-droits, subventions et exemptions. Ils ont tous intérêt à ce que rien ne change. Le candidat se doit donc d’être rassurant, conservateur ; or le libéralisme est plutôt favorable à l’esprit d’entreprise, à l’innovation, au mérite, et il prône l’égalité devant la loi. Exit le libéralisme.

J’évoquerai encore la tyrannie des partis officiels. D’une part, nulle chance de créer un parti nouveau : la loi Balladur sur le financement des campagnes et des partis interdit à de nouvelles formations n’ayant encore aucun élu de recevoir la manne de l’Etat. D’autre part pas question d’avoir la moindre chance de figurer si l’on n’est pas investi par un parti, ce qui permet de mettre tous les candidats au pas, et explique le comportement des élus godillots.

En dépit de cet échec, les libéraux de l’ALEPS ne sont pas résignés. En 1966 il fallait du courage à une poignée d’intellectuels et de chefs d’entreprises pour relever le défi du marxisme. Je m’incline devant la lucidité et le talent de nos fondateurs : les présidents successifs Daniel Villey, Luc Bourcier de Carbon, Albert Garand, les personnalités comme André Arnoux, Jacques Rueff, Gaston Leduc, Pierre de Calan, Raoul Audouin. Leur espoir d’éviter à la France le communisme et le socialisme semblait déraisonnable à l’époque, et les barricades de 1968 auraient eu de quoi les faire renoncer. Ils ont au contraire organisé et animé la riposte, et ils ont gagné. 

Aujourd’hui le défi est tout aussi dramatique. On ne lutte plus seulement contre le marxisme, dont le poison est distillé de façon plus subtile qu’avec les chars de l’Armée Rouge, mais aussi contre la pieuvre étatique qui a prospéré, contre l’ignorance et l’inculture entretenues, contre l’incivisme et l’adoxalisme – comme disait Daniel Villey. Pourtant l’ALEPS est toujours là, après 40 ans sans état d’âme, sans division ni querelle personnelle. J’en remercie particulièrement ceux qui ont enrichi et soutenu cet esprit d’équipe et de concorde à commencer par Roland Drago et Fred Aftalion, Vice-Présidents, les membres du collège présidentiel et Jacqueline Balestier, notre dynamique Secrétaire Générale.

Récemment, à l’initiative de l’ALEPS, les tenants de la liberté se sont unis à nouveau pour dire la vérité aux Français et conduire la classe politique à la lucidité et au courage dont ils ont manqué depuis plus de vingt ans. La conception d’un « guide », présenté aujourd’hui, est un premier pas ; il devrait mener aux bons candidats, et conduire les électeurs vers eux.

Notre espoir est dans un sursaut de la société civile. Voilà que la société politique a atteint un tel seuil de nuisance que l’on pourrait enfin entendre la voix de la société civile. Celle-ci ose maintenant s’exprimer et on trouve un discours nouveau, loin de la pensée unique, sous la plume ou dans la bouche de personnalités du monde économique, social, intellectuel, qui n’ont cure des partis et du politiquement correct.

La France économiquement épuisée, socialement déchirée, moralement ruinée : le défi consiste à la relever. Et de démontrer, comme il y a quarante ans, que la solution est dans la liberté. Elle seule peut rendre aux individus leur dignité, et à la nation son harmonie. La liberté guide notre espoir.

 

 

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Au sommaire du n°1312 du 14 mars 2017


Editorial : Deux foyers majeurs d'irresponsabilité

Conjoncture : La monnaie peut-elle être "souveraine" ?

Spécial présidentielles  : La non-réforme des non-retraites - François Fillon : le soft libéral - François Fillon : c'est de l'abîme que jaillit la lumière

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