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Le chômage est un scandale doublement public. D’une part, il n’a pour origines que des initiatives publiques : politiques budgétaires, monétaires, droit social. D’autre part, il est scandaleux d’avoir tant de chômeurs alors que la science économique donne une réponse claire au défi du chômage . « On a tout essayé contre le chô-mage » disent les gouvernants. Tout, sauf ce qui marche… En 1996 déjà un colloque tenu à Paris par des économistes de renom mondial rappelait cette évidence.

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Pourquoi la croissance de l’Etat ?

Au début du 20ème siècle, Adolph Wagner avait formulé une « loi économique » : les dépenses publiques occupent une proportion croissante du produit national. Une nation plus civilisée appelle un Etat plus dispendieux.

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QUARANTE ANS D'ESPOIR PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 11 Décembre 2006 01:00
 Aleps

Voilà juste quarante ans, le 10 décembre 1966, les statuts de l’ALEPS étaient déposés à la Préfecture de la Seine. Son objet : associer la liberté économique et le progrès social. Il fallait expliquer cette alchimie aux Français, au moment où beaucoup d’entre eux, et notamment les jeunes, sous la houlette des intellectuels marxistes, pensaient que seule une révolution prolétarienne pourrait apporter une réponse juste et efficace à la misère physique et morale.

L’ALEPS a déployé tous ses efforts pour diffuser les idées de la liberté : grand Prix André Arnoux, Semaines de la Pensée Libérale, Bulletin Liberté et Progrès, Université d’Eté des Nouveaux Economistes, Nouvelle Lettre, Prix du Livre Libéral, site www.libres.org. Pour autant, le libéralisme a-t-il triomphé en France ? Les libéraux n’ont jamais réussi à convaincre durablement et profondément la classe politique, à quelques exceptions, à quelques occasions près. C’est un échec majeur ; il y a un genre de malédiction politique du libéralisme français, particulièrement ressenti en période électorale, au moment stratégique où devraient se faire les choix de société. 

Témoin de ces 40 années, j’avancerai trois raisons majeures pour lesquelles s’est creusé le fossé entre la classe politique et le libéralisme. Il y a d’abord la « tyrannie de l’électeur médian ». Pour séduire l’électeur médian (celui qui fait pencher la balance) un candidat doit tenir un langage prudent, et ne pas afficher trop ouvertement des convictions qui pourraient heurter celui qui est « en face » et qu’il faut ramener dans son giron. Il faut éviter toute « idéologie », s’abriter derrière un pragmatisme de bon aloi et pratiquer le patchwork électoral. L’électeur médian conduit au candidat médian. Or, le libéralisme implique un engagement, une vision de l’homme et de la société, l’attachement à des principes fondamentaux comme l’état de droit, la subsidiarité, la propriété privée, la responsabilité personnelle, etc. Exit le libéralisme.

Une autre tyrannie a été baptisée par Milton Friedman la « tyrannie du statu quo ». Après quelques années d’Etat Providence (chez nous quelques siècles) le pouvoir politique a multiplié ses créatures, ses clientèles, ceux qui vivent par et pour l’Etat : fonctionnaires, salariés du secteur public, mais aussi tous ceux qui ont su, à travers le jeu des groupes de pression, se faire reconnaître passe-droits, subventions et exemptions. Ils ont tous intérêt à ce que rien ne change. Le candidat se doit donc d’être rassurant, conservateur ; or le libéralisme est plutôt favorable à l’esprit d’entreprise, à l’innovation, au mérite, et il prône l’égalité devant la loi. Exit le libéralisme.

J’évoquerai encore la tyrannie des partis officiels. D’une part, nulle chance de créer un parti nouveau : la loi Balladur sur le financement des campagnes et des partis interdit à de nouvelles formations n’ayant encore aucun élu de recevoir la manne de l’Etat. D’autre part pas question d’avoir la moindre chance de figurer si l’on n’est pas investi par un parti, ce qui permet de mettre tous les candidats au pas, et explique le comportement des élus godillots.

En dépit de cet échec, les libéraux de l’ALEPS ne sont pas résignés. En 1966 il fallait du courage à une poignée d’intellectuels et de chefs d’entreprises pour relever le défi du marxisme. Je m’incline devant la lucidité et le talent de nos fondateurs : les présidents successifs Daniel Villey, Luc Bourcier de Carbon, Albert Garand, les personnalités comme André Arnoux, Jacques Rueff, Gaston Leduc, Pierre de Calan, Raoul Audouin. Leur espoir d’éviter à la France le communisme et le socialisme semblait déraisonnable à l’époque, et les barricades de 1968 auraient eu de quoi les faire renoncer. Ils ont au contraire organisé et animé la riposte, et ils ont gagné. 

Aujourd’hui le défi est tout aussi dramatique. On ne lutte plus seulement contre le marxisme, dont le poison est distillé de façon plus subtile qu’avec les chars de l’Armée Rouge, mais aussi contre la pieuvre étatique qui a prospéré, contre l’ignorance et l’inculture entretenues, contre l’incivisme et l’adoxalisme – comme disait Daniel Villey. Pourtant l’ALEPS est toujours là, après 40 ans sans état d’âme, sans division ni querelle personnelle. J’en remercie particulièrement ceux qui ont enrichi et soutenu cet esprit d’équipe et de concorde à commencer par Roland Drago et Fred Aftalion, Vice-Présidents, les membres du collège présidentiel et Jacqueline Balestier, notre dynamique Secrétaire Générale.

Récemment, à l’initiative de l’ALEPS, les tenants de la liberté se sont unis à nouveau pour dire la vérité aux Français et conduire la classe politique à la lucidité et au courage dont ils ont manqué depuis plus de vingt ans. La conception d’un « guide », présenté aujourd’hui, est un premier pas ; il devrait mener aux bons candidats, et conduire les électeurs vers eux.

Notre espoir est dans un sursaut de la société civile. Voilà que la société politique a atteint un tel seuil de nuisance que l’on pourrait enfin entendre la voix de la société civile. Celle-ci ose maintenant s’exprimer et on trouve un discours nouveau, loin de la pensée unique, sous la plume ou dans la bouche de personnalités du monde économique, social, intellectuel, qui n’ont cure des partis et du politiquement correct.

La France économiquement épuisée, socialement déchirée, moralement ruinée : le défi consiste à la relever. Et de démontrer, comme il y a quarante ans, que la solution est dans la liberté. Elle seule peut rendre aux individus leur dignité, et à la nation son harmonie. La liberté guide notre espoir.

 

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1343 du 29 novembre 2017

Editorial : Le doux commerce
Actualité
:
Le libéralisme est libéral - La grande cause du quinquennat - Agir : Les constructifs se détruisent
- La leçon africaine d’Emmanuel Macrons
Connaissance du libéralisme :
Liberté et Propriété, la synthèse 
Lu pour Vous :
Assemblée Générale 2017 de l’ALEPS - Hervé Novelli lauréat du Prix Renaissance de l’économie


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