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Le père des néo-classiques

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LA PARTICIPATION RINGARDE PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 09 Octobre 2006 01:00
 Villepin des bois

Dans son désir de faire du " social " et dans le cadre de sa politique du pouvoir d'achat, ou encore pour constituer une épargne indispensable pour couvrir la faillite de la Sécurité Sociale, le gouvernement relance l'idée de la participation des salariés aux résultats de l'entreprise.

Je me suis jadis beaucoup intéressé à la participation, à la demande de Serge DASSAULT qui avait créé l'Association Française de Participation dans les Entreprises. A l'époque, il s'agissait d'analyser les expériences de quelques entreprises pionnières accordant à leur personnel une part importante des profits réalisés. Il fallait savoir si cette pratique volontaire pouvait s'articuler facilement avec les décrets sur la participation obligatoire (dans les grandes entreprises) rédigés par Michel Debré en août 1967. Dans les deux cas, on parlait de " participation ", mais le terme recouvrait des réalités bien différentes :

- ici la participation était imposée par l'Etat, là elle était à l'initiative des entreprises,

- ici la participation ne concernait que les grandes entreprises, là elle existait dans des PME,

- ici la participation s'inspirait d'une politique sociale et d'une idéologie politique, là il s'agissait d'un choix de gestion du personnel.  

Depuis 1967 la situation avait sans doute évolué. D'une part la participation a été progressivement aménagée pour toutes les entreprises de plus de 50 salariés, et la signature d'accords de participation au niveau des entreprises ou des branches permettait d'introduire plus de souplesse que dans le dispositif originaire. D'autre part les modalités fiscales accompagnant le dispositif avaient été affûtées. Au niveau du personnel concerné, la participation avait apporté une meilleure connaissance des réalités comptables de l'entreprise (certaines directions organisant d'ailleurs des stages pour expliquer le mode de calcul de la participation), et dans certains cas la participation avait progressivement pris l'allure d'un treizième, voire d'un quatorzième mois : pas négligeable !  

Mais les ambiguïtés à propos de la participation n'avaient pas disparu pour autant. Aujourd'hui les choses sont claires : c'est sa dimension idéologique et politique qui incite nos dirigeants à promouvoir la participation.  

Du point de vue négatif, cela signifie donc que l'on tourne le dos à une participation inspirée par le seul souci d'associer étroitement le personnel à la bonne marche de l'entreprise, à le motiver dans son travail. La " gestion participative " inventée par les psychologues américains avait conquis certains patrons, et l'entreprise française pouvait rompre avec la " gestion napoléonienne " (Octave Gélinier) sans pour autant verser dans le paternalisme. L'entreprise n'était plus ni l'armée ni la famille. Elle unissait des hommes motivés par un objectif commun, et trouvant dans leurs tâches quotidiennes des occasions d'exercer leur talent individuel et la promesse d'une meilleure rémunération. Ainsi conçue la participation était une forme de libre choix dans la gestion, un choix qui pouvait s'éclairer par des raisons aussi bien morales (recherche de l'harmonie et de l'épanouissement personnel) qu'économiques (productivité et qualification accrues). Ce choix était fait en toute clarté par le patron dans les entreprises individuelles et par les actionnaires dans les sociétés. Le partage des profits, quand ils étaient là, était consenti.  

Du point de vue positif, voici maintenant que l'on ressuscite une vieille idée gaullienne : l'association capital-travail, elle-même sous-produit du marxisme pur et dur. Si l'on prend pour point de départ la lutte des classes et l'opposition naturelle des intérêts des " travailleurs " et des " capitalistes ", on arrive très vite à la " troisième voie " : pour maintenir la paix sociale, il faut forcer les ennemis à aller dans le même sens. Les uns recherchent le profit, les autres n'ont pas de salaires suffisants : que les uns acceptent de partager les profits avec les autres. C'est le programme économique de la Résistance et les idées de Louis Vallon qui ont tiré la France vers cette participation-là.  

Le plus surprenant de l'affaire, c'est que l'on s'accroche encore à ces vieilles lunes soixante ans plus tard. Aujourd'hui on sait que le profit n'est pas un crime contre l'humanité ni une spoliation des salariés, mais la rémunération légitime (et souvent risquée) d'un talent irremplaçable, qui est celui d'entreprendre. Peu importe que ce talent soit exercé par un entrepreneur individuel ou par des dirigeants qui rendent des comptent à des actionnaires : entrepreneur et actionnaires acceptent d'être payés pour leurs initiatives et leur réussite, ils acceptent aussi de perdre leur argent en cas d'échec. Quant aux salaires, si leur niveau n'est pas artificiellement faussé par les interventions intempestives des autorités publiques, ils dépendent (comme les profits) de la satisfaction de la clientèle. Toutes les observations convergent : à terme les entreprises qui réussissent sont celles qui débouchent sur une triple satisfaction : celle du client, celle du personnel, celle des entrepreneurs. Ce sont dans les entreprises les plus profitables sur une longue période que les salaires sont les meilleurs et les emplois les mieux garantis.  

Mais la clientèle électorale et médiatique a d'autres réactions que la clientèle marchande. C'est en attisant la haine de classe, c'est en cultivant le conflit que l'on attire le chaland : syndicats, politiciens et journalistes amoureux de la facilité (ils ne le sont pas tous, heureusement) ne cessent d'expliquer les misères des uns par l'opulence des autres, et de nous proposer un modèle d'humanité divisée, avec les gros et les petits, les riches et les pauvres. Pourquoi pas les parasites, les privilégiés, face à ceux qui travaillent au service de la communauté ? Je ne vois réellement pas pourquoi des gouvernants incultes ou inconscients nous attirent une fois de plus dans le piège de la participation obligatoire. Elle est ringarde, comme la lutte des classe

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1341 du 15 novembre 2017

Editorial : La voix de son maître
Actualité
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Connaissance du libéralisme :
La transmission de la propriété
Lu pour Vous :
La tyrannie de la redistribution


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