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Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

Ce livret destiné à des militants libéraux avait deux objectifs : d’une part, rappeler le contenu du contrat que des candidats libéraux devraient passer avec les électeurs, d’autre part, imaginer deux scénarios de l’alternance : la gauche reconduite en 2002 et en 2007, mais devenue libérale, ou la droite au pouvoir en 2002 et pour longtemps. En fait, la droite a gagné en 2002, mais le scénario « Thatcher » n’a jamais fonctionné, et la gauche reprend le pouvoir en 2012 !

21 pages, gratuit

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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L'OCCIDENT DIVISE PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 18 Septembre 2006 01:00
 US

Bien que la commémoration de l’attentat des tours jumelles soit terminée depuis quelques jours, je ne voudrais pas laisser passer ce cinquième anniversaire sans mesurer l’évolution dramatique qui nous a conduits d’une solidarité spontanée avec le peuple américain à une division profonde de l’Occident. Pourquoi ? Pour combien de temps ?

Au lendemain du 11 septembre 2001, nous étions tous Américains. Pas seulement pour marquer notre sympathie aux victimes de New York et Washington et à leurs familles, mais aussi parce que notre cœur et notre raison se révoltaient au spectacle de la barbarie et du fanatisme. Depuis lors, le fossé n’a cessé de se creuser entre l’administration Bush et plusieurs gouvernements européens. La guerre en Irak a vu la France prendre la tête d’une rébellion contre la «diplomatie unipolaire ». Américains et Anglais se sont trouvés isolés, ne recueillant guère que le soutien de Berlusconi et Aznar. Il y a quelques mois, dans l’affaire du Liban nous avons à nouveau observé la cacophonie diplomatique, opposant les alliés d’Israël à ceux qui ont jugé la réplique disproportionnée et ont exigé (et obtenu) un cessez-le-feu salutaire pour le Hezbollah. En la circonstance l’Europe n’a pas « parlé d’une seule voix », Zapatero et Prodi sont moins atlantistes que leurs prédécesseurs.

Cette division n’a rien de conjoncturel, elle s’inscrit dans un débat plus ancien et plus profond entre deux conceptions de l’Occident. Ces deux conceptions s’opposent d’abord sur le rôle que les Etats-Unis doivent tenir dans le monde. Après la chute du communisme, alors même que l’on croyait à « la fin de l’histoire », les Etats-Unis ont suscité des sentiments de jalousie chez les uns, de revanche chez les autres. Les uns sont les souverainistes européens, inquiets de voir les Américains dominer le monde pour en devenir les gendarmes et la locomotive économique. Les autres sont les déçus du marxisme, du rêve socialiste évanoui, qui n’ont pas tardé à retrouver l’espoir avec la conférence de Rio, l’apparition du mythe du développement durable, la nouvelle lutte des classes entre le Sud et le Nord : de quoi contester l’hégémonie des Etats-Unis. Victimes du succès de Reagan, les Etats-Unis allaient payer leur bonne santé économique, sociale et morale.

Parallèlement la mondialisation, permise par la disparition du bloc communiste, allait révéler l’opposition entre ceux qui acceptaient le libre échange et la libre entreprise, en acceptant aussi ses coûts d’adaptation, et ceux qui ne se résignaient pas à voir le marché coordonner les échanges mondiaux et préféraient le statu quo social issu de la tradition étatiste et dirigiste. C’est l’idée du « capitalisme contre capitalisme » : l’anglo-saxon d’un côté, le rhénan de l’autre. D’un côté la fluidité et le risque entrepreneurial, de l’autre la rigidité et la sécurité sociale. L’Occident devait-il se marier avec la liberté économique ou avec l’Etat Providence ?

Ici la ligne de partage est même passée à l’intérieur de l’Europe, entre la Vieille Europe accrochée à ses privilèges, ses réglementations, ses impôts, ses protections, et la Nouvelle Europe, celle des pays récemment libérés, qui voulait profiter des espaces ouverts à leur volonté de travailler et d’entreprendre. Ainsi l’anti-américanisme s’est-il renforcé du regain de l’anti-capitalisme.

Une troisième fracture est due à la conduite à tenir face aux islamistes fanatiques. Pour George Bush la ligne est simple. De la même façon que les terroristes disent lutter contre le grand Satan américain, le Président des Etats-Unis dit lutter contre l’axe du mal et les Etats voyous, qui menacent la paix et la liberté. Mais certains gouvernements occidentaux, dont celui de la France, rejettent ce manichéisme. Il y a à cela deux raisons. L’une est opportuniste : la peur que des millions de musulmans mal intégrés (pourquoi ? par qui ?) versent au fanatisme et provoquent une explosion sociale, ou encore – moins glorieuse – la peur de perdre quelques sources d’approvisionnement pétrolier. L’autre est philosophique : le relativisme règne en maître sur l’Europe, qui a perdu ses repères moraux et spirituels. L’Europe vit ainsi une crise identitaire, qui l’empêche de voir où est le bien et où est le mal, et qui nie l’existence même de « valeurs occidentales ». Le contraste est frappant avec les Etats-Unis où la majorité de la population est restée fidèle à la liberté religieuse et au respect de la vie, de la liberté et de la propriété.

Quelle sera l’issue du débat ? Pendant combien de temps l’Occident peut-il se permettre de balancer entre deux visions du monde contemporain ? Je ne vois que deux scénarios possibles.
Le premier est celui du chaos et de la troisième guerre mondiale. Il est plausible si l’Islamisme radical inspiré et organisé par l’Iran fait tache d’huile, si les Russes et les Chinois, en quête d’approvisionnements énergétiques, décident de trahir l’Occident dont ils dépendent pourtant aujourd’hui – ce qui heurte certainement leur nationalisme. Et enfin si les Occidentaux continuent à se diviser, comme ils l’ont été à la fin des années 1930.  Comme la seconde, cette troisième guerre mondiale opposera la civilisation à la barbarie (il ne s’agit pas d’un « choc des civilisations » car je ne vois pas en quoi les mœurs des terroristes et intégristes islamistes seraient « civilisées »).

Naturellement je préfère imaginer un scénario moins dramatique, mais qui a ses exigences. Moins dramatique : la pratique des échanges mondiaux rapproche les peuples aujourd’hui hésitants ; les peuples occidentaux prisonniers de leurs politiciens et de leurs lobbies s’en libèrent enfin et construisent leur avenir sur la confiance et la compréhension mutuelle, acceptant la concurrence et la diversité des cultures ; les valeurs universelles soudent les esprits et les cœurs de tous les gens de bonne volonté et les hommes libres ont le courage « d’écraser l’infâme ».

Les exigences sont politiques : cesser de cultiver l’anti-américanisme primaire et de crier à la guerre économique, démasquer le mensonge démagogique. Elles sont morales : honorer la religion de l’amour pour répondre à la religion de la guerre sainte, associer la liberté à la dignité de la personne humaine, avoir conscience de ses devoirs autant que de ses droits. Est-ce trop ?

 

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Au sommaire du n°1322 du 16 mai 2017


Editorial : Un triste gouvernement centriste

Conjoncture : Faut-il reparler des retraites ?

Actualité  : Le 13 mai 2017 - Il ne faut pas désespérer Billancourt…ni la CGT

Spécial présidentielles  : Ecrit au lendemain de la victoire de Hollande, il y a cinq ans - L’Europe, terre d’élection pour Emmanuel Macron - Premier entretien avec Edouard Philippe - Emmanuel Macron serait-il Tony Blair ?

Lu pour vous : Pan sur le bec - Il y a libéralisme et libéralisme

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