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Le chômage est un scandale doublement public. D’une part, il n’a pour origines que des initiatives publiques : politiques budgétaires, monétaires, droit social. D’autre part, il est scandaleux d’avoir tant de chômeurs alors que la science économique donne une réponse claire au défi du chômage . « On a tout essayé contre le chô-mage » disent les gouvernants. Tout, sauf ce qui marche… En 1996 déjà un colloque tenu à Paris par des économistes de renom mondial rappelait cette évidence.

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Socialiste et  macro-économiste

Issu de Cambridge et élève d’Alfred Marshall, John Meynard Keynes emprunte aux marginalistes les concepts d’équilibre général et de courte période. Mais il appartient aussi à la Société Fabienne, qui regroupe les socialistes réformateurs anglais. A ce titre, il ne croit pas aux vertus habituellement prêtées à l’économie de marché par ses prédécesseurs néo-classiques.

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LA RENTREE LIBERALE PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 04 Septembre 2006 01:00
 Programme de rentrée

Début septembre la tradition française est celle de la rentrée " sociale ". Elle traduit parfaitement le mode de fonctionnement de notre pays : syndicats, corporations, minorités et collectifs dominent la vie politique, et la vie politique empoisonne les relations entre les Français et perturbe l'économie. Au début de chaque année, tous ces braves gens entendent clamer haut et fort que c'est la rue qui fait la loi. Ils signalent qu'ils sont prêts à redémarrer et à multiplier revendications, manifestations, pétitions, voire séquestrations et agressions.

Cette rentrée ressemblera sans doute aux autres, bien que le gouvernement ait mis dans la balance ce qu'il fallait de démagogie pour espérer calmer les esprits : rallonge des allocations de rentrée scolaire, bons de transport, autres gadgets destinés à conforter la " cohésion sociale ". Parallèlement une grande négociation sur la meilleure façon de négocier va occuper les partenaires sociaux : centrales syndicales et patronales vont chercher des moyens pour améliorer le mythique " dialogue social " et notamment canaliser le droit de grève. Les tentatives précédentes ont révélé qu'un tel objectif est hors de portée du moment où les leaders syndicaux de la CGT et de FO sont avant tout des adeptes de la lutte finale, et où l'Etat vient se mêler d'affaires qui ne le concernent pas et pèse toujours du même côté : n'a-t-il pas le devoir de garantir la justice sociale contre la rapacité des entrepreneurs ?

La conjoncture électorale peut donner cette année un relief particulier à la rentrée sociale : les lobbies syndicaux et associatifs voudront rappeler qu'une campagne présidentielle ne peut se faire sans eux. Ils voudront encadrer et accompagner les candidatures, et faire monter les enchères de la démagogie - déjà amorcées aussi bien à droite qu'à gauche.  

Tout cela est bien connu, et ne justifierait pas votre attention. En revanche, l'élément nouveau de cette rentrée pourrait bien être la réapparition des idées libérales dans le débat public. J'observe que sous la houlette de Laurence PARISOT le Medef, au cours de son Université d'Eté, a marqué sa volonté de faire pression sur les candidats pour qu'ils prennent enfin en compte les réalités des entreprises françaises, leur difficulté à créer des emplois et leur perte de compétitivité dues au harcèlement fiscal, social et réglementaire qu'elles subissent.

Pour ne pas être en reste et pour enrichir le débat notre propre Université s'est terminée, comme annoncé, par la présentation du Guide du candidat. Il montre la voie des réformes à réaliser d'urgence pour éviter l'explosion sociale et la ruine économique qui s'annoncent en France.

Notre Université a connu, une fois de plus, un grand succès - soigneusement étouffé par la presse comme il se doit. Le discours introductif du président Vaclav KLAUS a été porteur d'un message d'espoir pour l'Europe : non l'Europe n'est pas condamnée à une union politique aussi nuisible qu'inefficace, oui elle peut être l'occasion d'amorcer des changements décisifs dans la plupart des pays, qui n'ont pas encore entrepris les réformes indispensables pour s'adapter aux exigences de la mondialisation et répondre aux aspirations de liberté et de promotion sociale de peuples sous le joug communiste et socialiste depuis si longtemps. Bien évidemment cette Europe de la libération serait la bienvenue en France, la plus vieille des nations de la vieille Europe.

C'est bien dans ce contexte national et européen que les libéraux entendent alerter les électeurs et les candidats au cours des mois à venir. Les Français courent aujourd'hui des risques dont ils ne sont pas tous, ou pas toujours conscients. Peut-on s'accommoder d'une société où la vraie " fracture sociale " est entre public et privé, entre privilégiés et assujettis ? Peut-on trouver une solution au dramatique problème de l'immigration et de l'intégration sans refondre le système de protection sociale, sans donner aux valeurs de civilisation la place qu'elles devraient avoir dans les écoles et les médias ? Peut-on sacrifier la jeunesse en la préparant au chômage, au nivellement, et au paiement d'une énorme dette publique et sociale contractée par les aînés ? Peut-on réduire les futurs retraités à la misère ?

A ma connaissance, seuls les libéraux ont la lucidité et le courage de poser les vraies questions, de dire la vérité aux Français endormis et épuisés par les discours politicien. Seuls ils proposent les vraies solutions, issues de la réflexion théorique et de l'expérience pratique de nombreux pays qui naguère étaient dans la même situation que le nôtre. Nous pouvons tenir un discours clair et net parce que nous avons su garder notre totale indépendance d'esprit. Nous ne faisons la course pour aucun candidat, aucun parti. Seules nos convictions nous guident. Bref, nous essayons d'être des hommes libres, et responsables.  

Notre seule crainte est celle-ci : y aura-t-il un vrai débat ? Certains d'entre nous redoutent que nos efforts ne soient vains, parce qu'en fin de compte, comme en 2002, la campagne et le vote pourraient se ramener à des choix caricaturaux sur des thèmes et des clivages artificiels. Le choix d'un homme, d'un camp, d'un parti ne tient pas lieu de choix de société. C'est un simple acte de foi, une confiance aveugle qui très rapidement se révèle trompée: passée la fête passé le saint.

Je vous engage donc à suivre avec attention cette rentrée libérale, et à participer avec détermination aux efforts que nous voulons mener pour réclamer un vrai débat, et pour y faire entendre le message libéral traduit en mesures concrètes, en réformes profondes. Liberté oblige.

 

Veille de campagne

Flashes du jour

Fort heureusement, la mise en examen de Pénélope Fillon, à la suite d’une instruction « à charge » et d’une « célérité inhabituelle » (Me Cornut-Gentil) a eu peu d’écho puisque les médias ont été occupés à commenter : le choix de Valls, la lettre de divorce des Anglais avec l’UE, la défaite de la France face à l’Espagne.

 

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Manuel Valls votera Macron

(Bourdin, 8 :30) : ce n’est pas un ralliement (dont visiblement Macron déclare n’avoir rien à faire, il reste le « maître de l’horloge »), mais un devoir national pour barrer la route à Marine Le Pen.

 

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L’île de la Guyane

Macron a évoqué « l’île de Guyane » : ignorance ou lapsus ? A trop parler on finit par dire n’importe quoi. Voilà de quoi inspirer confiance !

 

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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1312 du 14 mars 2017


Editorial : L’illusionniste

Conjoncture : Le CAC à 5000 : reprise ou bulle ?

Actualité  :Angela Merkel ne sa laisse pas impressionner - Ecosse, Irlande : les dégâts collatéraux du Brexit - Quelles leçons des élections aux Pays-Bas ?

Spécial présidentielles  : La campagne serait-elle enfin commencée

Actualité libérale  : Davantage présents dans la campagne

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Revue des Livres

Jacques De Guenin

Œuvres complètes de Bastiat

Le livre à lire cette semaine n’est pas celui d...

Pascal Salin

FREDERIC BASTIAT PERE DE LA SCIENCE ECONOMIQUE MOD...

Vous pourrez tomber à votre tour sous le charme d...