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Si le libéralisme n’est pas assez attractif dans notre pays, c’est qu’il n’est pas connu. Pas enseigné, pas pratiqué, le libéralisme est caricaturé.
Ce livret rétablit la vérité : non le libéralisme n’est pas la loi du plus fort, non la propriété n’est pas le vol, non l’intérêt personnel n’est pas l’égoïsme, non l’inégalité n’est pas l’injustice, etc. Au contraire, le libéralisme a une dimension éthique : c’est une doctrine de la dignité de la personne humaine et de l’harmonie sociale.

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Un nouveau monde de science et d’industrie

Saint Simon « le dernier des gentilshommes et le premier des socialistes » (se définissait-il modestement) partage l’idée d’Auguste Comte : avec le XIXème siècle le monde est entré dans une ère scientifique.

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Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 19 Juin 2006 01:00
 Le cirque royal

J’ai été atterré par les résultats du sondage BVA Figaro LCI publiés vendredi dernier, qui donnait les réponses d’un échantillon représentatif des électeurs français aux questions posées sur le « projet socialiste ». Je crois nécessaire d’y revenir, même si une semaine complète est déjà passée : pas de raison pour que l’opinion des Français ait changé en si peu de jours. Hélas !

Après cette première réaction de stupeur, j’ai cherché des explications logiques à ce qui peut paraître aberrant à un esprit cartésien. Je vous en proposerai quelques-unes, mais je retiens finalement celle-ci : il nous faut d’urgence proposer aux Français un vrai programme alternatif qui puisse les faire rêver à la liberté.

Il y a bien de quoi être stupéfait. Globalement, tout le monde applaudit des deux mains au projet socialiste. 92% des sondés approuvent le développement des services publics dans le domaine de la petite enfance et de la formation. Cela prouve d’une part que les Français préfèrent confier leurs enfants à l’Etat, à la crèche municipale plutôt que de s’en occuper, d’autre part qu’ils n’ont tiré aucune leçon du système public de formation, qui a totalement échoué à adapter les jeunes et les autres aux exigences actuelles de la vie économique, fabriquant une génération entière de sous-qualifiés et de chômeurs.

82% des sondés sont d’accord pour le SMIC à 1.500 euro. Ils ignorent sans doute que le SMIC est parmi les plus efficaces facteurs de chômage, et que son relèvement pénalise par priorité les gens peu qualifiés, les jeunes et les femmes. D’ailleurs, si la hausse du SMIC avait de telles vertus économiques et sociales, stimulant la croissance et réduisant les inégalités, pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Les Verts, plus éclairés, proposent 1.800 euro. Qui dit mieux ?

68% des citoyens acceptent le vote dans les consultations municipales des immigrés installés chez nous depuis 3 ans. Pourquoi pas, s’ils payent des impôts et ne recherchent pas des privilèges ? Mais j’en doute…

Les homosexuels sont les bien aimés des sondés : 60% des Français sont en faveur des mariages gays et 48% pour leur reconnaître le droit à l’adoption. La famille et la démographie françaises vont s’en trouver sans doute confortées.

Dans le domaine des réformes économiques, 56% sont pour la fusion de l’impôt sur le revenu et de la CSG, pour évidemment accentuer la progressivité des prélèvements, faire payer un peu plus les « riches » et exonérer un plus grand nombre de « pauvres ». Il faut bien sûr supprimer le CNE : il a le tort de créer des emplois ! Pour couronner le tout, renationalisons EDF (52%).

Ce qui est ahurissant c’est que ces réponses ne font pas apparaître un écart sensible entre les sympathisants de gauche et ceux de droite, bien qu’évidemment les premiers soient plus proches du projet du PS. On notera aussi que les gens de droite, pour les deux tiers, estiment que le Parti Socialiste au pouvoir ne ferait ni mieux ni moins bien que le gouvernement actuel.

Voilà d’ailleurs une première explication : à force d’avoir des gouvernants de droite qui font une politique de gauche, les gens ont perdu tout repère et toute lucidité. On peut leur demander n’importe quoi : ils sont d’avance résignés, ils n’ont plus rien à perdre.

Une deuxième explication est que l’esprit des Français est déjà complètement acquis au projet socialiste, parce qu’il est imprégné en permanence de discours, de thèmes socialistes, et parce qu’un consensus national s’est peu à peu formé autour de quelques idées simplistes mais fortes : les services publics « à la française » sont une bonne chose, la distribution de pouvoir d’achat allie l’efficacité économique et « la justice sociale » et pour s’enrichir il suffit de voter des salaires plus élevés, la réforme fiscale ne peut être à base de « cadeaux faits aux riches ». Ces leitmotivs ont été repris dans tous les médias et par la plupart des politiciens, tous partis confondus. Les Français sont entrés en socialisme sans l’avoir voulu, sans l’avoir su. Aujourd’hui si on leur fait subir un test de virus socialiste ils sont séro-positifs.

Vient alors la troisième explication : les Français n’ont pas reçu l’antidote libéral, ils ont échappé à la campagne de vaccination menée dans la plupart des pays libres. La pensée libérale n’a aucune expression politique : aucun leader, aucun parti. Tous les gens de gauche, et beaucoup à droite, pensent que nous sommes immergés dans « l’ultra-libéralisme » alors que nous nous noyons dans le collectivisme et l’étatisme. Comme ils n’ont jamais entendu Mozart ni Verdi, ils n’aiment pas l’opéra. L’ignorance du libéralisme, c’est l’ignorance non seulement des lois élémentaires de l’économie, qui exigent la libre entreprise et le libre échange, mais aussi des principes de l’harmonie sociale, à base d’état de droit, de respect du droit naturel et de solidarité volontaire.

La quatrième et dernière explication, à laquelle je me tiendrai finalement, c’est que les libéraux n’ont pas encore su faire passer leurs idées dans le grand public. Il est vrai qu’ils ne peuvent pas compter sur les hauts parleurs que sont les politiciens et les journalistes, tous hostiles ou ignorants. Mais comment présenter le libéralisme dans toutes ses dimensions, et le résumer dans un programme simple ? Plusieurs tentatives ont été faites dans le passé, je pense notamment aux initiatives de l’ALEPS en 1974, 1986 et 1993, en peine perdue ; je pense aux livres couronnés par notre Grand Prix Annuel, et notamment à celui du président du jury, Pascal Salin (« Libéralisme »). Mais il faut sans doute remettre notre ouvrage sur le métier. Je m’y emploie avec quelques autres, et peut-être pourrons-nous vous dire bientôt : « Demandez le programme ! » Si vous nous aidez à le diffuser, les sondages pourraient peut-être s’infléchir… Le ferez-vous ?

 

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Au sommaire du n°1326 du 13 juin 2017


Editorial : Les abstentionnistes avaient leurs raisons

Conjoncture : La bourse ou la banque : un choix remis en cause

Actualité  : Theresa May à Paris

Spécial présidentielles  : Bayrou citoyen - Déjà un député en infraction - Pour comprendre la pensée d’Emmanuel Macron

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