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D’Aristote à René Girard, ils ont abordé les thèmes de l’éternel humain : la nature de l’homme, son destin, sa conscience, la liberté, le pouvoir, la religion, la vie, la vérité, etc. Dans une société où le paraître l’emporte largement sur l’être, se rapprocher des philosophes nous aide à retrouver ce qui importe à long terme, ce qui est le fond de notre humanité et ce qui donne valeur à notre liberté.

64 pages, 30 portraits, 5€

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Le père des néo-classiques

Après la « révolution marginaliste » qui avait pris des allures fort différentes dans les œuvres de Jevons, Walras et Menger, il fallait sans doute le talent pédagogique d’Alfred Marshall pour proposer un schéma d’exposition simple des principes de la science économique.

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DU DECLIN A LA RENAISSANCE PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 12 Juin 2006 01:00
 Radars

« Pourquoi la France ne fait plus rêver » : c’est le titre du dernier ouvrage de Guy MILLIERE, un recueil de pensées qui s’inscrit dans le prolongement de « Cet Etat qui tue la France » de Nicolas LECAUSSIN, et du non moins célèbre « La France qui tombe » de Nicolas BAVEREZ. C’est dire que nous ne manquons pas de « déclinologues » de qualité.
Voici d’ailleurs que Madame Laurence PARISOT et le MEDEF publient cette semaine un bilan de l’économie française d’où il ressort que l’Hexagone n’est pas attractif et que nos entreprises, pénalisées par le poids de l’Etat et la législation sociale, souffrent dans la compétition mondiale.
Comme la plupart d’entre vous lisent mes éditoriaux depuis plusieurs années, sinon plusieurs décennies, vous n’avez aucun mal à me classer également parmi les déclinologues.

Et je suis fier de l’être, en dépit des accusations que le Premier Ministre et certains autres ne cessent de porter contre ceux qui ont la naïveté ou la lucidité de vouloir dire la vérité sur l’état actuel de notre société et son évolution. Etre déclinologue, c’est le contraire d’être politiquement correct, puisque la doctrine officielle est de clamer que tout va très bien, en dépit des déficits, des émeutes, de la criminalité, des scandales, des grèves et des faillites.

Etre déclinologue, c’est dire la vérité, mais c’est aussi dire l’espoir.

La vérité ? Un produit rare dans les médias et le débat public. Je prends au hasard quelques histoires racontées ces derniers jours. Bercy publie des chiffres démontrant que la France est une « terre d’accueil des investissements internationaux » : en effet il ne manque pas de capitaux étrangers pour acheter à vil prix quelques fleurons de notre patrimoine que les Français sont acculés à liquider pour survivre… ou s’en aller ailleurs. Messieurs VILLEPIN et BORLOO se disputent la paternité d’une réduction statistique du chômage, alors qu’aucun emploi n’a été créé dans le secteur marchand, et que les emplois publics ou aidés portent en germes une nouvelle vague de chômeurs. Le Ministre de l’Intérieur est content de lui, alors que les agressions et violences sur les personnes ont fait un bond spectaculaire. La Sécurité Sociale aurait été sauvée par la réforme de l’assurance maladie mais les hôpitaux fonctionnent mal, les médecins et les infirmiers disparaissent. Quant au déficit global de notre chère Sécu il ne serait que de 11 milliards alors qu’on prétendait revenir à l’équilibre. On a toujours nié l’explosion du régime des retraites et refusé la capitalisation, mais aujourd’hui on envisage sérieusement de remettre les séniors au travail pour qu’ils puissent vivre décemment. Enfin la France donnerait l’exemple de la solidarité et du développement durable en taxant les billets d’avion, et serait une nation de référence dans la diplomatie mondiale, alors que notre voix n’est plus entendue ni en Europe ni ailleurs, parce que notre Président nous a déconsidérés par ses amitiés suspectes avec les dictateurs, par son altermondialisme, par son nationalisme qui fait écho au « patriotisme économique ».

Du côté de l’opposition, le mensonge est aussi le mode préféré de communication. Toute réforme timidement lancée et promptement retirée est présentée comme une victoire de l’ultra-libéralisme et une atteinte aux droits acquis. Au lieu de voir les problèmes français comme la conséquence inéluctable des rigidités, des privilèges et des protections, c’est la mondialisation qui est mise en accusation. Madame ROYAL fait des réserves sur les 35 heures mais elle demeure attachée à leur maintien. Elle plaide pour le retour à l’ordre et à la responsabilité des parents, alors qu’elle a été naguère l’une des inspiratrices des attaques contre la famille. Elle veut séduire la droite tout en proclamant sa fidélité à la gauche. En face, ceux de la droite ne désespèrent pas de séduire la gauche. A coup sûr les mois à venir seront marqués par la langue de bois et la désinformation !

Ainsi les Français sont-ils soumis au mensonge permanent. Les premières victimes sont les jeunes, que l’on entretient dans l’utopie d’une société sans risque, sans effort et sans responsabilité. Le président de la Sorbonne vient à point nommé rappeler que cette jeunesse est manipulée, gaspillée, et inadaptée. Or les jeunes, plus que les autres, ont besoin d’espoir.

Je prétends que les déclinologues, les vrais, leur apportent cet espoir. Dans la plupart des ouvrages qui traitent du mal français, il est fait référence à ce qui se pratique ailleurs, dans le monde anglo-saxon tant haï (le mensonge est évidemment passé par là), ou chez des peuples qui ont notre sympathie – comme les Canadiens. Le premier espoir, c’est de renoncer à l’exception française et d’accepter les lois universelles de la prospérité économique et de la paix sociale. Ces lois sont celles de la liberté et de la responsabilité.

Les déclinologues disent encore qu’il y a déclin quand il y a perte de la foi, quand triomphe le relativisme, quand on n’a plus aucune certitude, plus aucune valeur morale et spirituelle de référence. Quand se détruisent les cellules de la société que sont les familles, les communautés, quand la société civile est écrasée par l’omniprésence de la société politique, quand on cherche des boucs-émissaires et quand la peur s’installe. Le deuxième espoir c’est donc de retrouver l’éthique de la civilisation, le respect de la vie, la fidélité dans les engagements, c’est d’accepter les différences tout en honorant les permanences : permanence de la dignité de la personne humaine, permanence de l’esprit de service et d’échange. Voilà qui requiert éducation, formation, savoir, travail : sources de libération de l’abrutissement et de l’anéantissement collectifs, sources d’épanouissement personnel.

Ainsi, dire l’espoir, c’est aussi dire le chemin de la vérité. Dénoncer le mensonge, c’est bien. Expliquer comment passer du déclin à la renaissance, c’est mieux.

 

 

 

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