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Pas de sérieuse diminution des dépenses publiques sans réduction du périmètre de l’Etat. Des privatisations généralisées ne nuisent pas à la santé, ni à l’éducation, ni aux communications, ni aux retraites de la population : c’est tout le contraire, comme le prouvent les réformes pratiquées en Allemagne, en Grande Bretagne, en Scandinavie, en Europe Centrale ou au Canada, il est facile, confortable et économique de se passer de l’Etat dans beaucoup de domaines.

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L’économie mathématique

Les études d’ingénieur de Léon Walras l’ont conduit à rêver d’une science économique qui serait plus rigoureuse, parce qu’elle utiliserait un langage mathématique. Comme Jevons, Walras utilise le principe du « calcul à la marge » pour expliquer la logique des choix individuels.

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IMMIGRATION : LE FAUX DEBAT PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 08 Mai 2006 01:00
 Immigration choisie

Je m’inquiète à propos du débat actuel sur l’immigration, pour deux raisons.

La première c’est que je crains que l’élection présidentielle ne se fasse que sur ce thème, occultant tous les autres problèmes majeurs de la société française. En 2002, avec une campagne qui a tourné autour de la sécurité, Jacques CHIRAC a reçu un chèque en blanc, puisqu’il n’a pris aucun autre engagement à l’égard d’un électorat hétéroclite. On voit aujourd’hui ce qu’il a fait de ce chèque ! Ne va-t-on parler que d’immigration pendant un an, alors que le chômage, la protection sociale, l’éducation nationale, la dette publique, la réforme de l’Etat et le futur de l’Europe seraient laissés à la géniale improvisation de politiciens élus par des Français qui n’auront pas été vraiment consultés ni même alertés sur ces questions ?

Je m’inquiète à propos du débat actuel sur l’immigration, pour deux raisons.

La première c’est que je crains que l’élection présidentielle ne se fasse que sur ce thème, occultant tous les autres problèmes majeurs de la société française. En 2002, avec une campagne qui a tourné autour de la sécurité, Jacques CHIRAC a reçu un chèque en blanc, puisqu’il n’a pris aucun autre engagement à l’égard d’un électorat hétéroclite. On voit aujourd’hui ce qu’il a fait de ce chèque ! Ne va-t-on parler que d’immigration pendant un an, alors que le chômage, la protection sociale, l’éducation nationale, la dette publique, la réforme de l’Etat et le futur de l’Europe seraient laissés à la géniale improvisation de politiciens élus par des Français qui n’auront pas été vraiment consultés ni même alertés sur ces questions ?

La deuxième raison, c’est que je ne suis pas sûr que le problème de l’immigration se ramène quant au fond au simple choix entre immigration subie et immigration choisie. J’ai même le sentiment que l’immigration n’est que la face visible des maladies de la société française, et qu’il faudrait s’occuper des maladies aussi bien que des symptômes. Ramené aux modalités de contrôle des gens à la frontière et aux conditions de leur séjour sur le territoire français, le débat sur l’immigration est un faux débat. Le vrai débat revient à se poser la question : comment un droit individuel peut-il engendrer un fléau social ?

Le droit individuel de circuler est incontestablement l’une des bases de la liberté. Les dictateurs interdisent de se déplacer, de quitter un pays ou d’y entrer. L’émigration est une libération : elle soustrait l’individu à l’esclavage de son Etat. En sens inverse l’immigration ne peut devenir un esclavage : l’étranger a droit au respect de sa vie, de sa dignité, de sa propriété. Ces principes libéraux élémentaires ne font pas oublier qu’il n’y a pas de droit sans devoir. Le fait d’être étranger ne donne pas tous les droits, et il est normal que l’on se soumette aux règles sociales de la communauté à laquelle on demande asile ou accueil. Dans une démocratie, il doit y avoir « isonomie », comme disait Hayek : la même loi pour tous.

Pourquoi les Français ont-ils, à juste titre et sans être xénophobes ou racistes, le sentiment que certains étrangers ont un comportement « anormal », c'est-à-dire ne respectent pas la règle du jeu ? Parce qu’ils se rendent compte qu’une grande partie des immigrés ne sont pas en France pour y apporter leur travail ou leur talent, ni même pour fuir un régime dictatorial, mais bien plutôt pour vivre aux dépens des autres et au mépris de la loi. Pourtant les étrangers ne font que s’aligner sur nombre de nos compatriotes « Français  de souche » qui ont compris l’avantage de vivre en parasite dans une société où règne l’Etat Providence. Venir en France pour faire comme certains Français : toucher des allocations, se livrer à de petits (ou grands) trafics, exercer un chantage permanent à la précarité ou à l’exclusion. Réduisez l’Etat Providence, mettez fin aux cadeaux faits avec l’argent des autres, et tout ce qui vous paraît aujourd’hui abusif et artificiel dans l’immigration disparaîtra. Les étrangers peuvent aujourd’hui consommer des « biens publics » sans les payer. Gary Becker suggère de conditionner l’entrée dans le pays à l’acquittement d’un droit d’entrée, quitte à ouvrir un crédit remboursé sur les revenus que gagnera l’immigré.

Voici d’ailleurs un autre aspect du problème : si tout le monde ne vivait que du fruit de son travail, de son épargne ou de son entreprise, l’intégration des immigrés se ferait tout naturellement. Car c’est dans les relations de travail, dans l’échange marchand que se forgent les amitiés, que se brassent les cultures. Aux Etats-Unis et dans les grands pays « neufs » les gens savent que pour se faire une place dans la société il faut y mettre du sien. Chez nous, la place est réservée pour n’importe qui veut s’installer, peu importe ce qu’il fait. Voilà pourquoi nos hommes politiques imaginent de limiter le nombre de places mais pas leur gratuité.

Ainsi l’immigré devient-il quelqu’un qui prend au lieu de devenir quelqu’un qui apporte. Petit fils d’immigrés italiens, je sais très bien que mes grands parents ne sont pas venus en France pour bénéficier d’une Sécurité Sociale qui n’existait pas à l’époque. Ils se sont naturellement intégrés à la société française, s’obligeant à parler le français à la maison, travaillant dur et épargnant, veillant avec soin à l’éducation et au travail scolaire de leurs enfants. Faisons toute la différence avec ce que l’on connaît aujourd’hui. RMI, allocations logement, prestations familiales : des revenus suffisants pour vivre médiocrement, mais sans travailler. Une couverture sociale complète. Des logements ghettos, foyers de bruit, de violence, de déviances : on les appelle « logements sociaux ». Une école où l’on n’apprend rien, et surtout pas la politesse, le travail ou le respect des autres. Couronnant le tout, une économie d’où l’on évacue la concurrence, l’émulation et le service des autres pour leur substituer le monopole, le statut et le service public. Ce serait bien un miracle si notre pays arrivait à intégrer quiconque aujourd’hui ! Les étrangers de qualité l’ont compris : aujourd’hui ils oublient de s’installer chez nous, même quand ils y ont étudié.

Les autorités ecclésiastiques se sont émues du projet « d’immigration choisie ». Elles ont eu raison s’agissant de condamner une discrimination positive – une de plus : ce ne sont pas les Etats qui disent qui est bon et utile pour le pays, et qui est « jetable », c’est le marché qui fait apparaître les opportunités d’embauche, en qualité et en quantité. Mais, sur le plan de l’accueil et de l’amour de l’étranger, ils ne peuvent être le fait que de la charité spontanée des Français et de leurs familles et non pas de l’octroi irresponsable de « droits sociaux » qui sont les inventions diaboliques de « l’Etat de l’Assistance » dénoncé par Jean Paul II.

Un dernier mot enfin : l’une des sources de l’immigration artificielle est la misère des pays d’Afrique. Mais, là encore, trouvez l’erreur : c’est l’absence de liberté, et de liberté économique, qui enferme ces peuples dans l’esclavage et le dénuement. Hélas, nos gouvernements n’ont cessé de soutenir ces dictateurs étatistes et socialistes qui ont les faveurs de notre diplomatie du moment pourvu qu’ils restent dans le giron de l’illusoire « francophonie ».

Je peux en conclure que l’immigration n’est pas une affaire de police, mais un avatar de la société française, malade de son étatisme socialiste. Vrai débat : libéralisme ou socialisme ?

 

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Au sommaire du n°1330 du 11 juillet 2017


Editorial : La Reconquête

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