Commandez

Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

 

Si le libéralisme n’est pas assez attractif dans notre pays, c’est qu’il n’est pas connu. Pas enseigné, pas pratiqué, le libéralisme est caricaturé.
Ce livret rétablit la vérité : non le libéralisme n’est pas la loi du plus fort, non la propriété n’est pas le vol, non l’intérêt personnel n’est pas l’égoïsme, non l’inégalité n’est pas l’injustice, etc. Au contraire, le libéralisme a une dimension éthique : c’est une doctrine de la dignité de la personne humaine et de l’harmonie sociale.

36 pages, 5€

Bulletin de commande

Portait

Le père des néo-classiques

Après la « révolution marginaliste » qui avait pris des allures fort différentes dans les œuvres de Jevons, Walras et Menger, il fallait sans doute le talent pédagogique d’Alfred Marshall pour proposer un schéma d’exposition simple des principes de la science économique.

Lire la suite...
EUROPE : VERS UNE NOUVELLE DONNE ? PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 24 Avril 2006 01:00
 Europe

Trop occupés avec nos lycéens et nos syndicalistes, trop étonnés par le comportement de notre classe politique, nous n’avons peut-être pas mesuré à son exacte portée le résultat des élections italiennes. La victoire étroite du professore sur le cavaliere ne concerne pas que les Italiens, elle modifiera peut-être la donne européenne.

Trop occupés avec nos lycéens et nos syndicalistes, trop étonnés par le comportement de notre classe politique, nous n’avons peut-être pas mesuré à son exacte portée le résultat des élections italiennes. La victoire étroite du professore sur le cavaliere ne concerne pas que les Italiens, elle modifiera peut-être la donne européenne.

Or l’Europe nous concerne dans le quotidien de notre vie économique et sociale. L’actualité française ne s’arrête pas aux contours de l’Hexagone, et c’est précisément cette ignorance, volontaire ou non, de notre environnement européen qui explique les réactions extrêmes contre toute réforme véritable. Nous croyons faire fi des contraintes que nous subissons du fait irréversible de notre intégration dans un système économique mondial, et nous feignons de croire que nos engagements européens (les vrais, ceux qui datent du traité de Rome) ne sont que de vagues incitations à quelques amendements mineurs. La réalité est différente : nous sommes aujourd’hui, comme dans le passé, liés au destin de nos partenaires immédiats. Plusieurs évènements de la semaine nous le rappellent, vous en trouverez les échos dans cette Lettre, qu’il s’agisse de nos services publics (SNCF ou EDF) ou de notre « patriotisme économique », Bruxelles nous enjoint de rentrer dans le rang et de respecter une législation européenne que nous avons en grande partie souhaitée, et à laquelle nous nous sommes d’avance soumis. Au-delà de l’aspect formel et juridique, les directives et pressions européennes déplaisent chez nous simplement parce qu’elles nous amènent au libre échange, cette machine à faire voler en éclats les protections surannées, les privilèges injustifiés et les routines confirmées.

Mais, précisément, la face de l’Europe ne va-t-elle pas changer après ces élections italiennes ? Je le crains, mais tout n’est pas encore joué, et je n’ose pas imaginer un scénario catastrophe pour la cause de la liberté  en Europe.

L’avènement de ZAPATERO en Espagne avait été un premier virage d’autant plus important que José Maria AZNAR avait réellement tiré l’Europe vers le libéralisme et l’atlantisme. Mais apparemment, à ce jour, la ligne espagnole n’a guère été infléchie dans le domaine économique, même si elle s’est révélée révolutionnaire à d’autres égards (et notamment concernant la famille). La non-victoire d’Angela MERKEL a été un second coup de semonce. Prisonnière de la « grande coalition », la chancelière allemande est à nouveau orientée vers l’axe Paris-Berlin et le constructivisme centralisateur européen. Il ne fait aucun doute que Romano PRODI va rejoindre le camp des européistes qui rêvent d’un gouvernement européen disposant d’un véritable pouvoir, avec de vraies administrations et de vrais impôts. On comprend que Jacques CHIRAC et les étatistes hostiles à « l’Europe des marchands » aient  applaudi au succès du professore.

Ce que CHIRAC ne peut faire, PRODI peut-il le réussir ? Je remarque tout d’abord qu’il aura du mal à s’imposer dans son propre pays. La coalition qu’il mène est pour le moins hétéroclite, et il a le choix entre satisfaire sa gauche extrême et  s’aliéner les sociaux démocrates et centristes européens (notamment les Allemands) ou rester dans la ligne giscardienne et faire éclater son gouvernement.

J’observe ensuite que si la vieille Europe reste attachée au modèle rhénan et ne veut pas d’une Europe libre-échangiste, l’Angleterre et les nouveaux venus dans l’Union ne se laisseront pas impressionner par les champions de l’étatisme et du chômage. Enfin et surtout, je ne vois pas comment les hommes politiques européens pourraient durablement aller contre les lois de l’économie, qui reprennent vigueur dans un contexte mondialisé.

Les jeux sont donc loin d’être faits. Nul doute que ce qui va se passer en Italie, mais aussi en France, au cours des prochain mois, aura une grande importance immédiate, même si à long terme je ne peux croire à « l’Europe forteresse ». Puisque les libéraux français se sont fait un devoir d’éclairer une opinion publique manipulée et anesthésiée, vous trouverez normal que nous consacrions notre prochaine Université d’Eté de la Nouvelle Economie (à Aix en Provence, comme toujours depuis vingt neuf ans, du 27 au 30 août) au thème : « Le futur de l’Europe : concurrence ou harmonisation ? ». Nous inviterons évidemment des personnalités venues de l’Europe entière, puisque nous croyons à l’élargissement le plus complet, s’agissant d’un espace de libre-échange.

Les libéraux auront certainement leur mot à dire et leur rôle à jouer dans la nouvelle donne européenne, pour sortir la France et l’Europe de leur sclérose et rendre espoir à des peuples usés et égarés.

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1337 du 14 octobre 2017

Editorial : L'école de la République
Actualité
:
Une grève tout à fait logique - L’avenir est-il à la confédération ?  - La discussion du budget 2018 est en marche
Connaissance du libéralisme :
Liberté et droit, la synthèse
Lu pour Vous


Acheter le numéro

Revue des Livres

Jacques De Guenin

Œuvres complètes de Bastiat

Le livre à lire cette semaine n’est pas celui d...

Pascal Salin

FREDERIC BASTIAT PERE DE LA SCIENCE ECONOMIQUE MOD...

Vous pourrez tomber à votre tour sous le charme d...