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Pas de sérieuse diminution des dépenses publiques sans réduction du périmètre de l’Etat. Des privatisations généralisées ne nuisent pas à la santé, ni à l’éducation, ni aux communications, ni aux retraites de la population : c’est tout le contraire, comme le prouvent les réformes pratiquées en Allemagne, en Grande Bretagne, en Scandinavie, en Europe Centrale ou au Canada, il est facile, confortable et économique de se passer de l’Etat dans beaucoup de domaines.

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L’économie mathématique

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LES VŒUX DU PRESIDENT PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 09 Janvier 2006 01:00
 Voeux pieux

Je me préparais à vous adresser tous mes vœux pour 2006, mais voilà que Jacques CHIRAC m’en dispensera en partie. Certes, je forme pour vous, à titre personnel, tous mes souhaits de santé, bonheur et réussite. Mais s’agissant de notre pays, du futur de notre économie, de l’harmonie de notre société, du progrès des mœurs, le Président a tout dit quand il a présenté ses propres vœux à la presse.

A n’en pas douter et à l’entendre, l’année 2006 s’annonce sous les meilleurs auspices. D’abord, comme l’ont dit les commentateurs, le Président revient sur le devant de la scène politique. Voilà une première bonne nouvelle, à un double titre. D’une part nous serons encore mieux gouvernés, le triumvirat ayant fait ses preuves avec César, Crassus et Pompée. D’autre part nous aurons un candidat de plus s’offrant à nos suffrages en 2007, et ceux qui balançaient entre le Premier Ministre et le Ministre de l’Intérieur pourront enfin choisir une troisième voie. Car pourquoi le Président se lancerait-il à nouveau dans le combat politique s’il devait bientôt prendre sa retraite ? Jacques CHIRAC, on le comprend, veut mettre fin aux rumeurs de « fin de règne ». Il est là, et bien là.

Puisqu’il est là, autant faire ce qu’il a toujours fait ; montrer la voie du progrès à la France. Nous ne cessons en effet de progresser. Et le Président a eu raison de faire cesser les jérémiades que l’on entend trop souvent sur le sort de notre pays. Sus à la France qui tombe, vive la France qui bombe. Ceux qui s’arrêtent à quelques violences bien compréhensibles pour de jeunes exclus de la société parce qu’ils ne sont pas égaux en chances, ceux qui se désolent parce que les trains ne sont réellement sûrs que quand ils sont en grève, ceux qui se lamentent sur la déroute scolaire et s’inquiètent de la dette publique, tous ceux-là manquent d’ardeur citoyenne et nuisent au développement durable de la nation : ils n’ont qu’à se taire. A réduire au silence aussi tous ceux qui se plaignent du chômage et des impôts.

Le chômage ? Mais il a pratiquement disparu en quelques mois, et les déficits de l’UNEDIC ne résisteront pas à la médecine du gouvernement. Les impôts ? Ils sont les garants de la qualité de nos services publics, et les moyens de notre solidarité nationale : nous avons à aider nos érémistes, nos intermittents, nos cheminots, nos paysans, voire nos fonctionnaires.

En tant qu’économiste, j’ai été particulièrement sensible aux passages que le Président a consacrés au financement des charges sociales. Son syllogisme est imparable : il y a trop de charges, donc il faut les financer autrement, et faire payer ceux qui cherchent à les alléger. Seuls des esprits vraiment éclairés peuvent saisir la profondeur de l’analyse. Des esprits simples, comme celui de la pauvre Madame Parisot, diraient : s’il y a trop de charges, il faut les diminuer, et réformer un système de protection sociale si coûteux et en voie d’explosion. D’autres naïfs feraient remarquer que si les entreprises cherchent à éviter les charges c’est précisément qu’elles sont trop lourdes, et si on les oblige à payer des charges alors même qu’elles ont moins de salariés, voire pas de salariés du tout, elles cesseront de créer des richesses (de dégager de la « valeur ajoutée », puisque c’est sur cette valeur que le Président entend asseoir bientôt les charges sociales), ou elles s’expatrieront. Chassez la valeur ajoutée, le chômage revient au galop.

Je vois encore se profiler le spectre de Bastiat, accusant le Président de s’arrêter à « ce qui se voit » et d’ignorer « ce qui ne se voit pas ». Ce qui ne se voit pas, c’est d’abord l’énorme rigolade qui se déclanchera chez nos concurrents et partenaires. Ce qui ne se voit pas, c’est ensuite le non moins spectaculaire retour de bâton des lois de l’économie, qui prennent inéluctablement leur revanche sur ceux qui veulent ou feignent de les ignorer.

Pourtant, le message du Président était bien riche d’autres belles promesses. J’ai admiré la façon dont il administrera d’ici 2030 les ressources énergétiques, interdisant à la RATP et à la SNCF de brûler le moindre pétrole, faisant rouler les voitures de l’administration au biocarburant, développant le chauffage solaire, géothermique, biologique, éolien. Quel détachement par rapport à la mondialisation et au marché ! J’ai apprécié enfin son rêve d’une société plus fraternelle, plus égalitaire, où les femmes seraient comme les hommes, où les pavillons résidentiels feraient place à des HLM, où les pauvres s’enrichiraient tandis que les riches s’appauvriraient,

Ne me dites pas qu’il s’agit d’autant de projets lointains, et de vœux pieux : le Président a toujours su nous mener, avec sa détermination et sa hauteur (de vue) incomparables, sur la voie des réformes audacieuses qui trouveront leur éclosion naturelle en 2006, juste avant 2007.

Pour ne pas être en reste, les libéraux auront à cœur de contribuer à réaliser les vœux du Président. Nous essaierons, tout au long de cette année, de travailler à notre manière aux grands projets qui conduiront la France sur le chemin de la liberté et de la responsabilité. Un genre de chemin de traverse, que plus personne n’emprunte plus aujourd’hui chez nous. Il n’a pas le prestige des voies élyséennes, ni la séduction du socialisme royal, mais il a fait déjà ses preuves parfois, dans quelques pays au monde.

 

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Au sommaire du n°1337 du 14 octobre 2017

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