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A l’occasion du bicentenaire d’Alexis de Tocqueville et de la 28ème Université d’Eté de la Nouvelle Economie (2005), l’ALEPS plaide pour le retour de la société civile :
« Beaucoup de nos contemporains ne font plus confiance à la société politique pour surmonter la crise économique, sociale et morale qui frappe le pays. Alors, ne serait-il pas temps de se tourner vers la société civile ? Mais où est-elle ? Que fait-elle ? Que pourrait-elle faire ? » Et aujourd’hui ?
 

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L’intérêt général, fruit des intérêts personnels

Turgot partage sans doute avec Adam Smith la paternité de la science économique ; contemporains, les deux hommes n’ont cessé de correspondre et de s’influencer mutuellement. Puisque l’économie se ramène au jeu de l’échange, les divers acteurs de la production y recherchent leur intérêt personnel. Les conflits d’intérêts sont naturels, mais ils se règlent harmonieusement par le contrat. Par contraste vouloir établir d’en haut un intérêt général et recourir à la puissance publique pour l’imposer ne fait que contrarier les intérêts des uns pour mieux servir les intérêts des autres. C’est en cela que les procédures marchandes sont supérieures aux administrations politiques.

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RAS LA HOTTE PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 19 Décembre 2005 01:00
 Dette

Cette année les Français en ont plein la hotte. Ils ont été particulièrement gâtés par le bon père Noël, qui à bord du char de l’Etat les a transportés sur de merveilleux nuages d’illusion pour leur offrir les jouets « made in France » - patriotisme économique oblige.

Tout d’abord la grande nouveauté : la panoplie du petit Molotov, qui permet à de jeunes éphèbes de mettre le feu aux voitures – on peut brûler jusqu’à 25.000 voitures en un mois. C’est sans danger, et très réjouissant. La panoplie est vendue avec quelques accessoires comme l’indispensable voiture de pompiers ou le fourgon de police, car les voitures versées (comme dans l’opéra de Boïeldieu) sont aussi excitantes que les voitures brûlées.

Plus classique, même un peu ringard, le train électrique qui a fait la joie de plusieurs générations. Mais celui-ci ne déraille jamais, pour une raison bien simple : il ne roule jamais car, conçu pour le courant continu du service public à la française, il ne fonctionne pas avec de l’alternatif cégétiste ou sudiste.

Pour les plus jeunes, le jeu de Lego baptisé Gayssot, que le Président de la République a d’ailleurs choisi quand il a reçu les enfants à l’Elysée. C’est un assemblage de barres et de tours qui permet de construire des logements sociaux. Avec un peu d’habileté, on peut construire jusqu’à 20 % d’un bel ensemble urbain rénové, le SRU.

Les amateurs de sports mécaniques ne sont pas oubliés. « L’art du radar » est un jeu qui consiste à rouler à 120 à l’heure dans les rues de la ville sans craindre la moindre perte de point sur le permis. Un dispositif spécial transforme le chauffard délinquant en chauffeur officiel.

Le soldat de plomb revient à la mode. On n’avait guère entendu parler de l’armée depuis quelques années, mais grâce à Mam, la Madelon ivoirienne, on peut à nouveau admirer les soldats et les officiers de la grande muette. Comme dans le bon vieux temps, les généraux portent le chapeau, bicorne ou licorne. Quand ils ne sont pas aux ordres, ils sont aux arrêts. 

Pour les petites filles qui veulent jouer à la marchande, la marque « Outreau » a conçu une balance, un modèle de justice et de précision. Cette balance fonctionne suivant le principe de la tare et du fléau.

On le sait : aujourd’hui beaucoup d’adolescents préfèrent recevoir de l’argent liquide plutôt que des jouets. L’Etat Noël ne les a pas oubliés. Il a inventé la monnaie du futur, « l’assignat », qui est un droit social gagé sur la vente des biens nationaux, telles les autoroutes. Les détracteurs disent que ce gage est purement fictif compte tenu de la dette que les chères têtes blondes auront à régler plus tard. Mais la dette est-elle bien ce que l’on croit ?

Bercy offre maintenant l’éponge Breton, qui efface la dette publique en moins de cinq générations.

Un produit voisin est intéressant : c’est le ballon Unedic, qui se gonfle tout seul, pour peu que les partenaires sociaux sachent le manier.

Dans la hotte on trouve aussi tous les personnages qui réjouissent quotidiennement les téléspectateurs enfants, et même adultes : les guignols de l’info tiennent toujours la vedette.

Je me sens un peu ridicule devant cet afflux de jouets, conçus et produits par nos artisans politiciens, dans la plus pure tradition française.

Je n’ai à vous offrir que quelques vérités premières et quelques souhaits.

La première des vérités premières c’est qu’il ne faut plus croire au père Noël. Certains d’entre nous, dans leur prime jeunesse, ont imaginé que l’Etat pourrait nous faire des cadeaux, et nous valoir quelques moments de bonheur. D’après les jouets qu’il offre aujourd’hui on voit qu’il n’apporte que la violence, l’injustice, l’arbitraire et le mensonge. Moi, je n’y crois plus.

Une autre vérité première c’est que la hotte du père Noël n’est jamais remplie que par nos propres soins. Le roi est nu, il ne porte rien. « Timeo Danaos et dona ferentes » : je crains les hommes d’Etat même quand ils font des cadeaux. La justice sociale, le développement durable, l’égalité des chances, les « valeurs de la République » ne sont que des chevaux de Troie qui ont permis à l’Etat d’entrer dans la citadelle de notre vie privée, pour mieux nous réduire en esclavage.

Aussi mon premier souhait est-il que nous nous mettions sérieusement à contester, puis à abattre cet Etat Providence qui nous conduit à la ruine financière et à l’explosion sociale. On entend aujourd’hui une musique nouvelle. Par exemple on découvre que l’Education Nationale est en faillite morale aussi bien qu’intellectuelle. Ou encore on commence à parler de la dette publique comme « abyssale », alors qu’elle s’accumule depuis vingt ans, et on tient des discours sur la maîtrise des dépenses et la réduction du secteur public. Bientôt on commencera à reconnaître que la Sécurité Sociale est en train d’exploser, sous le seul effet mécanique de la répartition. Puissions-nous aider les Français à se rendre à la réalité, et à comprendre que l’Etat n’est qu’un déguisement !

Mon autre souhait c’est que nous puissions tous pendant quelques jours partager la joie de Noël, et retrouver les sources de notre foi et de notre espérance. Oublions la hotte, regardons la crèche, et disons nous : « Joyeux Noël ».

 

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Au sommaire du n°1318 du 18 avril 2017


Editorial : 23 avril : fête de la Miséricorde

Conjoncture : Diminuer les charges sociales

Actualité  : Turquie : la dictature est en place - Trump contre Kim Jong-Un

Spécial présidentielles  : Pourquoi nous, économistes, soutenons Fillon - Fillon - Macron : comparaisons

Lu pour vous  : Sur le site libres.org : veille de campagne

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