Commandez

Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

 

Si le libéralisme n’est pas assez attractif dans notre pays, c’est qu’il n’est pas connu. Pas enseigné, pas pratiqué, le libéralisme est caricaturé.
Ce livret rétablit la vérité : non le libéralisme n’est pas la loi du plus fort, non la propriété n’est pas le vol, non l’intérêt personnel n’est pas l’égoïsme, non l’inégalité n’est pas l’injustice, etc. Au contraire, le libéralisme a une dimension éthique : c’est une doctrine de la dignité de la personne humaine et de l’harmonie sociale.

36 pages, 5€

Bulletin de commande

Portait

Les produits s’échangent contre les produits

Cette formule est aujourd’hui connue sous le nom de « loi de Say ».

Lire la suite...
LE LABYRINTHE EUROPEEN PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Mercredi, 02 Novembre 2005 01:00
 Labyrinthe

Les Anglais ne manquant jamais d’humour ont organisé le sommet européen à Hampton Court, un lieu célèbre pour ses jardins où des massifs d’arbustes savamment agencés forment un labyrinthe où s’égarent les plus perspicaces.

Fort heureusement, tel le Petit Poucet, Jacques CHIRAC a semé les cailloux qui permettront de retrouver le bon chemin pour la bonne Europe. L’initiative de notre Président a été présentée dans un article donné mercredi à 25 quotidiens européens. Elle vient à point nommé éclairer la position de la France, difficile à saisir après les passes d’armes avec la Commission de Bruxelles.

Pour Jacques CHIRAC, le cap doit être mis sur « une Europe-puissance ». Ce choix est en effet fondamental, il a inspiré le projet de traité constitutionnel, et il est rejeté par tous ceux qui souhaitent une « Europe espace ». De là découle aussi l’option entre d’un côté « une Europe politique et sociale » et de l’autre « une simple zone de libre échange ». Je traduis : d’un côté une Europe dirigée de mains de maîtres par les politiciens et les syndicalistes, inspirés par le protectionnisme et le corporatisme, défenseurs des « acquis communautaires » et des « droits acquis », de l’autre une Europe de libre circulation et de libre concurrence, permettant de sortir du chômage et de s’adapter à la mondialisation pour ne pas avoir à en souffrir.

Pour que le doute ne soit pas permis, le Président précise que le modèle européen, qualifié d’« humaniste », c’est « l’économie sociale de marché », « alliance de la liberté et de la solidarité », « c’est la puissance publique garante de l’intérêt général ».

Il en déduit quels sont les devoirs de l’Europe dans les années à venir : engager « de grands programmes dans les domaines d’avenir tels que les biotechnologies, les technologies de l’information, les nanotechnologies », et les financer grâce à la Banque Européenne d’Investissement (dont l’apport initial de 10 milliards d’euros permettra de subventionner à concurrence de 30 milliards – merveille du multiplicateur du crédit public). L’Europe doit encore lutter contre les délocalisations, qui sont le fait de « certaines grandes entreprises » qui n’agissent que sous la « contrainte de la rentabilité financière à court terme » : dans cette lutte « nous serons plus forts en réagissant ensemble ». Enfin, l’Europe doit s’intéresser aux pays pauvres en apportant son « aide au développement » et en défendant ses intérêts à l’OMC.

En clair, Jacques CHIRAC ne fait que reprendre, une fois de plus, ses grandes idées sur le capitalisme mondial, la pauvreté, les échanges internationaux, la politique agricole commune. Une fois de plus il affirme son hostilité à « l‘ouverture à tous les vents de la mondialisation ».

Il est en plein accord avec les positions récentes de la diplomatie française, il est en plein désaccord avec la quasi-totalité des gouvernants européens.

En plein accord avec nos récentes et tumultueuses agressions de la Commission. Amorcé avec l’affaire Danone, aggravé avec les licenciements d’Hewlett Packard, explosif avec les négociations menées par Peter MENDELSON au sien de l’OMC, le conflit avec la Commission exprime la conception que les dirigeants français peuvent avoir de l’Europe. L’Europe doit se mettre au service des intérêts français. On appelle l’Europe au secours chaque fois qu’on en a besoin, et on refuse toute ingérence de l’Europe quand elle va contre nos désirs. Les mêmes Français qui tiennent de grands discours sur « l’Europe qui parle d’une seule voix », souhaitant un puissant ministère européen des affaires étrangères, s’empressent de dénoncer celui qui porte la voix de l’Europe au sein de l’OMC ! J’ai dénoncé naguère cette hypocrisie, en rappelant que sur toutes les affaires internationales, depuis la Yougoslavie jusqu’à l’Irak, en passant par la Turquie, il y a eu la plus totale division entre les capitales européennes. Mais la diplomatie française s’entête : c’est l’Europe qui nous arrange, ou ce n’est rien du tout.

Or, la quasi-totalité des gouvernants européens ne veulent pas d’une Europe à la Française. Les nouveaux venus dans l’Union veulent « l’Europe Espace » ; ils sont en faveur de la concurrence, parce qu’ils sont compétitifs. Leurs peuples sont dynamiques, désireux de progresser rapidement, prêts à beaucoup de travail, et plus attirés par la libre circulation que par les acquis communautaires. De leur côté, ce que veulent les Anglais et les Scandinaves c’est une Europe marchande, pas une Europe politique. Le « modèle anglo-saxon » a leur préférence. Quant au modèle de « l’économie sociale de marché », qui est le nom poli de la social-démocratie, qui n’est qu’une machine redistributive en faveur du secteur public, des fonctionnaires, et au détriment des entreprises et de l’emploi, il est abandonné par ceux-là même qui l’avaient inventé. Les Allemands, aussi bien ceux de SCHRÖDER que de MERKEL, l’ont compris : ce modèle, encore appelé « rhénan » est voué à la mort certaine dans un contexte de libre échange mondial. Plus fondamentalement, en économie il n’y a pas de « modèle », il y a des lois, et elles s’appliquent impitoyablement à tous les pays en dépit des vains efforts des gouvernants pour les ignorer. La plupart des participants au sommet de Hampton Court en sont aujourd’hui persuadés. Ils n’ont aucune envie de suivre le chemin imaginé par les représentants de la France. Car ce chemin ne conduit nulle part. Et la France elle-même s’est aventurée dans un labyrinthe dont elle cherche la sortie depuis bien longtemps.

La vraie sortie est pourtant bien connue : elle est dans une société de libertés. Les Anglais et les autres l’ont compris : « Elémentaire mon cher Watson »…

 

Flashes du jour

Macron guérit des écrouelles

Emmanuel Macron en visite à la Faculté de Droit de Lille

 

Lire la suite...

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1322 du 16 mai 2017


Editorial : Un triste gouvernement centriste

Conjoncture : Faut-il reparler des retraites ?

Actualité  : Le 13 mai 2017 - Il ne faut pas désespérer Billancourt…ni la CGT

Spécial présidentielles  : Ecrit au lendemain de la victoire de Hollande, il y a cinq ans - L’Europe, terre d’élection pour Emmanuel Macron - Premier entretien avec Edouard Philippe - Emmanuel Macron serait-il Tony Blair ?

Lu pour vous : Pan sur le bec - Il y a libéralisme et libéralisme

Acheter le numéro

Revue des Livres

Jacques De Guenin

Œuvres complètes de Bastiat

Le livre à lire cette semaine n’est pas celui d...

Pascal Salin

FREDERIC BASTIAT PERE DE LA SCIENCE ECONOMIQUE MOD...

Vous pourrez tomber à votre tour sous le charme d...