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Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

Ce livret destiné à des militants libéraux avait deux objectifs : d’une part, rappeler le contenu du contrat que des candidats libéraux devraient passer avec les électeurs, d’autre part, imaginer deux scénarios de l’alternance : la gauche reconduite en 2002 et en 2007, mais devenue libérale, ou la droite au pouvoir en 2002 et pour longtemps. En fait, la droite a gagné en 2002, mais le scénario « Thatcher » n’a jamais fonctionné, et la gauche reprend le pouvoir en 2012 !

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Un nouveau monde de science et d’industrie

Saint Simon « le dernier des gentilshommes et le premier des socialistes » (se définissait-il modestement) partage l’idée d’Auguste Comte : avec le XIXème siècle le monde est entré dans une ère scientifique.

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LA SECU A SOIXANTE ANS PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 17 Octobre 2005 01:00
 Bon anniversaire !

J’avais été invité à la grande fête donnée à l’occasion du cinquantenaire de la Sécu. J’ai tenu des propos tellement scandaleux que l’on ne m’a jamais plus convié à parler de cette noble institution. Parler de la Sécu en termes péjoratifs, c’est commettre un crime de lèse-majesté. Dire que le système est anti-économique, anti-social et immoral, c’est en effet dénigrer une invention « que le monde entier nous envie », et qui est un des piliers du « modèle social français ». Et pourtant…

Pourtant la Sécurité Sociale est bien anti-économique. D’une part, à la différence de ce que font les compagnies d’assurances dans le monde entier, elle ne gère pas les cotisations faites de l’épargne (forcée) des assujettis. Le principe de la répartition, appliqué aussi bien pour la maladie que pour les retraites, fait que la Sécu est un simple tiroir-caisse : l’argent n’est pas plus tôt entré qu’il en ressort. Aucune fructification de l’épargne, aucun placement en un mot : aucune capitalisation. Les Français croient qu’ils ont mis de l’argent de côté pour le jour où ils seront malades ou à la retraite, ce n’est pas le cas : ce jour-là ils devront espérer que leurs pensions et leurs indemnités leurs soient versées par les actifs cotisants. Comme il y a de moins en moins d’actifs cotisants et de plus en plus de malades et de retraités, les chances d’être payé fondent chaque jour comme neige au soleil, les caisses sont naturellement en déficit.

Ensuite, les caisses sont des organismes publics jouissant d’un monopole ; elles présentent tous les vices d’une firme centralisée, bureaucratique et elles ne bénéficient pas de la saine émulation de la concurrence. Les assurés sont prisonniers, pour dire exactement « assujettis ». Voilà pourquoi la gestion du tiroir-caisse est si onéreuse.

Enfin, si la Sécurité Sociale pouvait et savait gérer l’épargne capitalisée, cela permettrait d’avoir des fonds disponibles pour l’investissement en France, la croissance s’en trouverait dopée, le chômage réduit, et les déficits effacés.

Anti économique, la Sécurité Sociale est aussi anti-sociale. Car son incurie et son coût prohibitif pèsent surtout sur les plus pauvres. Si les gens étaient libres de s’assurer auprès d’assureurs privés, le prix à payer serait à peu près de moitié pour un Smicard s’agissant de la maladie (à prestations comparables) et du quart (voire davantage) s’agissant de la retraite. Aujourd’hui la faillite de la Sécurité Sociale se traduit déjà par des moindres remboursements pour les médicaments, par des tickets modérateurs, et les bases de calcul des retraites sont revues à la baisse – et le seront encore davantage demain, tandis que la période de cotisation sera sans cesse augmentée. A ceux qui diront que ne s’assure pas qui veut, et qu’il y aura des gens non assurés, je réponds que rien n’empêche de leur délivrer des chèques-assurances, ni de rendre l’assurance pour une couverture minimale obligatoire (c’est le système allemand en-dessous d’un certain revenu).

A ceux qui craignent une « santé à deux vitesses » je fais observer qu’on y est déjà ! Ceux qui en ont les moyens ont accès immédiat aux soins refusés ou retardés aux autres et les dépenses de santé sont proportionnellement moins lourdes pour les personnes à hauts revenus. Enfin ces personnes peuvent prendre des complémentaires et des assurances-vie pour se garantir contre la faillite annoncée de la Sécurité Sociale.

Enfin et surtout, la Sécurité Sociale est immorale. Elle déresponsabilise les assurés : ils ont le sentiment que la Sécu est « un droit social » alors que c’est leur argent qui est ainsi gaspillé. La pratique du tiers payant fait que personne ne sait ni ne veut savoir ce que coûte la santé. Parallèlement, personne ne se demande ce qu’il aurait pu toucher s’il avait placé son épargne. La Sécurité Sociale est une prime à l’inconscience et à la tricherie. Les seuls perdants sont ceux qui respectent leurs obligations. Les tricheurs sont les gagnants : non paiement des cotisations avec le travail au noir, trafic de médicaments, faux certificats d’arrêt maladie, etc. De plus, l’esprit de prévoyance disparaît et nul n’a cure de la dette sociale laissée en héritage aux générations futures.

Bastiat tirait les conclusions de cette aberration : « Les abus iront toujours croissant, et on reculera le redressement d’année en année, comme c’est l’usage, jusqu’à ce que vienne le jour d’une explosion. Mais alors on s’apercevra qu’on est réduit à compter avec une population qui ne sait plus agir par elle-même, qui attend tout d’un ministre ou d’un préfet, même la subsistance, et dont les idées sont perverties au point d’avoir perdu jusqu’à la notion du droit, de la propriété, de la liberté et de la justice ».

Bon anniversaire, chère, très chère Sécu.

 

Veille de campagne

Flashes du jour

Fort heureusement, la mise en examen de Pénélope Fillon, à la suite d’une instruction « à charge » et d’une « célérité inhabituelle » (Me Cornut-Gentil) a eu peu d’écho puisque les médias ont été occupés à commenter : le choix de Valls, la lettre de divorce des Anglais avec l’UE, la défaite de la France face à l’Espagne.

 

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Manuel Valls votera Macron

(Bourdin, 8 :30) : ce n’est pas un ralliement (dont visiblement Macron déclare n’avoir rien à faire, il reste le « maître de l’horloge »), mais un devoir national pour barrer la route à Marine Le Pen.

 

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L’île de la Guyane

Macron a évoqué « l’île de Guyane » : ignorance ou lapsus ? A trop parler on finit par dire n’importe quoi. Voilà de quoi inspirer confiance !

 

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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1312 du 14 mars 2017


Editorial : L’illusionniste

Conjoncture : Le CAC à 5000 : reprise ou bulle ?

Actualité  :Angela Merkel ne sa laisse pas impressionner - Ecosse, Irlande : les dégâts collatéraux du Brexit - Quelles leçons des élections aux Pays-Bas ?

Spécial présidentielles  : La campagne serait-elle enfin commencée

Actualité libérale  : Davantage présents dans la campagne

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Jacques De Guenin

Œuvres complètes de Bastiat

Le livre à lire cette semaine n’est pas celui d...

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FREDERIC BASTIAT PERE DE LA SCIENCE ECONOMIQUE MOD...

Vous pourrez tomber à votre tour sous le charme d...