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Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

 

Si le libéralisme n’est pas assez attractif dans notre pays, c’est qu’il n’est pas connu. Pas enseigné, pas pratiqué, le libéralisme est caricaturé.
Ce livret rétablit la vérité : non le libéralisme n’est pas la loi du plus fort, non la propriété n’est pas le vol, non l’intérêt personnel n’est pas l’égoïsme, non l’inégalité n’est pas l’injustice, etc. Au contraire, le libéralisme a une dimension éthique : c’est une doctrine de la dignité de la personne humaine et de l’harmonie sociale.

36 pages, 5€

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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BIENS PUBLICS, FLEAUX PRIVES PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 10 Octobre 2005 01:00
 Service public à la française

Les marins de la SNCM, les électriciens gaziers, les postiers, les cheminots, et tous les syndicalistes de France mènent un combat héroïque, et c’est leur rendre justice que de faire connaître la vérité sur le sens de leur action. En défendant le service public, sa gratuité, son égalité, sa continuité, ils prennent en charge les intérêts du grand public, qui serait livré sans cela à tous les fléaux sociaux, économiques et moraux de l’entreprise privée.

Je vais donc m’employer à vous dévoiler certains pans de cette vérité, trop souvent masquée par la propagande grossière qui assimile grévistes et manifestants à des privilégiés, des parasites et des irresponsables – certains disent des hors-la loi !

Supposez par exemple que la SNCM soit privatisée. La Corse serait certainement coupée du continent, la continuité territoriale ne serait plus assurée. En effet, les rotations de ferries tomberaient  sous le monopole de deux, trois, voire même plusieurs compagnies avides de profits. Ces compagnies tiendraient les insulaires et les touristes sous leur coupe. Imaginez par exemple que leurs marins, surexploités par leurs employeurs, se mettent légitimement en grève : les voyageurs et les marchandises s’entasseraient sur les quais, l’Ile de Beauté ne serait plus approvisionnée. D’autre part les tarifs pour le passage et le fret deviendraient vite prohibitifs, seuls les riches pourraient les payer : un cartel des compagnies se constituerait immédiatement pour maximiser les bénéfices des actionnaires, et bien entendu on supprimerait des emplois puisque c’est le profit qui crée le chômage. Enfin et non le moindre, par le jeu des concentrations et de la spéculation boursière, le capital de ces compagnies pourrait tomber dans les mains d’étrangers, ce qui heurte le patriotisme économique que tout Français porte en son cœur. Imagine-t-on la Corse desservie par des ferries italiens ? Fierté nationale, égalité devant le transport, dignité des marins, continuité du service : c’est tout cela qui est aujourd’hui en cause. Bref, si le gouvernement devait céder aux injonctions de Bruxelles, la Corse deviendrait une île, qui plus est isolée par la mer.

La Poste entre les mains du privé : c’est une autre menace inspirée par l’idéologie ultra-libérale de nos dirigeants. On a déjà vu les catastrophes engendrées par la disparition de nos bonnes vieilles PTT et l’amputation des télécommunications. Depuis qu’existe France Télécom la concurrence sauvage n’a cessé de produire ses ravages. C’est la guerre des mobiles, la surenchère démagogique, la pression incessante des bureaucrates européens. La notion de prix ne signifie plus rien, puisque les prix changent tous les jours. Comment le consommateur peut-il s’y retrouver ? Reste cependant et heureusement le réduit breton, la citadelle de La Poste, devenue un symbole de générosité, de souplesse et de service aux petites gens : « c’est écrit dessus ». Arnaud Montebourg a prévenu les Français : « les services publics ne sont pas faits pour être rentables : si, par exemple, vous rentabilisez La Poste, il n'y a plus de poste !". Il veut dire qu’il n’y a plus de bureau de poste, ouvert à tous les instants, lieu de rencontre et de convivialité, où les queues prolongées et le sourire de la postière créent les relations personnelles indispensables à l’harmonie sociale. Dans les coins les plus reculés de la France, les colis et les mandats ne parviennent plus, puisque ce n’est plus rentable. On peut voir d’ailleurs ce que cela a donné en Suède ou au Canada : dans les villages isolés les épiceries et petits commerces ont remplacé les bureaux de poste, les gens sont obligés d’aller là pour expédier et recevoir leur courrier, et les commerçants en tirent un bénéfice puisque vous allez être obligés de faire un achat superflu, comme une baguette de pain, un litre de lait ou un kilo de beurre. C’est la victoire du consumérisme ! Quant aux retraites et autres mandats, les gens sont obligés de s’adresser à une banque (et l’on voit les agences se multiplier) voire à des distributeurs automatiques : le capitalisme envahit la campagne.

Il envahira bientôt nos gares : peut-on imaginer la privatisation des chemins de fer ? Les trains anglais déraillent, et les trains allemands sont en retard. On tremble à l’idée que bientôt (en 2012) ils pourront circuler sur nos rails. La bataille du rail doit être à nouveau gagnée.

Que dire enfin pour EDF GDF ? Ici ce sont les libertés syndicales que l’on vise. Les gens du privé sont jaloux des performances sociales de nos entreprises publiques : retraites plus tôt et d’un montant plus élevé, énergie domestique gratuite, sécurité de l’emploi, et surtout multiplication des services rendus par un comité d’entreprise à l’écoute des travailleurs.

Jusqu’où ira-t-on ? La privatisation des hôpitaux publics ? Mais ce serait des attentes interminables, des services d’urgence dépassés, un manque de médecins, d’infirmières, tout cela au prétexte de réduire les coûts, alors même que la santé n’a pas de prix. Rien ne semble échapper à la folie rentabiliste.

Finalement, vous le voyez, on veut nous changer notre France. Tout ce qui fait la fierté de notre pays, tout le génie contenu dans cette expression si belle « service public à la française », tout le dévouement à l’intérêt général, tout le souci d’une gestion rigoureuse : tout cela est menacé. Il se trouve heureusement quelques hommes et femmes hors du commun pour défendre ces valeurs citoyennes et alerter le peuple sur les fléaux qui les menacent.

Je voulais vous rappeler ces vérités premières. Si je me suis trompé, cherchez l’erreur.

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1333 du 12 septembre 2017


Editorial : Pourquoi les Français n’aiment pas les réformes

Connaissance du libéralisme : Le renard libre dans le poulailler libre - La loi, la liberté et le droit - Droit,morale et religion

Avis à nos lecteurs : 8ème Week end de la Liberté


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