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Si le libéralisme n’est pas assez attractif dans notre pays, c’est qu’il n’est pas connu. Pas enseigné, pas pratiqué, le libéralisme est caricaturé.
Ce livret rétablit la vérité : non le libéralisme n’est pas la loi du plus fort, non la propriété n’est pas le vol, non l’intérêt personnel n’est pas l’égoïsme, non l’inégalité n’est pas l’injustice, etc. Au contraire, le libéralisme a une dimension éthique : c’est une doctrine de la dignité de la personne humaine et de l’harmonie sociale.

36 pages, 5€

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L’intérêt général, fruit des intérêts personnels

Turgot partage sans doute avec Adam Smith la paternité de la science économique ; contemporains, les deux hommes n’ont cessé de correspondre et de s’influencer mutuellement. Puisque l’économie se ramène au jeu de l’échange, les divers acteurs de la production y recherchent leur intérêt personnel. Les conflits d’intérêts sont naturels, mais ils se règlent harmonieusement par le contrat. Par contraste vouloir établir d’en haut un intérêt général et recourir à la puissance publique pour l’imposer ne fait que contrarier les intérêts des uns pour mieux servir les intérêts des autres. C’est en cela que les procédures marchandes sont supérieures aux administrations politiques.

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SI LA LOUISIANE ETAIT FRANCAISE … PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 12 Septembre 2005 01:00
 Tempête médiatique...

Quel regret que la Louisiane ait été vendue par Napoléon ! Nul doute que la catastrophe qui a frappé la Nouvelle Orléans n’aurait pas eu l’ampleur qu’elle a connue…

Loin de moi l’idée d’ironiser sur ce qu’est ce nouveau drame humain, cette terrible atteinte à la sécurité, à la santé et à la dignité des personnes frappées par l’ouragan et ses conséquences.

Mais j’avoue être aussi choqué par la façon dont ce drame a été souvent commenté en France, et je ne peux vous cacher ma colère parce qu’elle est peut-être l’une de ces justes colères qui servent à dénoncer l’erreur, à en chercher la cause et à retrouver le chemin de la vérité. J’espère à mon tour ne pas vous choquer.

Les commentaires que je vise se ramènent à une mise en accusation des Etats Unis, et notamment de George Bush : à l’origine du drame, et incapables de le gérer ensuite.

En allant du plus grave au plus bénin : les Américains sont punis par Dieu, et notamment par Allah, les Américains ont refusé de signer les accords de Kyoto et sont responsables du réchauffement durable, les Etats Unis sont obligés de recourir à l’aide extérieure, eux qui se croyaient la super-puissance mondiale, la misère aux Etats Unis a été révélée par la catastrophe et on a laissé mourir les gens parce qu’ils étaient noirs et pauvres, les secours ont été complètement inefficaces, les soldats sont plus à l’aise en Irak pour tuer qu’en Louisiane pour aider, George Bush est nul, sa mère est raciste parce qu’elle est impressionnée par le nombre soudain d’immigrés au Texas, « Le modèle social américain mis en cause » (Le Monde), etc. etc.

Je connais assez bien les Etats Unis et j’y compte assez d’amis avec lesquels j’ai correspondu tous ces derniers jours pour faire la part de la propagande et celle de la réalité observée.

Sur les origines et la violence de l’ouragan, il n’y a évidemment rien à dire : la nature s’est déchaînée comme elle l’avait fait avec le tsunami en décembre dernier. Le protocole de Kyoto n’est pas un paratonnerre. Sur les procédés d’alerte qui avaient été si défaillants en Asie, on peut dire qu’ils ont été à la limite du tolérable, bien que les autorités aient tout de même fait leur devoir. Mais elles n’ont pas utilisé la coercition, et n’ont pas forcé une certaine partie de la population à évacuer la ville. Il est vrai que la rupture des digues n’était pas prévue.

Ici commencent sérieusement les responsabilités des administrations fédérales et locales. Le corps fédéral des ingénieurs chargé de l’entretien des digues a fait preuve de totale négligence, il a été officiellement mis en accusation. Il n’y a pas eu réduction des budgets, comme le prétendent les démocrates, mais bien incurie de la part d’une bureaucratie qui est grassement pourvue depuis des années pour ne rien faire. S’agissant des secours, les lenteurs et l’incompétence des autorités ne se sont pas situées à Washington, mais en Louisiane même. Le gouverneur démocrate Blanco a attendu quatre jours pour déclarer l’état d’urgence et demander l’aide du pouvoir fédéral. Le maire Ray Nagin a été quasiment absent pendant ces jours, oubliant même de mettre à la disposition de la population les bus scolaires pour quitter la ville. A comparer avec la façon remarquable de compétence et d’humanité dont Rudy Giuliani, maire de New York, a géré la crise après les attentats du World Trade Center !

Quant à la population la plus touchée, elle est principalement celle d’un quartier où s’entassaient depuis des années des gens qui vivent pour l’essentiel des subsides du gouvernement, mais aussi du commerce de la drogue et du sexe, du pillage et du racket. Certains parlaient, bien avant l’ouragan, de la « réserve de la Nouvelle Orléans ». Alors que dans d’autres quartiers de la ville les gens se sont organisés et se sont portés aide mutuelle, on n’a trouvé ici que des gens désemparés, des femmes seules avec une multitude d’enfants en bas âge, qui n’ont pas cru à la menace qui pesait sur eux : drame des exclus ou des marginaux. En déduire que des millions d’Américains vivent « en dessous du seuil de pauvreté » et que cette misère cachée a été révélée par le drame de la Louisiane, c’est évidemment une exagération que l’on peut mesurer en se rappelant (voir notre article en page 5), qu’il vaut mieux être pauvre aux Etats-Unis qu’appartenir à la classe moyenne au Portugal.

S’il y a une Amérique à condamner, c’est bien cette Amérique-là, celle de l’Etat Providence, des bureaucraties fédérales et locales, des politiciens incompétents et sectaires. Qu’on y inclue George Bush est discutable, car le Président actuel, comme Ronald Reagan jadis, semble faire son possible pour réduire le poids des agences fédérales et rendre à l’initiative privée un grand nombre d’activités aujourd’hui entre les mains des administrations publiques.

On aurait dû précisément souligner ce que la société civile américaine a été capable de faire en la circonstance. Pour l’évacuation, mais plus encore (c’était plus praticable) pour l’accueil et la réinsertion des victimes du sinistre, des milliers de gens, individuellement ou le plus souvent dans le cadre des familles, des clubs services, des paroisses, des associations de toutes sortes, ont mis à la disposition des sinistrés toute l’aide et toute la compassion possibles.

On devra malheureusement attendre le bilan définitif du drame, et nous devons espérer que la liste des victimes ne s’allongera pas aussi lourdement qu’on le craint. Il faudra enfin observer avec quelle détermination et quel talent l’Amérique va panser ses plaies, comme elle l’a fait après le 11 septembre. Je le redis aujourd’hui en toute sincérité comme je le disais il y a quatre ans : Dieu bénisse l’Amérique. Dieu bénisse la Louisiane.

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1330 du 11 juillet 2017


Editorial : La Reconquête

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