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Le chômage est un scandale doublement public. D’une part, il n’a pour origines que des initiatives publiques : politiques budgétaires, monétaires, droit social. D’autre part, il est scandaleux d’avoir tant de chômeurs alors que la science économique donne une réponse claire au défi du chômage . « On a tout essayé contre le chô-mage » disent les gouvernants. Tout, sauf ce qui marche… En 1996 déjà un colloque tenu à Paris par des économistes de renom mondial rappelait cette évidence.

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L’économie mathématique

Les études d’ingénieur de Léon Walras l’ont conduit à rêver d’une science économique qui serait plus rigoureuse, parce qu’elle utiliserait un langage mathématique. Comme Jevons, Walras utilise le principe du « calcul à la marge » pour expliquer la logique des choix individuels.

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EMERGENCE DE LA SOCIETE CIVILE PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 05 Septembre 2005 01:00
 Société civile

Notre Université d’Eté vient de se terminer, elle était dominée par l’œuvre de Tocqueville, et le lien qu’il établissait entre démocratie, liberté et société civile. On en est venu aux questions d’actualité.

La société civile, la vraie, va-t-elle sortir de son silence ? Peut-elle mettre fin à l’exception française qui nous prive de croissance et d’emplois, de paix sociale, de progrès personnel ?

Je précise bien : la vraie société civile. Et non pas celle inventée par les hommes politiques qui ont recruté ponctuellement quelque personnalité du monde de l’entreprise, de l’art ou du sport, quelque sommité de la médecine ou du barreau, quelque dignitaire syndical ou associatif pour les promouvoir au rang de ministres : juste assez pour démontrer qu’on était à l’écoute de la « France d’en bas » et que le gouvernement n’était pas seulement fait d’énarques et de militants chevronnés.

Non : la vraie société civile est celle que composent ces cellules de base du corps social que sont les familles, les entreprises et les associations (les vraies, elles aussi, celles qui ne sont pas subventionnées et ne sont ni à l’initiative ni à la remorque des élus). On comprend que le pouvoir ne les aime pas, et s’est employé dans tous les pays à la museler, à la désorganiser. Cette œuvre de destruction ou de captation de la société civile a été particulièrement réussie par notre Etat jacobin, qui écrase les pouvoirs locaux, qui prétend au monopole du cœur, de la justice et de l’intelligence,  qui régit la vie sociale et économique.

Tout cela est hélas bien connu, mais ne nous fait guère avancer. Je crois que ce qui est important, c’est que le moment de la résurrection et de l’irruption de la société civile dans le débat public me semble venu.

Il y a à cela une première raison : quelle crédibilité et quel avenir accorder à la classe politique française ? Quelles initiatives nos leaders de droite ou de gauche sont-ils capables de prendre pour amorcer enfin les grandes réformes sans lesquelles nous sommes promis à la ruine et conduits à la discorde ? Il faut une bonne  dose d’optimisme, ou de naïveté, ou d’ignorance pour croire encore que le salut peut venir « d’en haut », de l’homme ou du parti providentiel. Spécificité de la classe politique française ? Non pas : simple verrouillage du système électoral parfaitement réalisé par notre législation sur le financement des partis et par le mode de scrutin. Quand l’argent (public – ce qui est un comble) et l’investiture sont donnés par les états-majors, ceux-ci préfèrent les godillots aux fortes personnalités. Nous voilà donc condamnés, rebus sic stantibus, à revoir les mêmes acteurs de la même pièce indéfiniment rejouée depuis 1958, sinon 1945. Tocqueville l’expliquait : chaque fois que les Français croient faire une Révolution, ils reviennent en fait à l’Ancien Régime, une nouvelle aristocratie remplaçant la précédente. Le changement ne pouvant venir de la société politique, reste la société civile.

Je trouverai ainsi une deuxième raison au sursaut qui s’annonce : c’est la volonté de changement qui semble s’affirmer depuis quelques mois en France chez un grand nombre de responsables de la vie économique. La teneur des débats au cours de l’Assemblée du Medef, qui se tenait en même temps que la nôtre, ne trompe pas : le « politiquement correct » n’est plus de mise actuellement, les entrepreneurs doivent se manifester et éclairer l’opinion publique. C’est la survie des entreprises qui est en cause, c’est aussi l’avenir de millions d’hommes et de femmes qui voient les choses autrement que les fonctionnaires, car ils ont compris les exigences et les incertitudes personnelles que représente la compétition. Dans le même temps les associations, les clubs et les ligues reprennent vigueur ; les rapports, les manifestes et les bons livres se multiplient. Nous en  avons  été  pleinement conscients à Aix au cours de notre Université d’Eté. Des mouvements les plus jeunes, comme Liberté Chérie, aux plus anciens, comme l’ALEPS, on a mesuré la mobilisation croissante des adhérents, la qualité des initiatives prises et à venir. La famille libérale a appris à travailler en synergie et en partenariat au cours de ces derniers temps, et cela a peut-être déjà pesé lors du referendum – car bien peu d’entre nous ont été en faveur d’un projet socialiste. Tous ces gens revendiquent une totale indépendance à l’égard des partis et de leurs leaders, d’ailleurs les hommes politiques ne se sont pas bousculés cette année, ils n’aiment la société civile que quand elle leur sert de soutien électoral.

La troisième raison de l’espoir que je place dans la société civile c’est le contexte international, et notamment européen. J’ai rencontré le Président tchèque Vaclav KLAUS, un grand libéral et un vieil ami, ainsi que Matt LAAR, l’ancien premier ministre estonien pionnier de la « Flat Tax » en Europe ; tous deux m’affirment que l’Europe des 25 prendra une orientation différente de celle que voulait lui imposer l’axe Berlin-Paris. Cet axe lui-même va être mis à mal par la victoire très probable d’Angela MERKEL et de la CDU. La parenthèse sociale-démocrate européenne est donc sur le point de se refermer. Peut-on imaginer « la France seule » ? Aujourd’hui le nationalisme conduit à une impasse.

Ainsi ma conclusion est-elle une exhortation : il n’y a pas un instant à perdre si nous voulons peser tant soit peu dans le débat public. Il nous faut conjoindre tous les efforts de cette société civile, mener une action diversifiée mais complémentaire pour alerter, informer, voire éduquer l’opinion publique, et le cadre de l’entreprise ou de l’association, aussi bien que le cercle de la famille ou de l’amitié, sont propices à ce « samizdat », cette complicité, cette société parallèle qui a porté et nourri le message de la liberté dans les pays communistes.

Retenons les leçons de démocratie données par Tocqueville : travaillons ensemble à l’émergence de la société civile. 

 

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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1318 du 18 avril 2017


Editorial : 23 avril : fête de la Miséricorde

Conjoncture : Diminuer les charges sociales

Actualité  : Turquie : la dictature est en place - Trump contre Kim Jong-Un

Spécial présidentielles  : Pourquoi nous, économistes, soutenons Fillon - Fillon - Macron : comparaisons

Lu pour vous  : Sur le site libres.org : veille de campagne

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