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Si le libéralisme n’est pas assez attractif dans notre pays, c’est qu’il n’est pas connu. Pas enseigné, pas pratiqué, le libéralisme est caricaturé.
Ce livret rétablit la vérité : non le libéralisme n’est pas la loi du plus fort, non la propriété n’est pas le vol, non l’intérêt personnel n’est pas l’égoïsme, non l’inégalité n’est pas l’injustice, etc. Au contraire, le libéralisme a une dimension éthique : c’est une doctrine de la dignité de la personne humaine et de l’harmonie sociale.

36 pages, 5€

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L’intérêt général, fruit des intérêts personnels

Turgot partage sans doute avec Adam Smith la paternité de la science économique ; contemporains, les deux hommes n’ont cessé de correspondre et de s’influencer mutuellement. Puisque l’économie se ramène au jeu de l’échange, les divers acteurs de la production y recherchent leur intérêt personnel. Les conflits d’intérêts sont naturels, mais ils se règlent harmonieusement par le contrat. Par contraste vouloir établir d’en haut un intérêt général et recourir à la puissance publique pour l’imposer ne fait que contrarier les intérêts des uns pour mieux servir les intérêts des autres. C’est en cela que les procédures marchandes sont supérieures aux administrations politiques.

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L’ANCIEN REGIME ET LA REVOLUTION PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 29 Août 2005 01:00
 Delacroix

Ce titre du dernier ouvrage d’Alexis de Tocqueville convient non seulement à vous rappeler la philosophie de la XXIIIème Université d’Eté de la Nouvelle Economie qui se déroule cette semaine à Aix en Provence, mais aussi à faire un nouveau point sur la société française et ses perspectives par ces temps de rentrées scolaire, sociale et politique.

En choisissant le thème de cette année, les organisateurs de l’Université d’Eté ont désiré insister sur un point particulier de l’œuvre si riche d’Alexis de Tocqueville : l’importance qu’il accorde à la société civile pour l’avenir de la démocratie. A l’égard de la démocratie les sentiments de Tocqueville allaient de l’enthousiasme au scepticisme. Enthousiasme pour ce qu’il observait aux Etats-Unis : les droits individuels et les conditions sociales de chaque Américain marqués du sceau de l’égalité. Tous les êtres humains égaux en dignité, respectés dans leurs croyances, protégés contre les abus du pouvoir politique : n’y avait-il pas de quoi s’émerveiller ? L’enthousiasme de Tocqueville se comprend d’autant plus qu’il faisait la comparaison avec ce qui se passait sur le Vieux Continent, et spécialement en France. Ici la société était dominée par une classe arrogante qui s’octroie des privilèges, qui met l’Etat à son service et qui n’a aucun respect pour les droits individuels. Tocqueville expliquera aussi pourquoi la Révolution Française ne changera rien à cet état de choses, car au lieu d’ouvrir une ère de démocratie, elle reconstitue les structures et les tares de l’Ancien Régime. Voilà pourquoi il s’engagera contre la Restauration, pourquoi après 1830 il sera déçu par la Révolution de Juillet, pourquoi il espèrera dans la Révolution de 1848, mais en éprouvera une tout aussi grande déception.

Le scepticisme de Tocqueville à l’égard de l’évolution de la démocratie s’explique par le fait que l’égalité risque de déboucher tôt ou tard sur la grégarisation et l’étatisme. L’égalité menace la personnalité, l’égalité menace la liberté. Les citoyens finissent par perdre de vue les valeurs morales et spirituelles indispensables à la démocratie, la hiérarchie des conditions une fois disparue disparaît aussi la hiérarchie des valeurs. L’Etat Providence donne le coup de grâce, il réduit tous les hommes en un esclavage consenti.

La seule issue consiste en une vigilance et une dynamique permanentes de la société civile. Les cellules de la société civile, qu’il s’agisse de la famille, de l’entreprise, des associations, sont les vraies sauvegardes de la liberté et de l’état de droit. Elles entourent l’être humain pour lui donner l’éducation, le goût de l’initiative, le souci des autres, le respect du droit, indispensables pour éviter le piège de la massification et de l’étatisation.

Cette analyse n’est-elle pas d’une pertinence remarquable pour la France de 2005 ?

L’Ancien Régime est toujours là : l’arrogance des énarques et de la classe politique a remplacé celle de la noblesse, et la Cour du Roi est aussi fournie qu’au XVIIIème siècle. L’état de droit n’est pas respecté, l’administration et le syndicalisme bénéficient de privilèges scandaleux, la vie publique est dominée par la tyrannie du statu quo, par ce « pouvoir social » que dénonçait Tocqueville. La Révolution ? Les Français n’ont cessé d’y croire : en 1958 comme en 1981 ou en 1986 comme en 1995, et « plus çà change et plus c’est pareil » : l’Ancien Régime revient en force et ce sont les mêmes idées, les mêmes incompétences, les mêmes scandales qui se reproduisent avec les régimes et les gouvernements successifs.

Les Français sont-ils capables de réagir ? Beaucoup n’y croient plus, ils se sont ralliés au système, ou ils se sont réfugiés dans des niches personnelles (de plus en plus rares) et ont renoncé à s’intéresser au bien public, ou ils se sont exilés – ce qui est le mouvement naturel de dizaines de milliers de jeunes chaque année. Dans une masse inculte et amorphe, d’où toute spiritualité et toute morale ont été évacuées, la place est nette pour la vulgarité des mœurs et des goûts, pour l’extension sans limite de l’arbitraire et de l’arrogance du pouvoir.

« Arrêtez le massacre ! », s’exclamait Pascal Salin dans un remarquable article dans Le Figaro du 4 Août dernier. Précisément à quand la nuit du 4 Août, à quand la fin d’une classe dirigeante oscillant entre l’incompétence et la corruption ? De mon point de vue, rien ne sera fait tant que les hommes et femmes de bonne volonté, qui sont encore nombreux et actifs dans le pays, n’auront réussi à reconstruire à partir des éléments restants la société civile détruite par l’évolution d’une démocratie à laquelle il a manqué depuis des lustres le soutien des vertus personnelles, la pratique du droit et le sens des responsabilités.

Bien que le scepticisme de Tocqueville ait été hélas lucide, je lui préfère la ferme détermination de travailler à la vraie Révolution, et pour ce faire d’informer et de stimuler la société civile française. Après plusieurs siècles, viendra bien le jour où la démocratie sera vécue en France comme il se doit, avec des citoyens assez dignes et éclairés pour se sentir responsables de leur liberté. Ensemble mettons fin à l’Ancien Régime.

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1333 du 12 septembre 2017


Editorial : Pourquoi les Français n’aiment pas les réformes

Connaissance du libéralisme : Le renard libre dans le poulailler libre - La loi, la liberté et le droit - Droit,morale et religion

Avis à nos lecteurs : 8ème Week end de la Liberté


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