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Pas de sérieuse diminution des dépenses publiques sans réduction du périmètre de l’Etat. Des privatisations généralisées ne nuisent pas à la santé, ni à l’éducation, ni aux communications, ni aux retraites de la population : c’est tout le contraire, comme le prouvent les réformes pratiquées en Allemagne, en Grande Bretagne, en Scandinavie, en Europe Centrale ou au Canada, il est facile, confortable et économique de se passer de l’Etat dans beaucoup de domaines.

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Le monétarisme de l’école de Chicago

« L’anti-Keynes » : ainsi a-t-on qualifié Milton Friedman, bien que Keynes ait été contesté dès les années 1930 par l’école autrichienne.

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UN PREMIER PAS EN AVANT PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 27 Juin 2005 01:00
 Le modèle français en solde !

Il me semble qu’un premier pas vient d’être fait en France depuis quinze jours : on est passé de l’inconscience à la lucidité. Un second pas pourrait mener de la lucidité à l’initiative, mais je n’ose encore y croire et il faudra bien des conditions favorables pour que s’amorce réellement la longue marche de notre pays vers une société de libertés.

La lucidité est assez inattendue. Après une campagne où droite comme gauche, partisans du non comme du oui, se retrouvaient pour vanter les vertus du modèle français et s’attaquer au modèle anglo-saxon qui guettait l’Europe comme une proie, voici que l’on voit les langues se délier, la vérité poindre et la révolte gronder. Symptomatique : dans tous les grands organes de la presse écrite et même radio-télévisée les critiques du modèle français se sont miraculeusement multipliés. Les inconditionnels des services publics, de l’exception culturelle, de la lutte contre les Chinois et les Américains finissent par se dire qu’il y a peut-être quelque chose à dire sur la façon dont nous fonctionnons. On s’aperçoit aussi qu’aucun pays d’Europe, et même pas l’Allemagne de Schröder, ne prend fait et cause pour Jacques Chirac. Un moment celui-ci a voulu rejeter toute la responsabilité sur Tony Blair et l’Angleterre, essayant de raviver la guerre de Cent Ans. Curieusement, la manœuvre a échoué, et l’Angleterre est devenue sinon un référence du moins une énigme de succès économique et d’harmonie sociale – alors qu’on la diabolisait naguère.

L’opinion publique sortirait-elle de son inconscience, de son conditionnement ?

J’aimerais le croire. Il faudra bien que, tôt ou tard, la vérité parvienne aux yeux du peuple. La crédibilité n’étant plus ni du côté du modèle français ni de celui d’une classe politique incompétente et impotente, surtout dans la lutte contre le chômage, les Français sont peut-être prêts à croire à autre chose. Et il y a une chose que l’on a celée aux Français : c’est le libéralisme que jusqu’à présent on a baptisé « ultralibéralisme » pour ne pas avoir à le connaître, à l’apprécier et à l’adopter.

Maintenant il est vrai que depuis trente ans un pas en avant a toujours été suivi de deux pas en arrière : en 1986, en 1993, en 1995, alors que l’on était aux portes de l’alternance libérale, on est retombé dans les abîmes socialistes. Comment faire pour que l’on passe de la lucidité retrouvée à l’initiative réformatrice ?

La première exigence est de reconstituer au plus tôt la force de frappe libérale. Le potentiel intellectuel ne manque pas : depuis plusieurs années en témoignent les nombreux ouvrages de grande qualité qui analysent le mal français et prônent la liberté, ainsi que les nombreuses études scientifiques qui indiquent comment appliquer en France ce qui a réussi à l’étranger. L’ALEPS a contribué à maintenir et développer ce potentiel. Mais il faut aussi une mobilisation plus large, un engagement plus déterminé de ces groupes économiques et sociaux qui hésitent encore à abandonner les illusions d’un revirement politique spontané.

L’Université d’Eté, qui se tient à la fin du mois d’août, pourrait donner le signal non seulement d’une rencontre mais d’une refondation libérale. Les attentistes, ceux qui ne croient pas aux chances d’une authentique révolution, s’exposent à deux risques : celui d’une explosion sociale sous l’impulsion des néo-marxistes, corporatistes et populistes rassemblés, celui d’une longue paralysie jusqu’en 2007, les deux pouvant d’ailleurs paradoxalement s’articuler.

L’autre condition, après le réveil de la société civile autour d’un authentique projet libéral, c’est la relève dans la société politique. Il ne manque pas d’élus qui, à tous les niveaux, ne suivent les princes qui nous gouvernent qu’avec réticence, tenus par une discipline de parti qui les transforme en godillots. Ne vont-ils pas enfin réagir, et s’organiser pour éviter le naufrage collectif ? Continuer à vivre dans la hantise de la réélection est la meilleure façon de perdre les prochaines échéances. Respecter une discipline de parti pour suivre le chef charismatique est une totale démission devant les responsabilités personnelles. Il leur faudra du courage pour secouer le joug d’un système devenu anti-démocratique et impopulaire. La détermination des libéraux peut leur donner ce courage. Le courant politique libéral français est encore dans les limbes. Il faut aider à le conforter : c’est maintenant ou jamais. Libéraux, à vos marques. Venez les prendre à Aix où je vous donne rendez-vous fin août.

 

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Macron guérit des écrouelles

Emmanuel Macron en visite à la Faculté de Droit de Lille

 

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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1330 du 11 juillet 2017


Editorial : La Reconquête

Conjoncture : Taillables et Corvéables à merci

Actualité  : Hambourg : enterrement du G 20 - Les dépenses de Monsieur Hulot - Le service national : Macron relance l’idée de génie - Macron : retour à la baisse immédiate des impôts - Les ordonnances travail présentées à l’Assemblée

Actualité  : Des leaders libéraux ? - A la recherche des intellectuels libéraux - La rentrée de la Nouvelle Lettre


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