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Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

 

Si le libéralisme n’est pas assez attractif dans notre pays, c’est qu’il n’est pas connu. Pas enseigné, pas pratiqué, le libéralisme est caricaturé.
Ce livret rétablit la vérité : non le libéralisme n’est pas la loi du plus fort, non la propriété n’est pas le vol, non l’intérêt personnel n’est pas l’égoïsme, non l’inégalité n’est pas l’injustice, etc. Au contraire, le libéralisme a une dimension éthique : c’est une doctrine de la dignité de la personne humaine et de l’harmonie sociale.

36 pages, 5€

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Les produits s’échangent contre les produits

Cette formule est aujourd’hui connue sous le nom de « loi de Say ».

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QUI A PEUR DE QUOI ? PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 30 Mai 2005 01:00
 L'autre non...

Bien que les sondages l’aient largement annoncée, la victoire du non nous prépare à un sacré remue-ménage. Je voudrais ici apaiser quelques craintes, et examiner quel parti les libéraux français pourraient tirer de l’événement.

Doit-on avoir peur de l’Europe ? L’idée européenne et la paix sur notre continent ne me semblent pas compromises par le rejet du traité par les électeurs français. Les relations commerciales, financières, culturelles, entre les peuples européens continueront à se développer comme elles l’ont fait par le passé, dans la logique du traité de Rome et dans le cadre des traités en vigueur, dont celui de Nice. Il n’y aura ni crise économique, ni rupture diplomatique.  

J’en connais en revanche qui devraient s’inquiéter, parce que l’Europe qu’ils souhaitaient ne se fera pas, au moins pas tout de suite. Devraient s’inquiéter les souverainistes, les protectionnistes, tous ceux qui rêvaient d’une Europe forteresse contre le reste du monde, et d’une France dominante dans un régime qui fleurait bon 1789. Tous les adversaires de la circulaire Bolkestein devront en accepter l’adoption et l’application : ceux d’entre eux qui auront voté non ont fait un faux calcul. La concurrence et la mondialisation vont demeurer pour l’essentiel le choix européen. 

Devraient s’inquiéter aussi les tenants de l’« Europe sociale », de cette « économie sociale de marché » que l’on nous proposait en substitut de l’économie libre de marché, dont on sait bien qu’elle n’a besoin ni des syndicats, ni de la Sécurité Sociale ni des politiciens pour assurer la protection et la promotion de ceux qui sont en bas de l’échelle, puisque toujours la liberté économique est source de progrès social - seule source durable et juste. 

Devraient s’inquiéter enfin les artisans de l’axe Paris-Berlin, un axe destiné à imposer ses vues aux autres pays. Schröder battu dans les élections de Rhénanie Westphalie, Chirac désavoué à l’issue d’une campagne dans laquelle il s’est imprudemment engagé : il va falloir en rabattre au cours des prochains mois. Ce n’est pas le poids de la France qui est affaibli, mais c’est la position de nos dirigeants qui depuis cinquante ans ont voulu façonner l’Europe à leur façon. Heureusement la grandeur de la France ne se mesure pas à la valeur de ses gouvernants, elle naît du dynamisme, du travail, de l’épargne et de l’esprit d’entreprise de millions de Français pour lesquels ce qu’on peut souhaiter de mieux c’est d’être affranchis de la prétention des princes qui les gouvernent.  

Voici une autre peur : celle d’une crise politique interne. Je confesse que le remplacement de Raffarin par Villepin ou autre ne m’affole pas. Les chances de réélection de Jacques Chirac sont simplement diminuées, à Matignon la politique de gribouille sera toujours la même. Les socialistes ne sont guère mieux lotis, mais je ne m’en désole pas. Je suppose que les Français sont blasés de ce jeu politique : plus on change, plus c’est pareil. Seul Nicolas Sarkozy pourrait tirer son épingle du jeu, pourvu qu’il finisse par admettre que la seule « rupture » urgente pour la France est le passage au libéralisme.  

Le libéralisme, parlons-en ! Comme d’habitude l’unanimité s’est faite sur les plateaux de télévision contre l’ « Europe libérale ». Il n’y avait évidemment personne pour la défendre, et tout ce monde a feint d’ignorer qu’il y avait peut-être aussi un non libéral. Voilà qui prouve aussi le décalage de nos politiciens par rapport au contexte européen. Car avec la fin de l’axe Paris-Berlin, nos partenaires européens pourront peut-être donner un nouvel élan à la libération économique et sociale de l’Europe, seule façon d’en finir avec l’Eurosclérose et l’Eurochômage. Par contagion, il faudra bien une renaissance du courant politique libéral français.  

Qui en seront les artisans, et avec quels moyens ? Je n’en sais rien en ce moment. Mais je sais en revanche ce qui est dans les possibilités de la minorité agissante que nous constituons.  

Il est dans notre pouvoir d’aider les Français responsables à voir où est leur intérêt, et quel est l’espoir d’une Europe éclairée par la Liberté. La politique libérale demeure encore la grande inconnue dans ce pays, pour n’avoir jamais été appliquée, alors qu’elle est bien rôdée et couronnée de succès partout à l’étranger. Faute d’avoir été pratiquée, elle est ignorée. Pourtant, nous sommes en mesure de démontrer que les solutions sont libérales, en France comme ailleurs dans tous les domaines : plein emploi, réforme des retraites, de la protection sociale, réduction des dépenses publiques et des impôts, reconstruction du système éducatif, logement, services publics … 

Il est également dans notre pouvoir de renforcer le réseau libéral, bien divisé et décimé depuis 2002. Pour ce referendum, à nouveau, nous ne nous sommes pas tous trouvés dans le même camp, et je sais que le libéralisme n’a pas été le seul guide de ceux qui ont voté d’un côté ou de l’autre. Il s’agit maintenant d’oublier cette péripétie, et de regarder ensemble vers le futur, pour faire mûrir le courant politique libéral français. Mais je l’ai toujours dit : l’évolution de la société politique ne peut se faire sans une mobilisation préalable de la société civile et on ne fera pas l’économie de structures de rencontre et de réflexion, qu’il s’agisse de Génération Libérale, des Cercles Libéraux, des Cercles Frédéric Bastiat, ou de quelque autre club de ce genre.

Il est enfin dans notre pouvoir d’inventorier tous les soutiens que nous pouvons avoir. Soutiens nationaux, et j’espère que la prochaine équipe du patronat continuera dans la voie d’un engagement doctrinal plus marqué, pour faire respecter les libertés d’entreprendre, de travailler, d’échanger. Soutiens européens et mondiaux, parce qu’il existe dans le monde entier nombre de responsables économiques, politiques et académiques qui s’intéressent à la France pour se demander quand elle va enfin cesser de tomber, pour retrouver la compétitivité, l’esprit d’innovation et d’ouverture, et les valeurs de civilisation qui ont fait jadis son rayonnement.

Pour tout dire : quand on est du côté de la liberté, on n’a pas à avoir peur. « La liberté vaincra ».

 

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Au sommaire du n°1318 du 18 avril 2017


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Conjoncture : Diminuer les charges sociales

Actualité  : Turquie : la dictature est en place - Trump contre Kim Jong-Un

Spécial présidentielles  : Pourquoi nous, économistes, soutenons Fillon - Fillon - Macron : comparaisons

Lu pour vous  : Sur le site libres.org : veille de campagne

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