Commandez

Catalogue de la Sefel l www.libres.org

A l’occasion du bicentenaire d’Alexis de Tocqueville et de la 28ème Université d’Eté de la Nouvelle Economie (2005), l’ALEPS plaide pour le retour de la société civile :
« Beaucoup de nos contemporains ne font plus confiance à la société politique pour surmonter la crise économique, sociale et morale qui frappe le pays. Alors, ne serait-il pas temps de se tourner vers la société civile ? Mais où est-elle ? Que fait-elle ? Que pourrait-elle faire ? » Et aujourd’hui ?
 

55 pages, gratuit

Bulletin de commande

 

Portait

La route de la servitude

En décembre 1943 Hayek écrit à Londres un ouvrage qui porte ce titre. En 1945, ce livre lui vaudra la célébrité :

Lire la suite...
EUROPE SOCIALE OU EUROPE LIBERALE ? PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 18 Avril 2005 01:00
 Un Président rassurant...

Après deux semaines pendant lesquelles j’ai essayé d’accompagner Jean Paul II par la pensée, je reviens à l’Europe et au choix qu’on me propose pour le 29 mai prochain. Le sommet de Bruxelles tenu il y a quinze jours et l’émission télévisée de jeudi dernier où Jacques Chirac a « dialogué » avec 83 jeunes me donnent l’occasion de poser la question : Europe sociale ou Europe libérale ?

Après deux semaines pendant lesquelles j’ai essayé d’accompagner Jean Paul II par la pensée, je reviens à l’Europe et au choix qu’on me propose pour le 29 mai prochain. Le sommet de Bruxelles tenu il y a quinze jours et l’émission télévisée de jeudi dernier où Jacques Chirac a « dialogué » avec 83 jeunes me donnent l’occasion de poser la question : Europe sociale ou Europe libérale ?

A n’en pas douter, les partisans du oui, Président en tête, se défendent de proposer un texte qui aurait le moindre contenu « ultra-libéral ». Le procès du « courant ultralibéral international » a été fait par Jacques Chirac, il y est même revenu à cinq reprises au cours de ce débat. Voilà qui confirme ses propos de Bruxelles quelques jours plus tôt : « Je suis pour l’Europe sociale, et non pour l’Europe libérale ».

Certains m’objecteront qu’il n’y a là qu’habileté du discours, puisque Jacques Chirac a d’autre part confirmé son attachement à l’économie de marché et a légitimé les délocalisations. Mais on demande au Président de la vérité, et non pas de la duplicité. Et quelle est la vérité du Président ? Quelle est la vérité de ceux qui se déclarent en faveur du projet constitutionnel ?

Revenons quelques jours en arrière : les arguments invoqués à propos de la directive Bolkestein nous permettent de faire toute la lumière. On voit que, des socialistes au Président, tout le monde a la même conception de l’Europe sociale : il faut que « le marché soit encadré de règles qui tirent le niveau vers le haut, pas vers le bas », ce qui interdit le dumping social tant dénoncé par les syndicats de l’Ouest qui parlent au nom des salariés de l’Est : « Les travailleurs des nouveaux Etats membres ne veulent pas une situation sociale au rabais ». Je traduis : le niveau des salaires et des cotisations sociales en Pologne, Slovaquie, etc. doit s’aligner sur celui qui est pratiqué en France, pour assurer l’égalité en dignité de tous les travailleurs européens (c’est le prétexte), pour neutraliser la concurrence des travailleurs sur le marché du travail (c’est la réalité). Il ne viendrait évidemment pas à l’idée de notre Président, ni de tous les adversaires de Bolkenstein, que la France s’est donnée un droit du travail et une protection sociale qui créent à la fois des injustices criantes (puisqu’on surpaye des millions de gens à ne rien faire, et que l’on taxe ceux qui travaillent dur) et un chômage massif (puisqu’à ce niveau de coût du travail, il y a de moins en moins de demande de travail par les entreprises).

Le « modèle social français » est en faillite, mais c’est celui que l’on voudrait imposer à l’Europe.

Quel est le lien avec la Constitution ?

Si, comme le dit Jacques Chirac, il faut des « règles » pour « encadrer le marché », la fabrication de ces règles est la vocation naturelle de ces nouvelles institutions. Elle est prévue dans la partie du texte qui se réfère aux « droits sociaux des travailleurs », qui englobent les « droits acquis » par les travailleurs des divers Etats membres. L’Union nouvelle pourra donc mettre l’Europe à l’heure syndicale, et pour être plus précis à l’heure de la CGT française.

Ainsi pourra-t-on neutraliser totalement les forces de la concurrence, et par là-même la libre circulation des hommes, des entreprises et des services. C’est un recul considérable par rapport au traité de Rome. Je rappelle, après tant d’autres, que la directive Bolkestein, au demeurant acceptée à l’unanimité des commissaires il y a un an (et parmi ces commissaires Michel Barnier, actuel ministre des Affaires Etrangères), n’est qu’une application concrète du traité de Rome et des décisions du sommet de Lisbonne. Mais ce qui vient de se passer préjuge de ce qui nous attend : la France entend bien mener l’Union vers l’Europe sociale, et se sert des institutions européennes pour y parvenir. Aujourd’hui il aura fallu violer les institutions dans leur lettre et dans leur esprit : on a vu le Président d’un Etat membre forcer la décision du Conseil, et tancer la Commission, tandis que le Parlement sort de ses attributions pour se substituer à la Commission. Demain grâce aux changements introduits ce ne sera même plus nécessaire.

Si le non devait signifier oui à l’Europe libérale, je n’hésiterais pas une seconde. Car c’est bien à l’Europe libérale que nous devons cinquante ans de progrès économique et social. Le traité de Rome a résulté d’un compromis entre les « structuralistes » dirigistes, inventeurs des politiques communes et les « libre-échangistes », créateurs du marché commun et concurrentiel. Le bilan est clair : ce qui a bien fonctionné dans cette Europe c’est ce qui était marchand, c’est l’ouverture des frontières, ce qui a lamentablement échoué ce sont toutes les politiques communes, qu’elles soient celles de l’agriculture évidemment, ou de l’industrie (charbon, acier), ou encore des transports et de l’énergie, ou même de la santé et de la recherche. Si je dis oui au marché commun, je dis non aux politiques communes. Si mon Président me signifie maintenant que le oui au referendum c’est le non au marché commun, c’est le rejet de tout ce qui a fait la prospérité et la paix en Europe, je suis presque tenté de dire non.

Au demeurant, le Président en question devrait savoir qu’il n’y a rien de plus social que le marché, et rien de plus anti-social que le socialisme. Se veut-il social ou socialiste ?

 

Veille de campagne

Flashes du jour

Fort heureusement, la mise en examen de Pénélope Fillon, à la suite d’une instruction « à charge » et d’une « célérité inhabituelle » (Me Cornut-Gentil) a eu peu d’écho puisque les médias ont été occupés à commenter : le choix de Valls, la lettre de divorce des Anglais avec l’UE, la défaite de la France face à l’Espagne.

 

Lire la suite...
 
Manuel Valls votera Macron

(Bourdin, 8 :30) : ce n’est pas un ralliement (dont visiblement Macron déclare n’avoir rien à faire, il reste le « maître de l’horloge »), mais un devoir national pour barrer la route à Marine Le Pen.

 

Lire la suite...
 
L’île de la Guyane

Macron a évoqué « l’île de Guyane » : ignorance ou lapsus ? A trop parler on finit par dire n’importe quoi. Voilà de quoi inspirer confiance !

 

Lire la suite...
 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1312 du 14 mars 2017


Editorial : L’illusionniste

Conjoncture : Le CAC à 5000 : reprise ou bulle ?

Actualité  :Angela Merkel ne sa laisse pas impressionner - Ecosse, Irlande : les dégâts collatéraux du Brexit - Quelles leçons des élections aux Pays-Bas ?

Spécial présidentielles  : La campagne serait-elle enfin commencée

Actualité libérale  : Davantage présents dans la campagne

Acheter le numéro

Revue des Livres

Jacques De Guenin

Œuvres complètes de Bastiat

Le livre à lire cette semaine n’est pas celui d...

Pascal Salin

FREDERIC BASTIAT PERE DE LA SCIENCE ECONOMIQUE MOD...

Vous pourrez tomber à votre tour sous le charme d...