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Le chômage est un scandale doublement public. D’une part, il n’a pour origines que des initiatives publiques : politiques budgétaires, monétaires, droit social. D’autre part, il est scandaleux d’avoir tant de chômeurs alors que la science économique donne une réponse claire au défi du chômage . « On a tout essayé contre le chô-mage » disent les gouvernants. Tout, sauf ce qui marche… En 1996 déjà un colloque tenu à Paris par des économistes de renom mondial rappelait cette évidence.

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L’omniscience de Karl Marx

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DIMANCHE DE MISERICORDE PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 11 Avril 2005 01:00
 Jean Paul II

Qu’il me soit permis de rester encore cette semaine dans le souvenir de notre Saint Père bien aimé, sa personnalité et son témoignage le méritent bien, comme en conviennent aussi sans doute nombre de ceux qui ne partagent pas la foi catholique.

Qu’il me soit permis de rester encore cette semaine dans le souvenir de notre Saint Père bien aimé, sa personnalité et son témoignage le méritent bien, comme en conviennent aussi sans doute nombre de ceux qui ne partagent pas la foi catholique.

Il a été opportunément rappelé que son décès était survenu à la veille du dimanche de la Miséricorde. Or c’est Jean Paul II qui en 2000 avait institué cette nouvelle solennité, parce qu’il pensait que la Miséricorde était dans le droit fil de Pâques : désormais le premier dimanche après Pâques serait celui de la Miséricorde.

Jean Paul II nous a enseigné la Miséricorde, et il a vécu lui-même la Miséricorde.

Il nous a d’abord appris que la miséricorde, qu’elle soit celle de Dieu ou celle des hommes, n’est pas la pitié, ni même la sympathie. Etre miséricordieux, disait-il, ne signifie pas avoir de la condescendance à l’égard du faible ou de celui qui souffre, ce n’est pas seulement tendre une main secourable. Ce n’est pas non plus savoir pardonner, car on peut être miséricordieux à l’égard de personnes qui n’ont commis aucune faute. Il n’y a pas de hiérarchie dans la miséricorde ; elle concerne chaque être humain, du plus petit au plus grand, qui peut en bénéficier ou la pratiquer.

La Miséricorde peut au contraire se comparer à l’amour, mais pas à l’amour singulier qu’une personne porte à une autre personne, ou à plusieurs personnes (à sa famille, par exemple). C’est l’amour pluriel que nous devons à tous nos frères et sœurs en humanité, en accord avec le commandement qui nous a été légué : « Aimez-vous les uns les autres ». Mais il y a aussi quelque chose de plus que l’amour dans la miséricorde : il y a la reconnaissance de la dignité de chaque être humain. C’est aimer l’homme parce qu’il est homme. Etre miséricordieux, c’est témoigner de l’égalité en dignité de toutes les personnes, une égalité qui nous vient de notre nature même, qui s’explique par le fait que nous, et nous seuls les hommes, avons été créés à l’image de Dieu. La Miséricorde, c’est permettre à l’homme de vivre debout.

Pour les chrétiens la Miséricorde prend une dimension divine car elle exprime cet amour infini que Dieu a porté sur l’humanité, allant jusqu’à lui sacrifier son Fils Unique : ainsi s’articulent Pâques et le dimanche de la Miséricorde. Par le mystère pascal nous renaissons tous à la vie, nous sommes lavés de la tâche originelle, pour être désormais les témoins de la Vérité, pour retrouver notre pleine dignité. Nous sommes invités à donner à notre tour la même miséricorde que celle que Dieu nous a apportée.

Voilà qui explique comment ce Pape a toujours vu dans les peuples de toute la terre des assemblées d’hommes et de femmes appelés à la dignité et à la liberté. Il les a aimés en dépit de leurs misères, de leurs maladies, il les aimait encore davantage là où ils étaient asservis, déconsidérés, dégradés. Sa miséricorde embrassait même ces dictateurs barbares qu’il visitait : ferme à l’égard de Castro, mais respectueux de sa personne pourtant peu respectable. Jean Paul II n’a jamais eu peur, ni de Castro ni de quelque autre, parce qu’il a appliqué pour son compte la recette qu’il nous a donnée dès le début de son Pontificat : ouvrez les fenêtres, ouvrez les frontières, ouvrez les bras aux autres. Cela donne tout leur sens aux voyages qu’il a multipliés, et explique tous les discours qu’il a tenus à ces foules innombrables, mais aussi à leurs dirigeants. Puisque la miséricorde est reconnaissance de la dignité de la personne humaine, elle est aussi ouverture de cœur et d’esprit la plus large possible, elle est partage. Ainsi est-elle le plus grand espoir, la plus belle promesse d’harmonie pour l’humanité.

Dans sa vie personnelle, Jean Paul II a vécu la Miséricorde. Son expression la plus saisissante est donnée par des extraits d’une lettre qu’il a écrite en 1985, et qui me servira de conclusion. « Seigneur, voilà plus de soixante-cinq ans que tu m’as fait le don inestimable de la vie, et depuis « ma naissance Tu n’as cessé de me combler de tes grâces et de ton amour infini[…]Aujourd’hui je « me sens riche de mon expérience et de la grande consolation d’avoir été l’objet de ton amour. « Mon âme te chante sa reconnaissance.

« Mais je rencontre quotidiennement dans mon entourage des personnes âgées que Tu éprouves « fortement : elles sont paralysées, handicapées, impotentes et souvent n’ont plus la force de Te « prier, d’autres ont perdu l’usage de leurs facultés mentales et ne peuvent plus T’atteindre à « travers leur monde irréel. Je vois agir ces gens et je me dis « Si c’était moi ?» 

« Alors, Seigneur, aujourd’hui même, tandis que je jouis de la possession de toutes mes facultés « motrices et mentales, je T’offre à l’avance mon acceptation à Ta sainte volonté et, dès « maintenant, je veux que si l’une de ces épreuves m’arrivait, elle puisse servir à Ta gloire et au « salut des âmes.

« Dès maintenant aussi, je Te demande de soutenir de ta grâce les personnes qui auraient la « tâche ingrate de me venir en aide.

« Si, un jour, la maladie devait envahir mon cerveau et anéantir ma lucidité, déjà, Seigneur, ma « soumission est devant Toi et se poursuivra en une silencieuse adoration.

« Si, un jour, un état d’inconscience prolongée devait me terrasser, je veux que chacune de ces « heures que j’aurai à vivre soit une suite ininterrompue d’actions de grâce et que mon dernier « soupir soit un soupir d’amour.

« Mon âme, guidée à cet instant par la main de Marie, se présentera devant Toi pour chanter tes « louanges éternellement ».

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1333 du 12 septembre 2017


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