Commandez

Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

Ce livret destiné à des militants libéraux avait deux objectifs : d’une part, rappeler le contenu du contrat que des candidats libéraux devraient passer avec les électeurs, d’autre part, imaginer deux scénarios de l’alternance : la gauche reconduite en 2002 et en 2007, mais devenue libérale, ou la droite au pouvoir en 2002 et pour longtemps. En fait, la droite a gagné en 2002, mais le scénario « Thatcher » n’a jamais fonctionné, et la gauche reprend le pouvoir en 2012 !

21 pages, gratuit

Bulletin de commande

Portait

Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

Lire la suite...
RESTE AVEC NOUS PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 04 Avril 2005 01:00
 Jean Paul II

« Reste avec nous ! » Sa Sainteté Jean Paul II avait fait de cette phrase des disciples d’Emmaüs le thème de sa dernière homélie pascale. Le Seigneur l’a entendu différemment : il a rappelé auprès de lui son fidèle compagnon, ils sont ensemble désormais. Je m’incline devant ce grand serviteur de Dieu, de l’Eglise et de l’humanité, je prie pour lui, je prie aussi pour que son message soit conservé et écouté, de sorte que Jean Paul II lui aussi « reste avec nous ».

Car si nous avons eu l’immense chance d’avoir pour guide ce Pape hors du commun, nous avons maintenant besoin que sa pensée soit encore présente et vivante pour éclairer la marche des hommes vers la paix et l’harmonie dans la foi, l’espérance et la charité.

Pensons intensément à ce qu’il a été, à ce que nous lui devons : son action politique, son message social, ses pensées philosophiques, sa pastorale.

Son action politique a terrassé la dictature communiste, à la tête de son peuple il a défié le régime inhumain qui asservissait l’Europe et menaçait le monde entier. « Les divisions du Pape » ont vaincu l’Armée Rouge. En Amérique Latine, Jean Paul II a combattu la « théologie de la libération » qui transformait les évêques en ambassadeurs des guérillas castristes. Il a favorisé et applaudi à la renaissance de l’Europe, « qui respire maintenant avec ses deux poumons », mais qu’il aurait voulu animée d’un souffle plus chrétien : « C’est l’évangélisation qui a formé l’Europe, qui a donné naissance à la civilisation de ses peuples et à leurs cultures » écrit-il dans son dernier ouvrage « Mémoire et Identité » où il livre son testament politique.

Le message social et économique a été principalement et somptueusement écrit dans les pages de « Centesimus Annus ». S’inscrivant dans la grande tradition de la doctrine sociale de l’Eglise, qui depuis Léon XIII condamne le socialisme et considère la propriété comme un droit inaliénable de la personne humaine, Jean Paul II a parfaitement compris les bienfaits que pouvaient apporter la libre entreprise, le libre échange, et l’économie de marché (« économie libre »). Alors même que la mode était d’en dénoncer les méfaits, il a vu dans le commerce la véritable solution à la pauvreté. Et alors même qu’il régnait en maître sur un grand nombre de nations, il a dénoncé l’Etat Providence comme la source inadmissible de privilèges, d’irresponsabilité et de crises.

C’est qu’au cœur de la philosophie de Jean Paul II se trouvait la dignité de la personne humaine. Alors qu’il n’était que Karol Woyjtila, il partageait son temps entre le théâtre (il a écrit une pièce jouée plusieurs centaines de fois : « La boutique de l’orfèvre ») et la philosophie. Philosophe, Jean Paul II s’était beaucoup inspiré de la phénoménologie de Husserl et de Schiller. Dans son ouvrage « Personne et Actes », il montre comment chaque personne humaine écrit sa propre histoire, parfait son identité, à travers ses actes. Les actes épousent la personnalité de leur auteur, mais ils permettent aussi à chacun de mûrir sa personnalité. On ne peut détacher la personne de ses actes, la liberté est assortie de la responsabilité. Allant plus loin que les philosophes qui l’avaient inspiré, Jean Paul II montre que cette quête de la personnalité est éclairée par la recherche du divin, de ce que chacun d’entre nous possède « à l’image de Dieu ». De ce thème de l’homme créateur, lié lui-même au Créateur, et poursuivant Sa création, découle un formidable humanisme, une ode à la liberté, à la dignité, à la responsabilité de la personne humaine. Mais une personne qui n’en est pas moins humaine, donc limitée : dotée d’une raison sans doute, mais s’en remettant à la foi en Dieu quand la raison trouve ses bornes.

C’est le thème de « la civilisation de l’amour » qui a dominé la pastorale qu’il a prêchée avec son talent et son charisme. Il a demandé aux pasteurs de son Eglise d’abandonner les utopies et les idéologies qui en tentaient plus d’un pour aller vers l’essentiel : construire un monde de compréhension, de respect et de charité. Au cœur de ce monde, l’image de Marie, la mère, la consolatrice, la douceur et le sacrifice. Il lui portait une affection et une dévotion particulières. Sa pastorale était ainsi celle de l’amour et de la Vie, et il n’a cessé, contre toutes les modes, contre tous les conforts, de condamner tout ce qui était atteinte à la vie : avortement, euthanasie. En même temps il exaltait la famille, l’enfant qui prolonge l’amour conjugal et lui donne toute sa dimension, et il proclamait la noblesse de la souffrance et du handicap. Malade, il a voulu témoigner de ce que l’homme, même physiquement diminué, n’en demeure pas moins l’égal en dignité de tous ses frères. En frères, accueillez ceux qui sont dans la gêne, dans la pauvreté, et parfois dans la désespérance.

C’est cette générosité, c’est cette grandeur d’âme, cette simplicité souriante qui lui ont valu un charisme permanent, surtout auprès des jeunes. La clarté et la fermeté de ses convictions, de sa fidélité au Christ, lui ont acquis le respect de tous, les foules l’ont acclamé et aimé : il était celui en qui on pouvait avoir confiance, il était le guide sûr dans le chemin vers la vérité, vers l’humanité.

Oui, notre époque a réellement besoin d’un témoin, d’un repère, parce que tout a été bousculé, banalisé, relativisé, et que l’on se demande de quoi demain sera fait. Jean Paul II nous disait « N’ayez pas peur ». Pour lui, il suffit de se laisser conduire par la dignité de la personne humaine, par l’amour porté aux autres : passeports pour un monde meilleur.

La France a un besoin particulier d’un tel témoignage. « France, qu’as-tu fait de ton baptême ? ». Où sont les valeurs morales et spirituelles qui ont fait la grandeur de cette nation ?

Jean Paul II nous livrait ainsi un message de lucidité, mais aussi d’espoir et d’amour. Puisse l’Esprit Saint, qui s’était exprimé à travers son illustre serviteur, donner à l’Eglise et aux hommes de ce temps un nouveau serviteur auprès duquel nous pourrons dire : Il est encore là, Il reste avec nous.

 

Flashes du jour

Macron guérit des écrouelles

Emmanuel Macron en visite à la Faculté de Droit de Lille

 

Lire la suite...

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1322 du 16 mai 2017


Editorial : Un triste gouvernement centriste

Conjoncture : Faut-il reparler des retraites ?

Actualité  : Le 13 mai 2017 - Il ne faut pas désespérer Billancourt…ni la CGT

Spécial présidentielles  : Ecrit au lendemain de la victoire de Hollande, il y a cinq ans - L’Europe, terre d’élection pour Emmanuel Macron - Premier entretien avec Edouard Philippe - Emmanuel Macron serait-il Tony Blair ?

Lu pour vous : Pan sur le bec - Il y a libéralisme et libéralisme

Acheter le numéro

Revue des Livres

Jacques De Guenin

Œuvres complètes de Bastiat

Le livre à lire cette semaine n’est pas celui d...

Pascal Salin

FREDERIC BASTIAT PERE DE LA SCIENCE ECONOMIQUE MOD...

Vous pourrez tomber à votre tour sous le charme d...