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A l’occasion du bicentenaire d’Alexis de Tocqueville et de la 28ème Université d’Eté de la Nouvelle Economie (2005), l’ALEPS plaide pour le retour de la société civile :
« Beaucoup de nos contemporains ne font plus confiance à la société politique pour surmonter la crise économique, sociale et morale qui frappe le pays. Alors, ne serait-il pas temps de se tourner vers la société civile ? Mais où est-elle ? Que fait-elle ? Que pourrait-elle faire ? » Et aujourd’hui ?
 

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La crise est inéluctable

A la différence d’Adam Smith et Turgot qui pensaient que l’activité économique apporte le progrès en permanence, grâce à des adaptations permanentes voulues par le marché, Malthus estime que la crise est inéluctable dans un pays industrialisé.

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J’ETAIS AUSSI DANS LA RUE PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 14 Mars 2005 01:00
 Positivons, encore !!

Cela ne surprendra pas mes lecteurs : j’étais dans la masse des manifestants de ce jeudi 10 mars. Pas en tête : les places y sont trop chères, je ne connais pas assez bien les paroles de l’Internationale et je suis maladroit quand j’ai un drapeau rouge à la main, fût-il sans faucille ni marteau. Pas en tête mais au milieu de la foule de ces manifestants.

Comme eux, je ne suis pas content ni du chômage, ni des salaires, ni du pouvoir d’achat, ni peut-être même de la constitution européenne. Comme eux je tiens le gouvernement pour responsable des misères qui s’abattent sur le peuple de France. Mais, à leur différence, moi je savais pourquoi, et eux ne le savaient pas, ou ne le percevaient que très confusément.

Je savais pourquoi le chômage est un scandale public, auquel il faut mettre fin dans les plus brefs délais, et c’est possible. Les leçons de la science économique sont sans équivoque sur ce point, et les pays qui ont bien voulu les respecter ont éliminé ce fléau social. Pourquoi les Américains (toujours eux !), les Anglais, les Hollandais, les Irlandais, n’ont-ils plus de chômeurs de longue durée aujourd’hui, et un taux inférieur à 6% alors que nous sommes à plus de 10 ? Pourquoi l’Espagne a-t-elle divisé par deux le nombre des sans-emploi ? La recette est pourtant bien simple :

-         diminuer les taux marginaux d’imposition pour encourager les entrepreneurs et les entreprenants, ceux qui voudraient aller de l’avant et en sont dissuadés parce que l’Etat leur promet de ponctionner l’argent supplémentaire qu’ils gagneront,

-         assouplir le marché du travail, et laisser se conclure librement des contrats de travail adaptés aux réalités des salariés et des entreprises, au lieu de subventionner la rigidité et le parasitisme, et d’empêcher les gens de travailler comme ils le veulent.

-         assurer la compétitivité internationale et stopper les délocalisations en diminuant les charges et les réglementations, et pour ce faire rompre avec le monopole de la Sécurité Sociale et recourir aux vertus de la concurrence privée.

Je savais pourquoi les salaires sont à un niveau si faible :

-         parce que le SMIC a été relevé avec tellement d’empressement qu’il n’y a plus d’embauche pour ceux qui n’ont aucune qualification ni pour les jeunes, c’est à dire pour ceux-là même que l’on voulait protéger.

-         parce que sur le salaire complet, tel que le client a accepté de le payer (puisque c’est le client et non l’entreprise qui a l’argent pour payer les salaires), on a aujourd’hui entre 40 et 55% de retenues destinées à remplir un tonneau percé appelé Sécurité Sociale, qui fait surpayer des assurances maladie de moins en moins assurées, et des pensions de moins en moins pensionnées.

Je savais pourquoi le pouvoir d’achat se traîne en France :

-         parce que les revenus stagnent quand il n’y a pas de croissance économique, et il n’y a pas de croissance économique quand les entreprises ne créent pas de richesses (c’est à dire n’offrent pas des biens et services susceptibles d’attirer la clientèle).

-          parce que plus de la moitié des revenus passe à entretenir un secteur public pléthorique, avec des rémunérations bien supérieures à celles du secteur privé et une sécurité de l’emploi qui évite le stress et permet de nourrir le plus profond mépris pour l’usager, l’administré ou l’assuré social.

-       parce que le niveau des retraites et des remboursements de prestations sociales ne cesse de diminuer, et diminuera sans cesse, laissant les personnes inactives dans le dépouillement et l’exclusion.

De tout cela, je rends responsables non seulement le gouvernement de Jean Pierre Raffarin, mais avant lui tous les autres gouvernements socialistes qui se sont succédés depuis quarante ans. Je sais pourquoi ils ont fait dérailler la France : ils ne sont pas intéressés par la prospérité générale, mais par le calendrier électoral, ils ont à satisfaire leur clientèle, et ils tremblent devant le premier syndicaliste venu. Surtout ils n’envisagent pas une réduction de l’Etat français, qui réduirait leur prestige, leurs privilèges, et les ramènerait au simple rang de bons citoyens au service de leurs compatriotes, soucieux d’alléger les charges publiques et les réglementations, et conscients qu’ils ne doivent intervenir qu’en tout dernier recours. Mais comme ils s’occupent de tout pour flatter leur ego, ils désorganisent le pays et dressent les Français les uns contre les autres.

Car c’est une autre manie du monde politique et syndical que d’entretenir les conflits d’intérêts, la lutte des classes. On fait ainsi croire à un peuple conditionné et désinformé que si les salaires sont faibles c’est que les profits sont élevés, que s’il y a du chômage c’est dû à la mondialisation et aux délocalisations, que s’il y a des pauvres c’est qu’il y a trop de riches, que le service public est le meilleur rempart contre les injustices de la privatisation, que l’administration et la réglementation assurent la défense des faibles contre les puissances occultes du marché. En France la gauche et la droite remâchent les mêmes rancoeurs, reprennent les mêmes antiennes depuis un demi-siècle : pas un seul souffle de nouveauté, pas un seul mot d’espoir. Grâce à notre grande tradition politique, nous sommes le pays des droits acquis, des statuts, de la protection publique, un pays d’où l’on a chassé le risque, l’inégalité, le mérite, d’où l’on a chassé la vie.

Voilà pourquoi j’étais aussi dans la rue, et j’y ai même vu beaucoup d’entre vous.

Par la pensée bien sûr.

 

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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1318 du 18 avril 2017


Editorial : 23 avril : fête de la Miséricorde

Conjoncture : Diminuer les charges sociales

Actualité  : Turquie : la dictature est en place - Trump contre Kim Jong-Un

Spécial présidentielles  : Pourquoi nous, économistes, soutenons Fillon - Fillon - Macron : comparaisons

Lu pour vous  : Sur le site libres.org : veille de campagne

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