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Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

 

Si le libéralisme n’est pas assez attractif dans notre pays, c’est qu’il n’est pas connu. Pas enseigné, pas pratiqué, le libéralisme est caricaturé.
Ce livret rétablit la vérité : non le libéralisme n’est pas la loi du plus fort, non la propriété n’est pas le vol, non l’intérêt personnel n’est pas l’égoïsme, non l’inégalité n’est pas l’injustice, etc. Au contraire, le libéralisme a une dimension éthique : c’est une doctrine de la dignité de la personne humaine et de l’harmonie sociale.

36 pages, 5€

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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RADIO PARIS MENT… PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 31 Janvier 2005 01:00
 Bureau de vote

Sous l’occupation circulait à Paris un refrain populaire : « Radio Paris ment, Radio Paris ment, Radio Paris est allemand… ». Horreur du mensonge, rejet de la propagande éhontée, résistance au pouvoir : ce qui légitimait la réaction des Parisiens en 1941 peut tout aussi bien révolter les auditeurs et téléspectateurs de 2005 désinformés par les radios et les chaînes publiques.

Ce qui s’est dit après les élections en Irak dépasse toute entente, surtout si, comme je le fais, on a l’habitude de s’informer auprès de média étrangers. Certes, tout n’est pas vérité sur les ondes venues d’ailleurs. Même aux Etats Unis, les exagérations et les montages abusifs, les fausses nouvelles, les commentaires débridés ont cours dans la grande presse écrite ou radiotélévisée. Mais il me semble que le citoyen y a plus de choix dans ses sources d’information, et qu’il y a une assez grande diversité d’opinions. Je n’ai pas ce sentiment d’écrasement ou de dégoût que m’inspirent parfois les journalistes français opérant dans le cadre de notre « service public ».  

Pour revenir aux élections irakiennes, il est facile de cueillir quelques fleurs de désinformation au parfum enivrant. France Info : une « observatrice » conteste le chiffre de 60% de participation, elle estime le pourcentage à 30% au maximum. FR3 : interview à Paris de quatre irakiens qui, comme un seul homme, disent que les élections sont une mascarade et que personne n’ira voter (le taux a été supérieur à 80%). La 2 : Lundi matin les premiers bulletins d’information titrent sur le procès du tunnel du Mont Blanc, suivi du procès d’un violeur, les manifestations anti-Sharon à Jérusalem, puis au bout de dix minutes vient enfin l’annonce des élections irakiennes, sujet évidemment mineur pour le service information de cette chaîne publique. France Info : interview de Christian Chesnost, cet expert, bien placé pour dire la vérité sur l’Irak, annonce la suite logique des élections, une guerre civile entre Sunnites et Chiites. En dehors de ces détails, la tonalité générale a été : les élus n’auront pas de légitimité véritable puisque les sunnites ne sont pas allés aux urnes,  les terroristes ont su bâillonner la démocratie (ceci contredit cela, mais peu importe), on ne vote pas dans un pays occupé, Bush a tort de crier victoire mais l’occasion était trop belle pour ne pas en profiter, les pays musulmans ne sont pas faits pour la démocratie, nostalgie de Saddam, etc.

A aucun moment il n’a été rendu sincèrement hommage au courage du peuple irakien, qui s’est massivement déplacé (on peut faire la comparaison avec les derniers taux de participation en France), alors même qu’il était sous la menace des terroristes. Personne n’a parlé d’Abdul Amir Kadhim, ce jeune homme qui s’est jeté sur un kamikaze, qui s’est fait sauter avec lui pour préserver la longue file d’attente devant le bureau de vote. Le premier ministre Ali Allaoui lui a rendu publiquement hommage. Personne ne s’est davantage attardé à la déclaration de Abou Moussa al-Zarkaoui « Que Bush et Blair sachent bien que nous sommes les ennemis de la démocratie ! ». 

Alors, qui sont les héros, qui sont nos amis et nos ennemis, les bons et les méchants ? Il y a une telle sympathie pour les barbares et un tel tintamarre autour de leurs exploits qu’ils finissent par devenir familiers, puis humains. On m’opposera que c’est la loi du milieu : « les bonnes nouvelles ne sont pas des nouvelles », et il y aurait une préférence naturelle du public pour les conflits, les accidents, les crimes et les catastrophes. Je crois que c’est faire injure aux Français que de leur attribuer la responsabilité des errements de la presse. Que les Français ne soient pas en mesure de réagir à la propagande, c’est évident, et c’est précisément ce que vise une propagande efficace : quand toutes les chaînes et radios reprennent le même discours (lui-même le plus souvent inspiré par les dépêches de la seule Agence France Presse) les gens finissent par le gober.

Le mal est donc sûrement ailleurs, chez nos propagandistes eux-mêmes. Certains évoquent leur inculture, je n’y crois qu’à moitié pour deux raisons. D’une part j’observe que ce sont toujours les mêmes leaders politiques et prophètes sociaux qui sont invités à s’exprimer, et ce sont toujours les personnes allant dans le sens du politiquement correct qui sont interviewées. Ce ne peut être par hasard, c’est le résultat d’un choix idéologique.

D’autre part les chaînes et radios publiques ont une position idéale, puisqu’elles ne courent aucun risque : leurs recettes sont faites en partie de redevances obligatoires payées par des gens qui ne les écoutent pas, et la concurrence avec les « privées » a été dûment verrouillée par la réforme du « paysage audio-visuel français » de sorte que les annonceurs ne peuvent se passer de leurs services.

Engagement idéologique et concurrence déloyale sont donc les principales causes de l’empoisonnement de nos sources d’information.

Cette analyse à l’emporte-pièce (serais-je un propagandiste ?) me conduit à plusieurs conclusions. La première c’est qu’une ouverture à la vraie concurrence de nos télévisions (par priorité) s’impose. Le mythe du service public, ici comme ailleurs, doit disparaître, il n’est qu’un instrument de pouvoir. La deuxième c’est que pour se prémunir contre la propagande il faut élargir son champ d’information, et notamment lire et écouter les opinions venues d’ailleurs. La troisième c’est la nécessaire fidélité à ces quelques journaux hebdomadaires, voire quelques quotidiens, qui respectent la devise de Beaumarchais : « Les faits sont sacrés, les commentaires sont libres ». La quatrième, enfin, c’est de lire et faire lire la Nouvelle Lettre, l’anti-virus du politiquement correct …

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1343 du 29 novembre 2017

Editorial : Le doux commerce
Actualité
:
Le libéralisme est libéral - La grande cause du quinquennat - Agir : Les constructifs se détruisent
- La leçon africaine d’Emmanuel Macrons
Connaissance du libéralisme :
Liberté et Propriété, la synthèse 
Lu pour Vous :
Assemblée Générale 2017 de l’ALEPS - Hervé Novelli lauréat du Prix Renaissance de l’économie


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