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En 2007, l’ALEPS décide douze thinks-tanks libéraux français à proposer en commun un « Guide du candidat ». Six chapitres s’adressent respectivement au chômeur, au contribuable, à l’assuré social, à l’écolier, au citoyen et à l’Européen. Une grille permet de noter  les programmes des divers candidats. Sur 180 points théoriques, le premier est arrivé à 80 points, et Ségolène Royal à 5. On savait déjà que Nicolas Sarkozy ne serait pas libéral.
 

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La crise est inéluctable

A la différence d’Adam Smith et Turgot qui pensaient que l’activité économique apporte le progrès en permanence, grâce à des adaptations permanentes voulues par le marché, Malthus estime que la crise est inéluctable dans un pays industrialisé.

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CROISADE POUR LA LIBERTE PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 24 Janvier 2005 01:00
 Elections US

Les élections en Irak auront été un test. On peut souhaiter que les opérations de vote se soient déroulées aussi bien qu’en Palestine. On peut craindre aussi le déchaînement du terrorisme fanatique. A l’heure où j’écris ces lignes, on n’en sait évidemment rien.

Mais le fait que le calendrier prévu ait été tenu démontre la détermination des autorités irakiennes en place et l’engagement total des Etats-Unis.

Les Etats-Unis ont reconduit George W. Bush à la Maison Blanche. Je vous l’avais annoncé : il n’est pas là pour s’accrocher au pouvoir présidentiel, mais pour réaliser de grandes choses au cours de son deuxième mandat. Son discours de prestation de serment est de ce point de vue on ne peut plus clair. Bush part en croisade pour la liberté.

Certains traduisent cet engagement comme un pas supplémentaire dans l’hégémonie américaine et la diplomatie « unilatérale ». Ce serait oublier que George W. Bush n’entend pas instaurer une ingérence libérale tout azimut, mais offrir l’aide des Etats-Unis aux peuples qui veulent se libérer de la dictature et de l’intolérance : il s’agit de « rechercher et de soutenir l’expansion des mouvements et des institutions démocratiques dans toutes les nations et toutes les cultures, avec l’objectif ultime de mettre fin à la tyrannie de notre planète ». Gendarmes de la liberté ? Non : George W. Bush rappelle que le recours aux armes n’est que l’ultime argument. Il croit aux vertus de l’éducation, du commerce, de la culture comme véhicules de la compréhension universelle. Ce serait oublier surtout que la référence à la liberté n’est pas faite par le Président pour les seuls intérêts de la puissance américaine, mais pour une certaine idée de l’universalité de la dignité de la personne humaine. « La liberté, par sa nature même, doit être choisie ». Voilà pourquoi le volet intérieur du programme de Bush est aussi important et naturellement articulé avec le volet international.

Bush souhaite que les citoyens américains retrouvent un certain nombre de libertés qui ont été confisquées par l’Etat Providence : liberté de son patrimoine, liberté de sa santé, de sa retraite, liberté de son travail et du fruit de son travail. Et, bien sûr, Bush associe naturellement liberté et responsabilité. Il veut en finir avec « l’état de l’assistance » où s’est installée la nation américaine. Il veut que chacun se sente responsable des grands choix personnels et familiaux alors qu’ils sont aujourd’hui faussés ou orientés par la fiscalité, la sécurité sociale, la réglementation administrative. Les commentateurs français ont trop facilement ramené ce programme à des aspects techniques : substituer la capitalisation à la répartition, préférer la proportionnalité de l’impôt à sa progressivité, rendre au contrat un poids supérieur à celui du règlement. Derrière ces aspects techniques, financiers ou juridiques, il y a une conception de l’homme, réinstallé dans sa dignité.

Il y a certainement une part d’idéologie, voire d’utopie dans le projet présidentiel. Il est vrai que l’idée directrice et réductrice existe, mais c’est celle de la liberté. Elle est assez riche pour exiger beaucoup de ceux qui y adhèrent, elle ne prend corps que par l’assumption individuelle de devoirs et de droits. Cette idéologie n’est pas aliénante, elle est personnalisante. Quant à l’utopie, elle est bien nécessaire pour rêver à un monde meilleur d’harmonie universelle.

Si l’on veut passer de l’utopie à la réalité, il faut prendre en compte deux impératifs. Le premier est politique : que les gouvernements des nations libres se sentent également engagés dans la croisade, et George Bush leur a adressé un puissant appel : « Nous comptons sur vos conseils et nous dépendons de votre aide ». Si l’on en croit Condoleezza RICE, la nouvelle administration fera tout pour que se taise l’anti-américanisme primaire et que s’ouvre un front commun des pays libres.

Il nous reste à souhaiter que le message soit reçu, notamment à l’Elysée.

Le deuxième impératif ne concerne ni les chefs d’Etats ni les diplomates, mais la société civile, broyée et ignorée à ce jour par la société politique. Il est du devoir de chaque citoyen, personnellement, de se comporter en homme libre, de cultiver et de chérir les idées de la liberté : état de droit, libre marché, respect et compréhension des autres, éducation et famille. Mais il est aussi du devoir des citoyens, ensemble, de créer et de développer les réseaux qui permettent de s’entraider, de se rencontrer, de s’organiser localement pour se donner une commune détermination à défendre les libertés contre les assauts et les dérives du pouvoir. Il ne s’agit pas de brandir les armes, mais de s’inviter dans le débat public et de faire un bon usage des droits civiques qui font une démocratie. Il s’agit de cesser d’être spectateurs pour devenir acteurs. Il existe en France un embryon libéral, une escouade de croisés de la liberté. Faisons en sorte que partis cinq cents nous nous retrouvions deux mille en arrivant au port. George Bush nous le dit implicitement : la balle est dans notre camp, libéraux de tous les pays unissez-vous !

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1330 du 11 juillet 2017


Editorial : La Reconquête

Conjoncture : Taillables et Corvéables à merci

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