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En 2007, l’ALEPS décide douze thinks-tanks libéraux français à proposer en commun un « Guide du candidat ». Six chapitres s’adressent respectivement au chômeur, au contribuable, à l’assuré social, à l’écolier, au citoyen et à l’Européen. Une grille permet de noter  les programmes des divers candidats. Sur 180 points théoriques, le premier est arrivé à 80 points, et Ségolène Royal à 5. On savait déjà que Nicolas Sarkozy ne serait pas libéral.
 

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Economiste classique

Contresens sur la valeur travail

Adam Smith avait créé une ambiguïté en juxtaposant trois lectures de la valeur travail : travail incorporé, travail épargné, travail échangé. Ricardo va lever l’incertitude en choisissant la valeur du travail incorporé, malheureusement la mauvaise !

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Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 03 Janvier 2005 01:00
 Une innovation industrielle qui s'impose

Au moment où s’échangent les vœux de bonheur et de prospérité pour la Nouvelle Année, mais aussi au moment où l’humanité est en deuil, je ne voudrais pas laisser l’occasion de vous redire que l’espérance est la plus belle des vertus chrétiennes, elle est la seule défense contre le malheur, contre la souffrance, contre le désespoir.

Je forme donc le souhait que vous gardiez, que nous gardions tous l’Espérance au cœur.

Hélas, nous voici rattrapés par le quotidien hexagonal, et vous ne comprendriez pas que je ne fasse pas un commentaire de l’extraordinaire discours de notre Président. Non pas celui de la Saint Sylvestre, où le père de la Nation Française exprimait avec justesse la solidarité de son peuple avec les victimes du tsunami – bien que nombre de Français n’aient pas attendu un chef d’Etat pour ressentir et marquer activement leur sympathie avec ces millions d’êtres humains plongés dans le deuil, le déchirement et la ruine. Mais bien plutôt celui que Jacques Chirac a prononcé devant les « forces vives de la Nation », sous grande couverture médiatique, en ce premier mardi de 2005.

« Chirac reprend la main », ont dit les commentateurs, ne voyant ici qu’une nouvelle étape vers la monarchie absolue. Il serait plus juste de dire « L’Etat reprend la main ». Voici la France en passe de confier l’avenir de son économie et de ses entreprises à l’Etat bienveillant. C’est plus que de la sociale démocratie, c’est plus que de l’Etat Providence, c’est du colbertisme, du planisme, de l’étatisme, du nationalisme. Ce qui signifie en clair que la France, si l’on suit le discours présidentiel, se propose de prendre le chemin exactement inverse de celui que tous les autres pays civilisés du monde ont adopté. Tony Blair avait donné l’exemple, Schröder aujourd’hui se rend à l’évidence : on ne peut confier le progrès économique et social à l’Etat, il faut le désengager et le ramener à ses justes proportions. La quasi-totalité de nos partenaires européens et mondiaux ont enfin compris qu’il existait des lois inéluctables de l’économie, et que la solution aux problèmes du chômage, des déficits, du futur des retraites, des inégalités sociales, des promotions individuelles, reposait sur la liberté économique, et sur l’acceptation des exigences de la concurrence sur des marchés ouverts.

Nous, en France, on veut faire exactement le contraire. Le Président a fait sienne la conclusion du « rapport Beffa », du nom du technocrate qui est l’actuel Président du groupe Saint Gobain, et qui n’a jamais caché son scepticisme suranné à l’égard du capitalisme. Ce « grand industriel » ne vient-il pas, au passage, de subventionner l’ouvrage de deux éminents « économistes » socialistes, Messieurs Aglietta et Brebérioux consacré aux « dérives du capitalisme financier » ? Monsieur Beffa entend lutter contre les marchés financiers, il s’attaque à Wall Street, et pense que Bercy peut se substituer aux bourses du monde entier : belle ambition !

Nous serons donc prochainement dotés d’une Agence de l’Innovation Industrielle, elle sera chargée de rendre les Français intelligents et les entreprises françaises innovantes et performantes. Il ne serait pas venu à l’esprit de tous ces experts et gouvernants que les Français ne sont pas plus bêtes que les autres, mais que les meilleurs et les plus jeunes d’entre eux préfèrent soit exercer leurs talents à l’étranger, soit rejoindre la nomenklatura technocratique qui assure des salaires substantiels et un statut social privilégié : nouvelle noblesse de robe. L’Agence aura le pouvoir de choisir et de subventionner les projets industriels qu’elle estimera les meilleurs pour notre économie, tout comme Colbert créait les manufactures royales suivant son inspiration (encore Colbert avait-il la sagesse de copier les Anglais et les Hollandais de son époque). On la dotera de 2 milliards d’euros, payés avec les produits des privatisations, c’est à dire avec de la bonne épargne française gaspillée, et qui fera défaut aux entrepreneurs « courants » qui ne bénéficieront pas de la manne mais pourront continuer à payer des impôts – s’ils veulent bien continuer à fonctionner dans le carcan fiscal, administratif, social et syndical actuel.

Il est vrai que le Président promet des baisses d’impôts, comme il le fait avec insistance depuis son élection : en attendant la pression fiscale ne cesse d’augmenter. Le Président promet aussi une hausse du SMIC de 5% dont on sait qu’elle entraînera un point de plus de chômage sans pour autant calmer les revendications syndicales.

Quant aux déficits de la santé et des retraites, sans doute doit-on considérer en haut lieu que les réformes décisives ont été faites, puisque apparemment on n’a plus d’inquiétude à leur sujet, alors que l’explosion est pour après-demain, sinon pour demain.

Il ne se trouve hélas pas grand monde pour mesurer et déplorer les perspectives d’une telle « politique industrielle ». On a tellement cultivé le mythe de l’exception française qu’on pense finalement que les lois de l’économie s’arrêtent aux frontières de l’Hexagone. Chassez le naturel, il revient au galop. Le naturel français, c’est l’étatisme. Chassé par la mondialisation, par la construction européenne, par la concurrence, il revient au galop chiraquien. Mais c’est la nation dans son ensemble qui va souffrir de cette nouvelle façon de concevoir le progrès, en revenant quatre siècles en arrière. Il est vrai qu’il y a au moins quelque chose qui nous ramène aussi au Grand Siècle : nous avons bien aujourd’hui encore un Roi Soleil.

 

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Au sommaire du n°1330 du 11 juillet 2017


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