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Lettre ouverte aux retraités actuels et futurs, cet opuscule est un véritable condensé de tout ce que Jacques Garello a écrit sur le sujet. A lire absolument si vous vous interrogez sur le futur du système des retraites par répartition.

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Pourquoi la croissance de l’Etat ?

Au début du 20ème siècle, Adolph Wagner avait formulé une « loi économique » : les dépenses publiques occupent une proportion croissante du produit national. Une nation plus civilisée appelle un Etat plus dispendieux.

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JOYEUX NOEL ? NON : BONNES FETES ! PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 20 Décembre 2004 01:00
 Joyeux Noël

En cette période de l’année, à l’occasion du dernier numéro de la Nouvelle Lettre, j’ai l’habitude de souhaiter un joyeux Noël à chacun de vous, amis lecteurs. Aujourd’hui la prudence m’incite à n’en rien faire, car il semblerait que des souhaits de joyeux Noël soient devenus suspects aux yeux des censeurs de la laïcité.

Dans les administrations publiques, dans les municipalités, plusieurs directives ont circulé pour prier le personnel de substituer « Bonnes Fêtes » au traditionnel « Joyeux Noël », fût-il associé au non moins traditionnel « Bonne Année ».

On devrait sourire de ce qui pourrait passer pour un enfantillage courtelinesque. Pour ma part, je ne trouve pas la farce de mon goût, elle est à mes yeux révélatrice d’une dramatique évolution de la société française : notre pays s’est progressivement déchristianisé et toute référence, même indirecte, à la religion chrétienne, est de plus en plus mal portée.

La déchristianisation a des racines profondes, mais elle s’accélère actuellement en prenant prétexte d’une laïcité mal comprise ou subvertie, qui ne signifie plus la tolérance religieuse, mais la restriction voire la prohibition de toute pratique religieuse publique. La seule religion tolérée c’est la religion de l’Etat, de la République, devenue religion d’Etat. Chrétiens non, citoyens oui.

Les conséquences de la déchristianisation sont dramatiques : rupture de l’ordre social, dilution des mœurs et perte de la foi.

Rupture de l’ordre social : les règles qui permettent à un groupe humain de vivre en paix sont le produit d’une évolution millénaire, elles ont été sélectionnées au cours d’un long processus d’essais et d’erreurs. Comme Hayek l’a montré, on ne rompt pas impunément cet ordre social spontané pour lui substituer des règles artificielles conçues par quelque autorité publique. Dans notre pays, comme d’ailleurs dans la plupart des pays d’Europe, l’évolution des règles a été historiquement liée au développement de la chrétienté, même si d’autres apports culturels ont incontestablement joué un grand rôle. La déchristianisation nous coupe de nos racines, et permet aux constructivistes de créer un ordre social artificiel, sans cesse remodelé par les caprices des gouvernants et des législateurs qui se croient tout permis. Une nation ne peut vivre durablement et harmonieusement dans ces conditions.

Dilution des mœurs : la chrétienté a légué à nos nations des valeurs éthiques fondées sur la dignité et la liberté de la personne humaine. D’autres religions ont pu le faire ailleurs et en d’autres temps, mais c’est bien l’éthique chrétienne qui a imprégné les mœurs de notre société. Ces moeurs ont été acceptées par des milliers de personnes qui ne croyaient pas au Christ ressuscité, simplement parce qu’elles impliquaient le respect des autres et qu’elles s’inscrivaient dans une civilisation de l’amour. Aujourd’hui la morale disparaît avec la chrétienté, s’affranchir de l’une conduit à détruire l’autre et réciproquement. La société dite « permissive » a banalisé les crimes contre la vie, les atteintes à la propriété, l’explosion de la famille. Au moment où on interdit le port de la croix, de la kippa ou du voile, la violence et le sexe s’étalent dans tous leurs dérèglements. « L’homophobie » passe pour une atteinte à la dignité de l’homme !

Abandon de la foi : la religion donne une réponse essentielle à la vie et à la liberté de l’être humain. Le besoin de croire est inscrit dans la nature de l’homme, toujours en quête d’une aspiration, d’une élévation, d’un absolu. La foi est une recherche de la vérité, c’est une démarche intime et personnelle – les chrétiens diront une démarche guidée par la grâce de Dieu. Perdre la foi, c’est nier l’existence de la vérité, c’est se condamner au relativisme ou au nihilisme. Et si chacun individuellement a besoin  de croire, c’est la foi commune qui fait la cohésion et l’harmonie des peuples. Si tant de Français professent l’anti-américanisme, c’est peut-être par envie ou par dépit car ils savent qu’il existe aux Etats Unis une communauté de foi qui a permis de fondre en un peuple uni des hommes et des femmes déracinés. La liberté, la responsabilité et la dignité de la personne humaine, garanties par un état de droit, sont des valeurs suffisamment fortes et universelles pour éveiller une foi commune. Croit-on encore dans ces valeurs en France ? Croit-on en quelque chose ?

La déchristianisation interroge ainsi notre foi, notre morale, notre tradition.

Restent les questions angoissantes : jusqu’où ? jusqu’à quand ? La réponse se trouve précisément dans le message de Noël. L’espérance guide les hommes malades de leur doute, de leur orgueil, de leur inconscience. Chaque Noël nous redonne l’espoir d’une renaissance, et nous porte un message d’amour universel. Il faut y croire : joyeux Noël !

 

Nouvelle Lettre de la semaine

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Au sommaire du n°1312 du 14 mars 2017


Editorial : Deux foyers majeurs d'irresponsabilité

Conjoncture : La monnaie peut-elle être "souveraine" ?

Spécial présidentielles  : La non-réforme des non-retraites - François Fillon : le soft libéral - François Fillon : c'est de l'abîme que jaillit la lumière

Actualité libérale  : Trop de dépenses publiques c'est trop d'impôts


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