Commandez

Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

 

Si le libéralisme n’est pas assez attractif dans notre pays, c’est qu’il n’est pas connu. Pas enseigné, pas pratiqué, le libéralisme est caricaturé.
Ce livret rétablit la vérité : non le libéralisme n’est pas la loi du plus fort, non la propriété n’est pas le vol, non l’intérêt personnel n’est pas l’égoïsme, non l’inégalité n’est pas l’injustice, etc. Au contraire, le libéralisme a une dimension éthique : c’est une doctrine de la dignité de la personne humaine et de l’harmonie sociale.

36 pages, 5€

Bulletin de commande

Portait

La propriété c’est le vol

« Il ne se dit pas en un siècle une formule aussi éblouissante. Je la tiens pour un trésor plus grand que toute la fortune des Rothschild ».

Lire la suite...
LA LUTTE DES GLACES PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 13 Décembre 2004 01:00
 L'Abominable homme des neiges...

-         Brrrr. Un froid de chien, on n’a pas vu le thermomètre descendre aussi bas depuis l’année où ma grand’tante a fait sa communion solennelle !

-         Erreur, ma chère : d’abord c’est seulement un froid de canard, et d’autre part vous semblez ignorer ce que le tout Paris, le tout ONU, le tout pensant a fini par admettre : la planète se réchauffe. Buenos Ayres, vous avez entendu parler ?

Hélas, tant de Français ne savent pas que le sort de notre planète terre, de notre mère Gaïa, est en train de se jouer en Argentine, pays des paradoxes climatologiques puisqu’il fait un froid sibérien dans cette région que l’on appelle la Terre de Feu.

Pour ma part, je ne partage pas l’angoisse de tous ces braves gens réunis à Buenos Ayres pour y parler des accords de Kyoto et de l’effet de serre dû à l’émission de gaz carbonique, lâchement produite par les pays riches, Etats-Unis en tête, qui surconsomment l’énergie.

Esprit frondeur, provocateur et irresponsable, je n’ai jamais été réellement satisfait des arguments qui ont conduit à la signature des accords de Kyoto. Pour me convaincre, il faudrait que l’on me persuade, preuves scientifiques irréfutables en mains :

1° que la planète s’est réellement réchauffée, et que ce phénomène nouveau est dangereux,

2° que le réchauffement est dû à l’émission de CO2,

3° que cette émission est le fait des êtres humains et de la surconsommation des pays riches,

4° que les mesures envisagées par les accords de Tokyo sont de nature à éviter un cataclysme.

J’ai cherché à me renseigner à bonnes sources, et j’ai eu l’occasion de participer à des dizaines de séminaires où on débattait de ces questions, avec des savants de diverses disciplines et de divers pays. Mon scepticisme n’a cessé de croître. Aucun des quatre points évoqués ne semble acquis, et s’il y a des certitudes scientifiques, elles ne sont pas nécessairement là où on le croit.

1° Il est certain que ce n’est pas la première fois que la planète se réchauffe, ni qu’elle se refroidit, et cela bien avant la civilisation de l’électricité et de l’automobile. La mesure de la hausse actuelle (vérifiée depuis quelques mois par satellite) nous situe plutôt vers 0°6 que vers 2 ou 5 (voire 10 degrés comme je l’ai entendu sur les ondes officielles françaises). Les grands prêtres du réchauffement aujourd’hui écrivaient il y a quarante ans des pages dramatiques sur le refroidissement de la planète ! De quoi vous refroidir…

2° Il n’y a aucune corrélation positive entre les émissions de CO2 et la température de la planète, on observerait plutôt l’inverse.

3° Les « fabricants de CO2 » sont davantage les animaux et les plantes que les hommes. La croissance de CO2 est due essentiellement à l’extension des surfaces cultivées et du cheptel, en effet liée au progrès économique. Aurait-on le choix entre mourir de faim ou mourir de chaud ?

4° Le coût d’une réduction de la consommation d’énergie se traduit en termes de croissance et d’emploi de façon inéluctable. Si les Américains acceptaient les « disciplines » de Kyoto cela représenterait près de 2.500.000 emplois en moins : ce calcul les a vite dissuadés de signer les accords. Quant aux Russes, ils sont dans la même situation, mais n’ont donné leur signature après bien des résistances qu’en contrepartie de nombreux avantages, dont notamment l’entrée à l’Organisation Internationale du Travail, à laquelle ils tenaient beaucoup. Andrei Illarionov, conseiller du président pour les questions d’environnement, a d’ailleurs affirmé que la Russie ne pourra pas (et ne voudra pas) respecter l’accord.

Les représentants de nombreux pays « émergents », Chinois et Indiens en tête, ont dit leur intention de refuser les quotas d’émission de CO2. L’un d’eux a déclaré : « Vous nous parlez toujours de développement durable, nous préfèrerions que l’on discute du développement rapide ». Simple bon sens. Ajoutons enfin que la mission française explorant les glaces de la Terre Adélie a observé qu’il a fallu plusieurs milliers d’années pour que les écarts de température de la planète se compensent de façon significative. Géniale prospective : Kyoto nous propose de changer les choses en l’an 22.004.

Bref, il me semble que tout le bruit autour du réchauffement de la planète, de Kyoto, et de l’apocalypse qui nous attend ressemble à un bon scénario de « thriller » : en attendant que la planète se réchauffe, on en a froid dans le dos.

Alors pourquoi ces beaux esprits, ces chefs d’Etat, ces ministres, ces syndicalistes (au fait où est Bové ?) s’adonnent-ils à un tel spectacle ? Il y a d’abord le goût du spectacle, propre à leur profession. Il y a ensuite, et plus sûrement, une démarche politique pour opposer le Sud pauvre au Nord riche, comme si la pauvreté des uns était liée à la richesse des autres. Et pour opposer tout le monde au grand Satan : le capitalisme américain. Après la chute du mur de Berlin, on pensait que la lutte des classes avait vécu, et que l’on se rangerait enfin du côté de la liberté et de la démocratie. Mais les marxistes, rouges, verts ou bruns, n’ont pas tardé à se ressaisir et dès la conférence de Rio ils ont réinventé la trilogie qui avait fait le bonheur du communisme et le malheur des peuples : domination, exploitation, aliénation. La dialectique est toujours la même, les cibles toujours identiques : la propriété, le marché, la liberté, piliers de la civilisation. Ont simplement changé les slogans : à la lutte des classes a succédé la lutte des glaces.

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1341 du 15 novembre 2017

Editorial : La voix de son maître
Actualité
:
Y = C+I+ [X-M]  - Refondation sur un socle boîteux  - Que se passe-t-il à Riyad ? - Merkel-Macron : front commun à la COP 23
Connaissance du libéralisme :
La transmission de la propriété
Lu pour Vous :
La tyrannie de la redistribution


Acheter le numéro

Revue des Livres

Jacques De Guenin

Œuvres complètes de Bastiat

Le livre à lire cette semaine n’est pas celui d...

Pascal Salin

FREDERIC BASTIAT PERE DE LA SCIENCE ECONOMIQUE MOD...

Vous pourrez tomber à votre tour sous le charme d...