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A l’occasion du bicentenaire d’Alexis de Tocqueville et de la 28ème Université d’Eté de la Nouvelle Economie (2005), l’ALEPS plaide pour le retour de la société civile :
« Beaucoup de nos contemporains ne font plus confiance à la société politique pour surmonter la crise économique, sociale et morale qui frappe le pays. Alors, ne serait-il pas temps de se tourner vers la société civile ? Mais où est-elle ? Que fait-elle ? Que pourrait-elle faire ? » Et aujourd’hui ?
 

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L’échange base de la richesse des nations

C’est le message essentiel de celui qui est considéré (avec Turgot) comme le père de la science économique.

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L’INHUMANITE EN DEUIL PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 15 Novembre 2004 01:00
 Arafat

Ce titre barrait la une du « Méridional », un quotidien marseillais aujourd’hui disparu, au lendemain de la mort de Leonide BREJNEV. On devait au dictateur soviétique quelques actes notoires d’exterminations et d’oppressions naturellement inscrits dans un régime inhumain.

Je n’ai pas hésité à le reprendre pour saluer comme il me semble convenir la disparition de Yasser ARAFAT.

Il ne manque pourtant pas de raisons pour vanter tous les mérites et toutes les vertus du leader palestinien, et nos gouvernants et nos médias ont su les rappeler : un homme de la paix, un homme soucieux de son peuple, un homme ami de la France. Cela valait certainement les hommages officiels qui lui ont été rendus, cela légitimait l’accompagnement du premier ministre, du Président de l’Assemblée Nationale, d’une foule de ministres et d’ambassadeurs, ainsi que les fortes paroles de notre Président, et les honneurs de la Garde Républicaine.

Homme de paix, c’est certain. Yasser ARAFAT a d’abord et avant tout été le chef du terrorisme palestinien. Fondateur du Fatah, il a semé la violence et la discorde dans tout le Moyen Orient. En 1971 avec le « Septembre noir », il met la Jordanie à feu et à sang, contre les Jordaniens eux-mêmes et les Egyptiens qui ne voulaient pas voir lever une armée de fanatiques dans la région. En 1982 c’est au Liban qu’il porte la guerre civile, en installant dans des camps les Palestiniens qui seront ses partisans en même temps que ses otages. Beyrouth assiégée devient le siège du pouvoir de Yasser ARAFAT, un pays pacifique devient la capitale du terrorisme, et les réflexes d’autodéfense des Israéliens vont faire de ces Palestiniens un peuple martyre aux yeux de l’opinion publique mondiale – exactement ce que voulait le grand leader de ces gens qu’il avait égarés et fanatisés. Enfin, la deuxième Intifada est lancée sur les ordres directs de Yasser ARAFAT, et ruine dans l’immédiat toutes les chances de négociation avec Israël. Tout cela valait bien un prix Nobel de la Paix.

En homme soucieux de son peuple, Yasser ARAFAT a toujours oublié son intérêt personnel pour se sacrifier à la cause nationale. En multipliant les camps où il pouvait facilement recruter et entraîner des terroristes et, depuis quelque temps, des kamikazes, ARAFAT semait et entretenait la misère et la haine. A Ramallah et dans la bande de Gaza, il a isolé ses compatriotes des Israéliens, alors même que pendant longtemps des échanges économiques étroits s’étaient noués, offrant aux Palestiniens le travail et le commerce qui leur permettaient d’améliorer leurs conditions de vie.  Sait-on au moins que cet homme, toujours sobrement vêtu, avec pour seul luxe son panache blanc et noir, a pris soin d’épargner patiemment, jusqu’au point d’accumuler une fortune qu’il destinait aux bonnes œuvres de ses compatriotes ? A la tête de la huitième fortune du monde, accumulée grâce à un labeur incessant, il s’apprêtait sans doute à la distribuer aux pauvres, dès qu’ils auraient eu enfin une terre leur permettant de faire fructifier cette manne. En attendant ce jour heureux, il restait quelques maigres millions à Madame pour faire son shoping à Paris, elle le faisait avec plaisir, créant des emplois et des ressources pour la France. Cela valait bien un coup de keffieh.

Car ARAFAT était un ami de la France, qui le lui rendait bien. Dès 1969 Georges POMPIDOU faisait le choix d’ARAFAT et des Palestiniens contre Charles HELOU et les Libanais chrétiens. La diplomatie française prend alors ses distances non seulement avec la plupart des autres pays occidentaux, mais aussi avec les Etats arabes. Sitôt élu, Valéry GISCARD d’ESTAING envoie son ministre des affaires étrangères Jean SAUVAGNARGUES à Beyrouth pour sceller l’amitié franco-palestinienne. Elle sera sans faille sous tous les gouvernements successifs, avec une mention spéciale à Claude CHEYSSON, que l’on a aimé retrouver aux côtés de la dépouille mortelle du leader bien aimé. Il va sans dire que depuis l’accession au pouvoir du Likoud, et notamment avec Ariel SHARON, le soutien de la France aux Palestiniens s’est encore renforcé. Un soutien que la France a d’ailleurs réussi à faire endosser à Bruxelles, qui subventionne les Palestiniens sur le budget européen : les contribuables européens ignorent peut-être qu’ils soutiennent une cause humanitaire de ce type. C’est évidemment ce soutien aux Palestiniens qui a mis la France dans le camp anti-BUSH, et pro-SADDAM. Voilà pourquoi il était normal, douloureusement normal, que le dernier souffle d’ARAFAT soit recueilli sur cette terre de liberté et de fraternité qu’est la nôtre.

On dit que la France est désormais bien placée pour hâter l’avènement d’une solution pacifique au Moyen Orient. Est-ce à dire que Michel BARNIER va se faire l’exécuteur testamentaire de Yasser ARAFAT, et soutenir la fraction dure et terroriste de l’OLP ? Je croirais plus volontiers que la seule chance d’une paix rapprochée réside précisément dans la disparition d’un homme qui a rendu impossible toute négociation, toute compréhension, toute concorde entre des peuples condamnés à faire un choix : vivre ensemble ou périr dans la haine et le chaos. ARAFAT avait fait le choix de la mort. Sa mort peut signifier le retour à la vie.

Je le souhaite pour la paix, pour le peuple palestinien, et pour l’image de la France.

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1343 du 29 novembre 2017

Editorial : Le doux commerce
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- La leçon africaine d’Emmanuel Macrons
Connaissance du libéralisme :
Liberté et Propriété, la synthèse 
Lu pour Vous :
Assemblée Générale 2017 de l’ALEPS - Hervé Novelli lauréat du Prix Renaissance de l’économie


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