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La modernité de Bastiat

Les tout derniers développements de la science économique se trouvent entières dans l’œuvre de Bastiat : il a été précurseur de l’école du « public choice » (Buchanan), de l’analyse des institutions (Hayek), de la théorie des droits de propriété (Alchian, Demsetz).

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A NOUVEAU L’ESPOIR PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 08 Novembre 2004 01:00
 4 ans de plus !

Je me réjouis de la victoire de George W. BUSH. Elle a de quoi nous donner espoir.

En revanche cette victoire aura fait beaucoup de surpris, encore davantage de déçus. La victoire de KERRY était souhaitée avec tant d’ardeur par tant de Français différents qu’ils s’étaient pris à rêver : BUSH vaincu, BUSH humilié, BUSH puni, le peuple américain à l’heure française, l’hégémonie brisée. Rien de tout cela ne s’est produit, il faut croire que le peuple américain est infantile, belliqueux, fanatique et stupidement dévot, tout ce que ne sont pas les bons Français. Il va falloir en rabattre : motus et Bush cousue.

Je ne me plaindrai pas du silence pesant qui règnera pendant quelques jours dans les rangs des anti-américains viscéraux, mais je leur fais confiance : peu à peu les commentaires se feront à nouveau plus fielleux, plus agressifs.

Cependant, ne regardons pas l’événement à travers le prisme français, voyons ce qu’il signifie et pour les Américains, et pour le reste du monde, en particulier pour l’Europe.

Les Etats Unis ne sont pas passés loin de la catastrophe. KERRY, c’était l’improvisation diplomatique, la décomposition des mœurs et le retour au New Deal. A l’inverse, BUSH a annoncé un programme pour lequel la voie est maintenant ouverte. Pour l’essentiel il s’agit d’une vraie rupture avec cette évolution qui a fait des Etats Unis une nation sous administration fédérale, étouffant progressivement les libertés locales et la société civile. Cette évolution a été constante depuis plus d’un siècle, même s’il y a eu quelques pauses, dont la dernière a été l’ère Reagan. La rupture s’entend en premier lieu de la fin des grands programmes fédéraux, notamment dans le domaine social. Medicaid, Medicare et la Sécurité Sociale (entendez le système public de retraites) doivent disparaître pour laisser jouer tantôt des programmes publics gérés au niveau des Etats ou des municipalités, tantôt des initiatives privées, de la part des compagnies d’assurances, des entreprises ou des associations charitables. Cela signifie en second lieu la remise en ordre des finances publiques, malmenées par l’effort de guerre mais qui seront soulagées par la disparition de nombreuses grandes agences fédérales budgétivores et par une simplification de l’impôt fédéral. Cela signifie en troisième lieu le retour aux Etats de l’Union des décisions concernant la vie privée, l’éducation, le droit civil et le droit pénal. BUSH a refusé une législation fédérale sur la peine de mort, l’avortement, les unions homosexuelles et l’adoption des enfants par lesdits couples – c’est ce qui lui a valu sans doute le vote catholique – il renvoie aux Etats et aux consciences personnelles la responsabilité de ces problèmes.

« L’Amérique est de retour », avait dit REAGAN au lendemain de son succès en 1980. BUSH peut faire sienne la formule : retour aux principes fondateurs de la démocratie américaine, parmi lesquels le vrai fédéralisme, la séparation des pouvoirs, et par dessus tout le respect de la vie, de la propriété privée et de la liberté.

Certes, je ne m’illusionne ni sur le rythme ni sur le succès de ces réformes, le jeu politique ici comme ailleurs est incertain. Mais je veux dire que BUSH ne reste pas à la Maison Blanche parce qu’il s’y trouve bien, il veut faire de son deuxième mandat quelque chose de grand.

Réussira-t-il aussi bien sur l’échiquier mondial ? L’« axe du refus » et la voix de l’ONU devront se faire plus discrets, c’est leur intérêt dans l’immédiat. BUSH aurait donc les mains plus libres pour terminer ce qu’il a commencé : en finir avec les dictatures du Moyen Orient, pacifier les relations entre Israéliens et Palestiniens, libérer le Liban, affranchir l’Arabie Saoudite et l’Iran du fanatisme islamique, et enfin détruire complètement les réseaux d’Al Qaïda. L’énoncé de ce programme en montre peut-être le manque de réalisme, mais est-il plus réaliste de se replier sur l’Amérique du Nord et la zone Pacifique ? Plus que jamais la présence des Etats Unis est nécessaire pour garantir la paix et le respect des droits individuels.

C’est ici que le comportement des Européens entre en ligne de compte. La victoire de BUSH va renforcer la position des Atlantistes au sein de l’Europe, et pousser beaucoup d’Etats de la Nouvelle Europe à faire pression sur le couple franco-allemand qui veut aujourd’hui imposer sa loi et installer des institutions suffisamment fortes pour tenir la dragée haute aux Américains, avoir une diplomatie unitaire, et assaisonner la mondialisation à la sauce dirigiste. Si la gauche sectaire et la droite molle (qui se sont illustrées avec l’affaire Buttiglione) sont provisoirement réduites à l’impuissance, sinon au silence, l’Europe pourrait s’orienter vers une ouverture totale aux lois du marché, vers un respect des diversités culturelles, vers une salutaire concurrence fiscale et sociale (baptisée « dumping » par ses adversaires), et enfin et non le moindre vers une alliance diplomatique et militaire salutaire dans cette période de crise.

C’est du moins l’espoir que l’on peut nourrir désormais, aux côtés d’une Amérique qui aura retrouvé la vigueur de son économie et la fierté de ses valeurs. Puissions-nous tous ensemble écarter les menaces qui pèsent sur la civilisation et renouer avec la paix et la liberté éclairant le monde.

 

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