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Jacques Garello l www.libres.org

Lettre ouverte aux retraités actuels et futurs, cet opuscule est un véritable condensé de tout ce que Jacques Garello a écrit sur le sujet. A lire absolument si vous vous interrogez sur le futur du système des retraites par répartition.

130 pages, 12€

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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PHOBIE DE L’HOMOPHOBIE PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 01 Novembre 2004 01:00
 Politiquement correct

Le démarrage de la chaîne Pink, la chaîne homo, a été fêté comme il convenait : dans la dignité et la gayté. Le tout Paris s’y est précipité, peut-être s’agissait-il des fans de Line Renaud, marraine de la chaîne à laquelle elle apporte son jeune élan. Mais je crains qu’il y ait eu dans la foule des pèlerins à la foi incertaine.

Ni Dominique Strauss Kahn en compagnie d’Anne Saint Clair, ni Claire Chazal, ni d’autres vedettes du monde médiatique et politique ne professent la religion rose, à moins que le rose ne soit là pour marquer le choix politique des supporters. L’important, on le sait, c’est le rose. Alors pourquoi cette ruée vers le rose ?

J’ai une explication : il fallait se faire voir au cours de cette soirée mémorable, sous peine de passer pour homophobe. C’est la peur du gendarme qui a motivé les assistants. Il est décisif en France d’acquérir par tous les moyens un brevet de non-homophobie. Il faut être en règle avec la législation judicieusement conçue par le gouvernement Raffarin, auquel on reproche injustement d’être immobile, alors qu’il ne cesse d’engager les réformes profondes qui vont changer la société française  aujourd’hui : amélioration du PACS, et pilule du lendemain, demain adoption d’enfants par des ménages homos. La chasse à la discrimination et aux interdits moraux a été courageusement menée. Tous égaux, tous libérés. 

Mais pourquoi reconnaître en ce domaine le mérite du seul gouvernement français ?

Voici qu’au niveau européen la répression de l’homophobie prend un tour sérieux avec l’affaire Buttiglione. Notre dernière lettre vous avait alertés sur ce dossier. Celui que le Président Barroso destinait aux fonctions de Vice-Président chargé des questions de justice, d’ordre public et d’immigration a raté son examen de passage devant le Parlement européen, et provoque la première crise ouverte entre la Commission et le Parlement. Il a eu l’audace incroyable de parler de « péché » à propos de l’homosexualité, et il a aggravé son cas en renvoyant les femmes à leur rôle de mères de famille, les hommes étant leurs « protecteurs ». Voilà en effet de quoi faire réagir la gauche, notamment les espagnols qui s’emploient avec Monsieur Zapatero à effacer toute trace officielle de catholicisme dans leur pays et à restaurer la dignité du culte musulman, qui après tout a été dominant dans la péninsule jusqu’en 1492 ! 

Mais il n’y a pas que la gauche. Le groupe des français issus de l’UDF, avec Bourlanges à sa tête, s’est également mobilisé. Lorsque le Cardinal Martino, Président de la Commission Justice et Paix, a dénoncé l’attaque contre Rocco Buttiglione comme un retour à l’Inquisition, le dénommé BOURLANGES lui a dénié toute autorité en la matière, précisant qu’il était catholique mais pas inféodé à l’Eglise : drôle de paroissien ! 

Il y a en réalité dans cette affaire une présentation mensongère et un vrai signe. La présentation mensongère, c’est celle qui oublie que Rocco Buttiglione a pris soin de distinguer ce qui était de ses convictions personnelles et relevait de la morale chrétienne et ce qui appartenait au domaine du politique et du législateur européen. Et il a voulu apporter la garantie qu’il accepterait les règles du jeu international même si elles pouvaient heurter ses sentiments profonds. On lui a donc fait un procès d’intention, un procès d’inquisition. 

Mais il s’agit d’un vrai signe, d’un signe alarmant. L’inquisition prend aujourd’hui la forme du terrorisme intellectuel, qui interdit à quiconque de s’écarter de la pensée unique et d’exprimer publiquement ses convictions, du moment qu’elles sont politiquement incorrectes. 

Aujourd’hui aucune outrance verbale n’est condamnée s’il s’agit de professer l’homophilie, la dilution des moeurs ou d’attaquer Thatcher, Bush, voire Blair ou Berlusconi (qui a eu d’ailleurs l’élégance de laisser tomber son ami Rocco). Mais la moindre allusion à la religion chrétienne, et surtout à l’Eglise de Jean Paul II, la moindre référence à la morale naturelle, la moindre éloge à la famille unie exposent aux pires réprobations et font scandale. Et le plus drôle, si l’on peut dire, est que ce terrorisme s’exerce au nom de la « tolérance », magnifiée par la « laïcité ». 

Tant pis, je vous le dis, quitte à perdre des lecteurs, ou à aller en prison : comme Rocco BUTTIGLIONE je professe une religion qui honore la femme mère de famille et qui fait de l’homosexualité un péché, sachant d’ailleurs que le rejet du péché n’exclut pas le pardon du pêcheur. L’homme libre n’est pas esclave de ses passions, il assume la dignité de sa condition humaine.

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1337 du 14 octobre 2017

Editorial : L'école de la République
Actualité
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Connaissance du libéralisme :
Liberté et droit, la synthèse
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