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Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

Ce livret destiné à des militants libéraux avait deux objectifs : d’une part, rappeler le contenu du contrat que des candidats libéraux devraient passer avec les électeurs, d’autre part, imaginer deux scénarios de l’alternance : la gauche reconduite en 2002 et en 2007, mais devenue libérale, ou la droite au pouvoir en 2002 et pour longtemps. En fait, la droite a gagné en 2002, mais le scénario « Thatcher » n’a jamais fonctionné, et la gauche reprend le pouvoir en 2012 !

21 pages, gratuit

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L’intérêt général, fruit des intérêts personnels

Turgot partage sans doute avec Adam Smith la paternité de la science économique ; contemporains, les deux hommes n’ont cessé de correspondre et de s’influencer mutuellement. Puisque l’économie se ramène au jeu de l’échange, les divers acteurs de la production y recherchent leur intérêt personnel. Les conflits d’intérêts sont naturels, mais ils se règlent harmonieusement par le contrat. Par contraste vouloir établir d’en haut un intérêt général et recourir à la puissance publique pour l’imposer ne fait que contrarier les intérêts des uns pour mieux servir les intérêts des autres. C’est en cela que les procédures marchandes sont supérieures aux administrations politiques.

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PHOBIE DE L’HOMOPHOBIE PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 01 Novembre 2004 01:00
 Politiquement correct

Le démarrage de la chaîne Pink, la chaîne homo, a été fêté comme il convenait : dans la dignité et la gayté. Le tout Paris s’y est précipité, peut-être s’agissait-il des fans de Line Renaud, marraine de la chaîne à laquelle elle apporte son jeune élan. Mais je crains qu’il y ait eu dans la foule des pèlerins à la foi incertaine.

Ni Dominique Strauss Kahn en compagnie d’Anne Saint Clair, ni Claire Chazal, ni d’autres vedettes du monde médiatique et politique ne professent la religion rose, à moins que le rose ne soit là pour marquer le choix politique des supporters. L’important, on le sait, c’est le rose. Alors pourquoi cette ruée vers le rose ?

J’ai une explication : il fallait se faire voir au cours de cette soirée mémorable, sous peine de passer pour homophobe. C’est la peur du gendarme qui a motivé les assistants. Il est décisif en France d’acquérir par tous les moyens un brevet de non-homophobie. Il faut être en règle avec la législation judicieusement conçue par le gouvernement Raffarin, auquel on reproche injustement d’être immobile, alors qu’il ne cesse d’engager les réformes profondes qui vont changer la société française  aujourd’hui : amélioration du PACS, et pilule du lendemain, demain adoption d’enfants par des ménages homos. La chasse à la discrimination et aux interdits moraux a été courageusement menée. Tous égaux, tous libérés. 

Mais pourquoi reconnaître en ce domaine le mérite du seul gouvernement français ?

Voici qu’au niveau européen la répression de l’homophobie prend un tour sérieux avec l’affaire Buttiglione. Notre dernière lettre vous avait alertés sur ce dossier. Celui que le Président Barroso destinait aux fonctions de Vice-Président chargé des questions de justice, d’ordre public et d’immigration a raté son examen de passage devant le Parlement européen, et provoque la première crise ouverte entre la Commission et le Parlement. Il a eu l’audace incroyable de parler de « péché » à propos de l’homosexualité, et il a aggravé son cas en renvoyant les femmes à leur rôle de mères de famille, les hommes étant leurs « protecteurs ». Voilà en effet de quoi faire réagir la gauche, notamment les espagnols qui s’emploient avec Monsieur Zapatero à effacer toute trace officielle de catholicisme dans leur pays et à restaurer la dignité du culte musulman, qui après tout a été dominant dans la péninsule jusqu’en 1492 ! 

Mais il n’y a pas que la gauche. Le groupe des français issus de l’UDF, avec Bourlanges à sa tête, s’est également mobilisé. Lorsque le Cardinal Martino, Président de la Commission Justice et Paix, a dénoncé l’attaque contre Rocco Buttiglione comme un retour à l’Inquisition, le dénommé BOURLANGES lui a dénié toute autorité en la matière, précisant qu’il était catholique mais pas inféodé à l’Eglise : drôle de paroissien ! 

Il y a en réalité dans cette affaire une présentation mensongère et un vrai signe. La présentation mensongère, c’est celle qui oublie que Rocco Buttiglione a pris soin de distinguer ce qui était de ses convictions personnelles et relevait de la morale chrétienne et ce qui appartenait au domaine du politique et du législateur européen. Et il a voulu apporter la garantie qu’il accepterait les règles du jeu international même si elles pouvaient heurter ses sentiments profonds. On lui a donc fait un procès d’intention, un procès d’inquisition. 

Mais il s’agit d’un vrai signe, d’un signe alarmant. L’inquisition prend aujourd’hui la forme du terrorisme intellectuel, qui interdit à quiconque de s’écarter de la pensée unique et d’exprimer publiquement ses convictions, du moment qu’elles sont politiquement incorrectes. 

Aujourd’hui aucune outrance verbale n’est condamnée s’il s’agit de professer l’homophilie, la dilution des moeurs ou d’attaquer Thatcher, Bush, voire Blair ou Berlusconi (qui a eu d’ailleurs l’élégance de laisser tomber son ami Rocco). Mais la moindre allusion à la religion chrétienne, et surtout à l’Eglise de Jean Paul II, la moindre référence à la morale naturelle, la moindre éloge à la famille unie exposent aux pires réprobations et font scandale. Et le plus drôle, si l’on peut dire, est que ce terrorisme s’exerce au nom de la « tolérance », magnifiée par la « laïcité ». 

Tant pis, je vous le dis, quitte à perdre des lecteurs, ou à aller en prison : comme Rocco BUTTIGLIONE je professe une religion qui honore la femme mère de famille et qui fait de l’homosexualité un péché, sachant d’ailleurs que le rejet du péché n’exclut pas le pardon du pêcheur. L’homme libre n’est pas esclave de ses passions, il assume la dignité de sa condition humaine.

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1330 du 11 juillet 2017


Editorial : La Reconquête

Conjoncture : Taillables et Corvéables à merci

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