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FRANCE - ETATS-UNIS : LA GUERRE ? PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 11 Octobre 2004 01:00
 Diplomatie

Après une embellie estivale, les relations entre la France et les Etats-Unis sont-elles à nouveau en train de tourner à l’affrontement, sinon à la guerre ?

Les fronts de la guerre se multiplient : l’économique, le culturel, le diplomatique, le politique. Je le déplore pour les deux pays, mais je garde espoir à plus long terme, car rien ne devrait sérieusement compromettre la fraternité des peuples français et américain.

La guerre économique menace avec l’affaire Airbus / Boeing. Les Américains portent plainte devant l’Organisation Mondiale du Commerce pour les subventions reçues de l’Europe par Airbus Industrie (3 milliards d’euros récemment). Les Français ripostent en démontrant que le gouvernement américain a aidé Boeing au-delà de ce qui était autorisé par l’accord de réciprocité signé en 1999 (aux termes duquel l’avionneur de Seattle peut recevoir 3 % de son chiffre d’affaires en aide pour les programmes militaires). Ce n’est pas la première fois qu’un bras de fer s’engage entre les deux côtés de l’Atlantique : le protectionnisme américain en matière d’acier et de produits agricoles s’est exprimé aussi par des mesures drastiques contre les fromages ou les vins français, mais la France de son côté a rejeté le mais, les volailles et la viande américaines. On pensait qu’après la dernière réunion de l’OMC et l’accord sur les subventions aux paysans le ciel commercial allait s’éclaircir entre Washington et Paris, mais il n’en est rien. Il semblerait que George BUSH ait arbitré en faveur de son électorat isolationniste et anti-français, du moins jusqu’au 2 novembre. Mais naturellement, la France n’est pas immaculée et, s’agissant d’Airbus en particulier, il est évident que les subventions pour le nouveau gros porteur représentent un tiers des coûts de lancement du programme.

Là-dessus notre brave Président profite de son passage au Viet Nam, pays chargé de mauvais souvenirs pour les Américains (mais, l’a-t-on oublié, pour les Français aussi!), pour proclamer son hostilité à une mondialisation qui soumettrait tous les peuples de la terre à une culture unique, celle des Etats-Unis. Cette réédition du discours de Phnom Penh n’est pas des plus heureuses. Au demeurant, je ne sais pas ce que signifie la « culture américaine » dans un pays où les WASP (White Anglo Saxon Protestants) représentent désormais une minorité – fût-elle active ; à ma connaissance s’il existe une société multiculturelle, c’est bien celle de cette grande démocratie. Le paradoxe est que les mêmes plaident à l’extérieur pour le multiculturel et à l’intérieur contre. La culture américaine est-elle celle que combat José Bové à grands coups de démontages ? MacDo, Coca et Hollywood ? Si c’est cela il est déjà trop tard, ils ont déjà gagné, même au Viet Nam.

Mais il est vrai que guerre économique et guerre culturelle ne sont que les protubérances de la guerre diplomatique. On a vu celle-ci se ranimer à propos des négociations pour la libération des otages : n’a-t-on pas entendu le brave Didier JULIA, dûment relayé par la presse, accuser les Américains d’avoir retardé la libération de nos compatriotes, voire même, d’après certaines versions « hard », d’avoir tiré sur le convoi qui les ramenait à la liberté ? Et il ne se passe pas de jour sans que l’on dénonce tantôt l’insécurité qui règne à Bagdad, tantôt les bénéfices astronomiques réalisés par des compagnies américaines (il y a là encore quelque contradiction).

Derrière tout cela, il y a clairement une option politique contre George BUSH. Les Français, d’en haut comme d’en bas, ont fait le choix de KERRY, car ce socialiste a tous les charmes à leurs yeux : il renoncera à intervenir dans les affaires du monde, rompant avec la tradition de Ronald REAGAN, il développera les programmes sociaux qui pourront casser la reprise américaine, il acceptera la dissolution de la famille et des mœurs, il renforcera l’administration centrale et réduira le pouvoir des Etats. Vive l’Amérique affaiblie, c’est comme cela que nous l’aimons !

Bien évidemment, toutes ces gesticulations ne survivront pas à l’échéance du 2 novembre. Si BUSH l’emporte, il faudra en rabattre, si c’est KERRY bonjour les dégâts immédiats. Les choses vont donc se remettre en place, et c’est ce qui me rassure. La remise en place c’est simplement la reconnaissance du fait que les citoyens des deux pays, quand ils ont l’occasion de se rencontrer et de se visiter, trouvent bien vite leurs points communs. Au-delà des apparences nous sommes aussi proches des Américains que des autres Européens : nous souhaitons la justice et la paix, nous voulons respecter les valeurs de civilisation comme les droits individuels et la compréhension entre les peuples du monde entier, nous aimons la famille et voulons éduquer et instruire nos enfants, nous honorons le mérite, le travail et la propriété. En voilà assez pour nous sentir fraternellement unis dans une communauté de destin qui nous a permis de vaincre ensemble les totalitarismes du XXème siècle et nous permettra de relever ensemble les défis du XXIème : vaincre la pauvreté, vaincre le fanatisme.

Quand on fait cause commune, on ne peut pas se faire la guerre, même quand les gouvernants brûlent de la déclarer.

 

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Au sommaire du n°1330 du 11 juillet 2017


Editorial : La Reconquête

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